Ce n’est pas un secret, mais il y a une telle constipation opiniĂątre de la presse « correcte », que nous sommes en Ă©tat de dĂ©sinformation. Plus libre, la presse Ă©trangĂšre ose dire ce qu’il en est de notre pays. C’est ainsi que le Wall Street Journal vient de publier l’entretien qu’il a obtenu de Patrick Calvar, directeur GĂ©nĂ©ral de la sĂ©curitĂ© en France (DGS).

Ce haut fonctionnaire pense que la confrontation, que l’on peut nommer raciale ou religieuse, y est inĂ©vitable. Il estime que sur 7 millions de musulmans, français de papiers, il existe au moins 15 000 « salafistes » qui prĂȘchent ouvertement dans la rue l’extermination des mĂ©crĂ©ants selon ce qu’en dit, dans la sourate 4, le verset 91 Ă  propos des infidĂšles : « Saisissez-les et tuez-les partout ou vous les trouverez  »

Cela explique les explosions de joie dans les quartiers abandonnĂ©s aux musulmans, chaque fois qu’un des leurs tue un des nĂŽtres, car, toujours dans la mĂȘme sourate, le verset 96 dit : « Allah prĂ©fĂšre ceux qui font la guerre sainte exposant leurs biens et leur personne ! »

À cela, la RĂ©publique rĂ©pond par le soutien aux manifestations imbĂ©ciles de « Nous sommes Charlie », ou de « MĂȘme pas peur » !

Et les oraisons dévotes des journalistes envers les héros du ballon rond, ou du saut perchique, couvrent trÚs vite le bruit des bombes et des rafales de kalachnikov.

Face Ă  cette situation qui rĂ©vĂšle l’inaptitude du gouvernement Ă  sĂ©vir comme il conviendrait, on peut se demander si l’affrontement prĂ©vu par le directeur de la DGS ne vaudrait pas mieux que cette dormition de notre peuple, anesthĂ©siĂ© par le poids Ă©crasant de la dĂ©sinformation officielle.

D’ailleurs, Anatole France n’a-t-il pas dit que la guerre civile Ă©tait la meilleure des guerres, parce qu’au moins, on savait qui l’on tue ! ?

Je n’ai pas d’états de conscience devant cette Ă©ventualitĂ© sur laquelle je n’ai pas de prise : j’ai suffisamment combattu des Ă©trangers que seuls les Ă©vĂšnements avaient fait mes ennemis, pour avoir le moindre scrupule Ă  combattre de prĂ©tendus citoyens capables d’égorger des innocents ; ni ceux qui sont leurs complices ! Je crois que lĂ , nous sommes dans la dĂ©finition de « La juste guerre. »

Aujourd’hui, quand la police n’abat point le djihadiste sur place, celui-ci est traitĂ© par le rĂ©gime comme un vacancier en villĂ©giature dans notre pays. Et notre peuple paie pour cela. Mais avec de plus en plus de rĂ©ticences, semble-t-il. Ce qui pourrait ĂȘtre un signe d’espĂ©rance, avant l’implosion.

On remarquera que la presse couchĂ©e donne des Ă©vĂšnements copie conforme de ce que dĂ©sire le rĂ©gime. C’est ainsi que si l’on n’entend pas crier « Allah Akbar », on nous prĂ©sente les meurtriers comme des « dĂ©sĂ©quilibrĂ©s » n’ayant rien Ă  voir avec les coraniques. On ne signale jamais, par contre, que ces « dĂ©sĂ©quilibrĂ©s » seront enterrĂ©s dans le carrĂ© de cimetiĂšre rĂ©servĂ© aux musulmans
 Mais par erreur sans doute.

Cependant, infiniment plus redoutables que le coranisme sanglant, s’avĂšre l’avancĂ©e en France de l’Islam dit « modĂ©ré », c’est-Ă -dire qu’il ne prĂ©sente du Coran que les sourates ou Allah est dit misĂ©ricordieux !

Or, la modĂ©ration islamique n’a jamais Ă©tĂ© qu’un diffĂ©rĂ© de la Guerre Sainte. Sur l’adage bien connu de « baise la main qui te frappe », cette « modĂ©ration » est une stratĂ©gie recommandĂ©e par le ProphĂšte, pour d’abord ĂȘtre supportable, avant de croĂźtre par une natalitĂ©, qui donnera une majorité !

L’ancien prĂ©sident algĂ©rien Houari BoumĂ©diĂšne nous en avait trĂšs franchement avertis. Mais nos dirigeants ressemblent aux idoles antiques qui, selon la Bible, ne voient point et n’entendent point ! Mais ils parlent. Ils blablatent d’abondance ! La somme verbale des Cazeneuve, Valls et autres histrions rĂ©tribuĂ©s est un Himalaya d’effroyables sottises !

Par contre le prĂ©sident de la RĂ©publique possĂšde l’extraordinaire facultĂ© de vider les mots de leur sens, afin de faire du bruit pour ne rien dire. Il semble que la vacuitĂ© de son propos corresponde au vide sidĂ©ral de sa pensĂ©e. Mais ce n’est qu’un semblant qui masque le projet de « J’y suis, j’y reste. »

Et il faut reconnaĂźtre que face Ă  la fausse droite qui se dope au viagra de l’ambition pour paraĂźtre virile, l’homme du dĂ©sastre prĂ©sent a toutes les chances de rester l’homme du dĂ©sastre Ă  venir


Que l’on considĂšre le nombre des candidats de la fausse droite, et l’on comprendra que si Madame Le Pen remporte 25 % des voix au premier tour – et ce sera probablement davantage –, les quatre candidats de la fausse droite ne peuvent espĂ©rer qu’une moyenne de 6 %. C’est dire qu’ils ne feront pas le poids devant le candidat Hollande qui pĂšsera 12 % d’irrĂ©ductibles socialistes comme le montrent les sondages.

Et face à Madame Le Pen, il est presque certain que le « front républicain » se reconstituera, ce qui nous donnera un Président Hollande plus sûr de lui que jamais.

Il reste un inconnu. C’est-Ă -dire que le Front National est devenu un parti presque comme les autres, puisque mĂątinĂ© de gaullisme et de maçonnerie. Il est donc possible que la secte mondialiste considĂšre qu’il est utilisable, car il possĂšde une teinte tricolore qui peut encore abuser nombre de braves gens. À ce moment-lĂ , rien n’est plus prĂ©visible !

Par ailleurs, on ne peut manquer de souligner combien a été différente de la premiÚre, la derniÚre visite de Hollande au Saint-PÚre.

Lors de la premiĂšre, le Pape avait gardĂ© un visage de pierre devant un visiteur qui venait d’accorder le privilĂšge des noces rĂ©publicaines aux homosexuels. Le PrĂ©sident Ă©tait reparti avec tellement l’aspect d’un chien battu, la queue entre les jambes, que mĂȘme la presse rĂ©gimiste n’avait pas publiĂ© de communiquĂ© victorieux !

Cette fois-ci, la jovialitĂ© Ă©tait au rendez-vous. Peut-ĂȘtre le Saint-PĂšre ne savait-il pas encore que Madame Touraine avait, entre-temps, amĂ©liorĂ© la pratique du meurtre prĂ©natal, ou peut-ĂȘtre que notre PrĂ©sident avait promis de se confesser pour la saint Glinglin, en tout cas l’ambiance Ă©tait si chaleureuse qu’il fut autorisĂ© Ă  mĂ©diter dans la chapelle, sur, je suppose, la meilleure façon de piper les voix des catholiques.

Il est Ă©galement possible que les deux François se soient accordĂ©s sur la meilleure façon de caresser l’islam dans le sens du poil.

Car c’est vrai qu’une partie de l’Église, mais une partie seulement, la plus bruyante, est tentĂ©e par le moralisme de l’islam.

Les fathmas en sac poubelle sur nos plages en sont la preuve, et le maire musulman de Londres vient d’interdire dans sa citĂ© les affiches publicitaires pour soutien-gorge et petites culottes qu’il assimile Ă  de la pornographie. Bref, nos religieux d’avant-garde Ă©voluent vers la lune de miel, et tandis que Monsieur Boubakeur se propose de sauver de la destruction nos vieilles Ă©glises en en faisant des mosquĂ©es, le Cardinal Barbarin apprend les priĂšres mahomĂ©tanes, pour remplacer Ă©ventuellement les imams auprĂšs des mourants coraniques. Comme vous le voyez, tout baigne, avec ou sans burkini !

La politique des affections franco-islamiques inaugurĂ©e par Giscard dit d’Estaing, en faveur de l’aimable Khomeini porte ses fruits. L’avenir est beau comme une aurore couleur de sang. Jean Lassalle m’a dit en avoir conscience. Mais qui Ă  notre Ă©poque oserait parier pour David contre Goliath ?

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