La grande vertu de nos chers Romains est que dans le mĂȘme temps qu’ils colonisaient les barbares, ils apportaient avec eux les bienfaits d’une civilisation brillante. La Gaule n’a eu qu’à y gagner, n’en dĂ©plaise aux admirateurs de VercingĂ©torix dont nous nous garderons bien de ternir la mĂ©moire. Un VercingĂ©torix qui incarne bien les vertus des vaillants Gaulois : grande gueule et un tantinet bagarreur. Merci Ă  Michelet d’avoir redonnĂ© ses lettres de noblesse Ă  ce valeureux guerrier.

On ne saurait en dire autant des États-Unis, premiĂšre puissance mondiale depuis 1945 et surtout puissance dominante. Sauf que cette AmĂ©rique n’apporte que des ennuis aux EuropĂ©ens que nous sommes. Et pas qu’à nous semble-t-il. Et ces ennuis ont un seul et unique nom : l’argent ou le dollar si vous prĂ©fĂ©rez.

En dommage collatĂ©ral, dĂšs les annĂ©es 1950, est apparu le pire cancer social qui soit : la sociĂ©tĂ© de consommation. Qui va obliger les femmes Ă  travailler, brisant du mĂȘme coup la cellule familiale. Dans le mĂȘme. temps, on s’est mis Ă  produire des tas de « trucs » dont une sociĂ©tĂ© civilisĂ©e n’a nul besoin. Plus grave encore, on est passĂ© d’une sociĂ©tĂ© ordonnĂ©e autour d’un destin commun Ă  une sociĂ©tĂ© totalement individualisĂ©e (1).

Avec la chute du communisme en 1989, on est alors passĂ© d’un capitalisme industriel Ă  un capitalisme financier. Ce dernier, outre de tout rĂ©duire Ă  des indices boursiers entend surtout nier l’existence de l’État-nation comme frein Ă  son inexorable expansion Ă©conomique.

L’émergence de la Russie, de l’Asie et de la Chine comme puissances Ă©conomiques n’a, semble-t-il, guĂšre Ă©cornĂ© la domination de l’AmĂ©rique comme principal marchĂ© mondial. On vient une nouvelle fois d’en faire l’expĂ©rience avec l’embargo dĂ©cidĂ© par l’imprĂ©visible Donald Trump sur l’Iran. Ce qui en clair signifie que tout pays ayant des avoirs aux États-Unis se verra soit taxĂ©, soit interdit de commerce dans le pays.

L’Europe, qui commerce avec l’Iran, a bien tentĂ© de nĂ©gocier, rien n’y a fait. De leur cĂŽtĂ©, la Russie comme la Chine n’ont pas pris le risque de braver l’ogre amĂ©ricain.

Trump l’a rappelĂ© dans l’un des tweets dont il a le secret, « quiconque fait des affaires avec l’Iran ne fera pas d’affaires avec les Etats-Unis ». Inutile de dire que les mastodontes que sont Siemens, Daimler, Airbus, Total, PSA, Renault ou Maerck ont illico fait marche arriĂšre. Face Ă  la brutalitĂ© amĂ©ricaine, l’UE n’est pas la seule Ă  capituler : la Russie a beau inviter « la communautĂ© internationale » à ne pas « accepter que des rĂ©ussites importantes d’une diplomatie multilatĂ©rale soient sacrifiĂ©es par la volontĂ© amĂ©ricaine de rĂ©gler ses comptes avec l’Iran », elle plie devant Washington comme le montre le retrait d’Iran du russe Lukoil. Quant Ă  la Chine, pas question pour elle de se voir privĂ© de son principal marchĂ© Ă  l’exportation. L’AmĂ©rique mĂšne donc la danse. Comme disait LĂ©nine : Que faire ?

Note

(1) En fait ce n’est pas tout Ă  fait exact, car ce phĂ©nomĂšne d’individualisation de la sociĂ©tĂ© a commencĂ© aprĂšs la guerre de 1914 et est liĂ© aussi Ă  l’émergence de la dĂ©mocratie et du capitalisme, les deux Ă©tant intimement liĂ©s.

Article paru sur le site SynthĂšse nationale.

Patrick Parment vient de publier un Guide sulfureux du Paris « rĂ©ac & facho », Les Bouquins de SynthĂšse nationale, 396 pages, 27 euros (pour commander ce livre : cliquez ici ou Ă©crire Ă  l’éditeur : SynthĂšse nationale 9, rue Parrot – CS 72809 – 75012 Paris (correspondance uniquement).

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