Le 21 janvier 1793 fut guillotinĂ© un homme intelligent, trĂšs cultivĂ© – Ă  son Ă©poque, il Ă©tait l’un des rares Français Ă  Ă©crire sans truffer ses textes d’une multitude de fautes d’orthographe, en plus d’ĂȘtre un grand connaisseur des choses maritimes, de l’histoire antique et moderne, de la gĂ©ographie physique et humaine –, par ailleurs bon bricoleur, excellent mari et pĂšre, pieux au-delĂ  du raisonnable et mĂȘme fort peu dĂ©pensier, contrairement Ă  son Ă©pouse : Louis XVI, passĂ© du statut de roi de France et de Navarre (1774) Ă  celui de roi des Français (1791), aprĂšs avoir Ă©tĂ© gratifiĂ© du titre de « restaurateur des libertĂ©s » (1790).

Louis XVI.

Louis XVI.

De nos jours, il est encore des Français pour lamenter le sort de « notre bon roi ». Or, s’il avait indĂ©niablement Ă©tĂ© un homme bon, il s’est rĂ©vĂ©lĂ©, Ă  l’usage, un souverain lamentable. DotĂ© de toutes les qualitĂ©s qui font l’excellent bourgeois – et il n’y a nulle honte Ă  ĂȘtre un honnĂȘte bourgeois –, il n’avait aucune des qualitĂ©s requises pour ĂȘtre un chef d’État.

Il avait parfaitement mĂ©rité le sort que lui rĂ©serva la Convention Nationale. Cet excellent homme Ă©tait un faible, un irrĂ©solu, incapable de diriger une Nation, incapable de rĂ©primer l’agitation de quelques privilĂ©giĂ©s (1787-1788), puis celle de quelques dizaines d’intrigants, Ɠuvrant pour flatter les ambitions de son trĂšs vil et trĂšs lĂąche cousin Louis-Philippe d’OrlĂ©ans (1788-1792), enfin incapable de calmer, par quelques exĂ©cutions ou l’envoi au bagne (« aux galĂšres »), l’embrouillamini crĂ©Ă© Ă  dessein, en 1789-1791, par quelques centaines d’excitĂ©s avides de sensations fortes, de publicitĂ©, de places et de richesses.

Quand l’on est insuffisant pour la fonction que l’on occupe, pour la tĂąche Ă©chue par naissance ou par Ă©lection, la sagesse commande de se retirer en faveur d’un plus apte. C’est une « leçon de l’histoire » que certains de nos contemporains feraient bien de mĂ©diter.

Car s’il est facile de « colĂ©rer le peuple », il est beaucoup plus malaisĂ© de lui faire rĂ©intĂ©grer sa taniĂšre
 « colĂ©rer » est un nĂ©ologisme empruntĂ© Ă  un expert : Maximilien Robespierre, qui, comme Messieurs Danton, Marat et bien d’autres, avait usurpĂ© la particule avant de se faire appeler « citoyen ».

Un chef, de famille ou d’État, ne doit avoir pour buts que de conserver et accroĂźtre le Bien commun, de permettre Ă  chacun de ses administrĂ©s ou de ses ouailles d’exercer ses talents au mieux des intĂ©rĂȘts collectifs et de refrĂ©ner ses pulsions morbides ou franchement dangereuses. Si le chef est incapable, le groupe humain qu’il est censĂ© protĂ©ger autant que diriger se dissout.

NapolĂ©on Ier l’a dit : « Il n’y a pas de mauvais rĂ©giments. Il n’y a que de mauvais colonels ». C’est une phrase profonde, vĂ©rifiĂ©e Ă  toute Ă©poque et pour toute collectivitĂ©. L’exemple de Louis XVI doit ĂȘtre, non pas lamentĂ©, encore moins glorifiĂ©, mais sĂ©rieusement mĂ©ditĂ©.

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A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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