Toutes les civilisations antiques ont Ă©tĂ© fondĂ©es sur la Nation et son produit dĂ©rivĂ©, le culte des ancĂȘtres, avec ou sans notion de « race Ă©lue ou choisie » par une divinitĂ© pour triompher de ses adversaires.

Dans la Chine antique, l’ñme d’un dĂ©funt honorable devenait un esprit cĂ©leste (Chen) tant que ses descendants poursuivaient son culte sur Terre
 leur extinction ou leur dĂ©sintĂ©rĂȘt faisant du Chen un esprit vagabond, errant et d’autant plus dangereux (un Kouei). Les Romains antiques avaient exactement les mĂȘmes lĂ©gendes, comme nombre de peuples amĂ©rindiens et africains. La Nation, comme le clan familial ou la tribu formĂ©e par l’amalgame plus ou moins rĂ©ussi de clans, est une rĂ©alitĂ© universelle et diachronique. Nos bons maĂźtres mondialistes l’apprendront Ă  leurs dĂ©pens.

Toujours et partout, l’implantation d’une Nation a dĂ©fini le sol national (et l’on rappelle que l’expression germanique de cette rĂ©alité « Ein Reich, ein Volk » Ă©tait antĂ©rieure Ă  la naissance d’Adolf Hitler). Certains peuples ont voulu lier la notion de « race » Ă  celle d’un culte
 mais ils confondaient race et Nation (les YĂ©zidis du Kurdistan ne sont pas les seuls Ă  entretenir cette croyance en notre Ă©poque).

En opposition Ă  cette pratique, il a toujours existĂ© des individus pour rĂȘver d’un projet impĂ©rial, tentant de rĂ©unir dans le mĂȘme État un nombre plus ou moins grand de Nations. Certains l’ont fait au seul plan temporel et ces empires, parfois puissants et durables – 5 siĂšcles pour l’Empire romain d’Occident, dix siĂšcles de mieux pour celui d’Orient, de 2 Ă  4 siĂšcles pour les diffĂ©rents empires mongols – se sont tous effondrĂ©s quand l’esprit de jouissance l’a emportĂ© sur la rude austĂ©ritĂ© guerriĂšre et administrative.

Infiniment plus dangereux, car faisant appel Ă  l’irrationnel, soit l’aliment prĂ©fĂ©rĂ© des foules, sont les empires spirituels. AprĂšs 2 millĂ©naires, l’imperium chrĂ©tien demeure vivace surtout en zones de mĂ©diocres jouissances terrestres. Le bouddhisme est toujours puissant. GrĂące au soutien du pĂ©trodollar, l‘islam connaĂźt une rĂ©surgence d’expansion. Ce regain d’intĂ©rĂȘt pour une religion mĂ©diĂ©vale est favorisĂ© tant par la simplicitĂ© primitive de son enseignement – qui, n’expliquant rien des mystĂšres physiques et biologiques, est indĂ©modable –, que par son idĂ©al communautaire.

La Oumma, ou communautĂ© musulmane, sous-entend un rĂȘve de paradis terrestre oĂč chaque ĂȘtre humain adorerait Allah et pratiquerait la Charia. Il est Ă©vident qu’il existe des assassins et des voleurs, des Ă©poux adultĂšres et des violeurs, des escrocs et des menteurs en terre d’islam comme il en existe en toute sociĂ©tĂ© humaine (et mĂȘme animale, comme de remarquables Ă©tudes Ă©thologiques le dĂ©montrent Ă  l’évidence). Mais mollahs, ulĂ©mas et autres prĂȘcheurs rapportent ces errements Ă  une perversion des merveilleux fidĂšles (muslim) par le contact des « chiens d’infidĂšles » et de leurs usages malĂ©fiques.

Les organisateurs de la fĂ©Ă©rie globalo-mondialiste ont cru trouver en ces naĂŻfs et trĂšs brutaux sectateurs d’Allah des collaborateurs de choix pour briser les États nationaux d’une Europe peuplĂ©e d’autochtones amollis et aveulis par le bien-ĂȘtre et davantage encore par sept dĂ©cennies de propagande pseudo-humanitaire, parfois curieusement accouplĂ©e Ă  des rĂ©sidus idĂ©atoires marxistes
 on ne se dĂ©barrasse pas aisĂ©ment d’un crĂ©tinisme imposĂ© de force par l’ambiance gĂ©nĂ©rale (et par une majoritĂ© d’enseignants occidentaux) durant prĂšs d’un siĂšcle.

Les Nations europĂ©ennes ont toujours su rĂ©agir aux coups du sort dont elles Ă©taient responsables, par leurs divisions, leur aveuglement ou leur avilissement. L’histoire nous apprend l’optimisme
 du moins, en considĂ©rant les faits du point de vue de la durĂ©e. À nous, EuropĂ©ens de souche, de faire en sorte que l’inĂ©vitable rĂ©action europĂ©enne, Ă  la fois contre l’islam mĂ©diĂ©val et la folie niveleuse et mĂ©tisseuse globalo-mondialiste, survienne rapidement.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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