Le plus jeune chef de gouvernement du continent europĂ©en, ĂągĂ© de 31 ans, le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, opposĂ© Ă  l’adhĂ©sion de la Turquie Ă  l’Union europĂ©enne, ne donne pas dans l’ambiguĂŻtĂ©, contrairement Ă  Emmanuel Macron : il est dĂ©terminĂ© et a rappelĂ© le 20 avril son intention d’empĂȘcher les responsables politiques turcs de faire campagne en Autriche avant les Ă©lections de juin en Turquie. Les conservateurs de M. Kurz et leurs alliĂ©s du parti anti-islam FPÖ plaident pour une rupture des nĂ©gociations d’adhĂ©sion de la Turquie Ă  l’Union europĂ©enne.

Depuis des annĂ©es dĂ©jĂ , « le pouvoir turc, sous Erdogan, tente d’instrumentaliser les communautĂ©s d’origine turque en Europe », a dĂ©clarĂ© le chancelier Kurz ce mĂȘme jour et d’ajouter : « Les Ă©vĂ©nements de la campagne Ă©lectorale turque en Autriche sont indĂ©sirables et nous ne les autoriserons donc plus ».

Le Grand mamamouchi d’Ankara a rĂ©cemment convoquĂ© des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives anticipĂ©es pour le 24 juin, soit 18 mois avant la date prĂ©vue ; il brigue un nouveau mandat aux pouvoirs considĂ©rablement renforcĂ©s, mandat qui verra la disparition de la fonction de Premier ministre, ce scrutin marquant l’entrĂ©e en vigueur de la plupart des mesures visant Ă  renforcer les prĂ©rogatives du chef de l’État, adoptĂ©es lors d’un rĂ©fĂ©rendum constitutionnel en avril 2017.

Rappelons que lors de la campagne pour ce rĂ©fĂ©rendum, les ministres turcs avaient souhaitĂ© partir Ă  la conquĂȘte du soutien de la diaspora turque dans les pays oĂč cette communautĂ© est fortement implantĂ©e, comme l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas.

Ces pays avaient cependant interdit plusieurs meetings prĂ©vus sur leur territoire provoquant de fortes tensions avec le pouvoir turc. M. Erdogan, avec la finesse et le sens de la mesure que l’on lui connaĂźt, avait alors comparĂ© le gouvernement allemand au rĂ©gime nazi. Rappelons aussi qu’à l’occasion de ce rĂ©fĂ©rendum, le vote en faveur d’Erdogan resta minoritaire en Turquie et ne devint majoritaire que grĂące au vote de la diaspora turque, nationaliste, car elle vit Ă  l’étranger et est « bichonnĂ©e » par le pouvoir turc.

Depuis, en Autriche, avec un appui massif du peuple autrichien, une loi a Ă©tĂ© adoptĂ©e et elle donne au gouvernement plus de marge de manƓuvre afin d’interdire les rassemblements politiques de responsables Ă©trangers.

Le chancelier a dit ce mĂȘme 20 avril vouloir Ă©viter d’importer en Autriche « l’atmosphĂšre incendiaire » prĂ©valant selon lui en Turquie. Environ 360 000 personnes d’origine turque vivent en Autriche, dont 117 000 ont la nationalitĂ© turque.

À l’instar du courageux chancelier autrichien, il est temps que l’Europe se rĂ©veille d’une trop longue torpeur : comment peut-on en effet parler avec un personnage aussi nĂ©vrotique, dĂ©magogique et changeant, dont les troupes bombardent nos alliĂ©s kurdes dans la lutte contre Daesh ?

Comment peut-on fermer les yeux sur ses soutiens Ă  divers groupes de l’état islamique, alors que sa famille longtemps, fit du commerce pĂ©trolier avec ces bandes barbares ? Comment peut-on ne pas clore dĂ©finitivement toutes les nĂ©gociations d’adhĂ©sion de la Turquie Ă  l’UE, comme le rĂ©clame le jeune chancelier autrichien conservateur, alors que le Sultan d’Istamboul occupe toujours militairement un des pays de l’UE et dĂ©tient de maniĂšre illĂ©gale deux militaires grecs, qu’il envisagerait de rendre, en Ă©change de la restitution de 8 officiers turcs rĂ©fugiĂ©s en GrĂšce, aprĂšs la tentative de « coup d’État ».

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99