Dans les atermoiements des discussions interminables sur les modalitĂ©s du Brexit, trois points durs ont surgi sur des sujets qu’on n’attendait pas comme Ă©tant essentiels par rapport aux consĂ©quences qu’on prĂ©voyait catastrophiques, Ă©conomiques, commerciales et financiĂšres du Brexit. Tout est d’ailleurs loin d’ĂȘtre rĂ©glĂ©, aprĂšs les votes encore de l’Europe puis la ratification toujours hasardeuse du Parlement britannique.

Ceci Ă©tant, l’accord qui semble se dessiner laisse apparaĂźtre un certain nombre d’arrangements dans lesquels le Royaume-Uni est passĂ© maĂźtre depuis son entrĂ©e dĂ©jĂ  sous conditions spĂ©ciales dans l’Europe en 1973. Par ailleurs il faut encore une fois saluer la Grande Bretagne, seule Ă  avoir oser couper le cordon ombilical avec l’UE, lorsqu’on ne peut que dĂ©plorer la cascade des reculades de la GrĂšce, de la Pologne, de l’Italie rĂ©cemment et bientĂŽt de l’Autriche, face aux diktats de l’UE.

Les trois points durs pĂ©riphĂ©riques du Brexit sont la question des zones de pĂȘche, le problĂšme de frontiĂšre entre l’Ulster et l’Irlande, et le marronnier du « Penon de Gibraltar ».

Quel avenir pour Gibraltar aprĂšs le Brexit ?

Quel avenir pour Gibraltar aprĂšs le Brexit ?

« Por el Penon de Gibraltar » : 300 ans d’occupation

Le rocher de Gibraltar appartient au Royaume Uni depuis 1704, occupation confirmĂ©e par le TraitĂ© d’Utrecht de 1713. Depuis cette date, l’Espagne n’a cessĂ© d’en revendiquer la souverainetĂ© Ă  de nombreuses reprises. Sans succĂšs, et contre l’avis des habitants de Gibraltar encore au dernier rĂ©fĂ©rendum de 2016 exprimant la volontĂ© de 98 % des Gibraltariens de rester un territoire britannique d’outre-mer.

Le Brexit repose la question de Gibraltar, Madrid menaçant d’opposer son veto Ă  un accord entre l’UE et le Royaume Uni si un compromis n’est pas trouvĂ©. Le royaume Uni s’est donc engagĂ© Ă  dissocier Gibraltar de son accord de sortie avec l’UE. PremiĂšre entorse maintenant en rĂ©alitĂ© Gibraltar pour l’essentiel dans l’UE.

L’Irlande

L’éternelle Ă©pine sĂ©culaire dans le pied de la Grande Bretagne ressort Ă  l’occasion du Brexit. Le problĂšme posĂ© est double. D’abord sur le plan Ă©lectoral, Theresa May a besoin des dix dĂ©putĂ©s du DUP (Parti protestant unioniste de l’Ulster) pour constituer de justesse sa majoritĂ© au Parlement. Or, ensuite, le DUP refuse le rĂ©tablissement d’une frontiĂšre entre l’Irlande, (membre de l’UE) et l’Ulster (membre du Royaume Uni) lors du Brexit effectif au 29 mars 2019 en principe. DĂšs lors, 2 scenarios ont Ă©tĂ© envisagĂ©s en-dehors d’un rĂ©tablissement inenvisageable pour des raisons pratiques et humaines de la frontiĂšre : dissocier l’Ulster du Royaume Uni en le maintenant dans le marchĂ© unique. Formule qui ferait de l’Ulster Ă  la fois une annexion Ă©conomique de l’UE, et aussi ouvrirait un moyen dĂ©tournĂ© de maintenir le Royaume Uni dans le marchĂ© unique via sa province de l’Ulster, malgrĂ© un « filet de sĂ©curité » (backstop) inventĂ© par Michel Barnier pour contrĂŽler les marchandises entre l’Ulster et le reste du Royaume Uni. Abracadabrantesque. Enfin le DUP est farouchement opposĂ© Ă  cette solution ubuesque. DeuxiĂšme solution, maintenir un statu quo provisoire en attendant une solution (?!) ce qui revient Ă  ne rien changer.

La situation est donc bloquĂ©e Ă  ce jour faute de solution satisfaisante, sans qu’on puisse en entrevoir une sortie dĂ©cente rapide.

Le butoir des zones de pĂȘche

Le Royaume Uni affirme sa volontĂ© de reprendre le contrĂŽle complet de son espace maritime et a dĂ©noncĂ© dĂšs 2017 l’Accord de Londres de 1964 sur ce sujet, donnant satisfaction Ă  ses pĂȘcheurs ayant votĂ© Ă  plus de 90% pour le Brexit. Theresa May prĂ©cise que le volume des pĂȘches de l’UE dans les eaux britannique est huit fois supĂ©rieur Ă  ce que le Royaume Uni exporte vers l’UE dans la filiĂšre, lui donnant une position de force et de nĂ©gociation, mais qui inquiĂšte considĂ©rablement les pĂȘcheurs français notamment mais aussi huit autres pays concernĂ©s.

La sortie du Royaume Uni, mĂȘme « amĂ©nagĂ©e », de l’UE pour le 29 mars 2019, et mĂȘme avec une pĂ©riode transitoire de deux ans, n’est dĂ©cidĂ©ment pas encore acquise.

L’interdĂ©pendance des États, due Ă  la mondialisation, dĂ©montre Ă  travers le courageux Brexit, la situation inextricable dans laquelle se trouvent les nations et les peuples du monde, et notamment d’Europe. Dans ces conditions, il n’y a plus que deux solutions possibles pour rĂ©sister Ă  une pression carcĂ©rale pour les peuples, de l’économie mondialisĂ©e et toute-puissante. Soit reconsidĂ©rer les politiques Ă©conomiques pour revenir Ă  des situations d’autarcie relative, solution inenvisageable sĂ©rieusement ; soit crĂ©er un vĂ©ritable Etat europĂ©en continental en finissant de dĂ©truire les États nationaux actuels mais en faisant Ă©merger de nouvelles puissances rĂ©gionales fĂ©dĂ©rĂ©es. Sans le Royaume Uni.

Cette « utopie » politique n’est-elle pas finalement plus rĂ©aliste que les idĂ©ologies bĂątardes de l’Union europĂ©enne encristĂ©e dans les oukases des marchĂ©s financiers mondiaux, et gĂ©nĂ©ratrices de drames humains et identitaires suicidaires pour l’Europe ?

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A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Il a entres autres livres publiĂ© aux Ă©ditions Dualpha "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse", "La dĂ©mocratie interdite" et "Histoire et formation de la pensĂ©e politique".

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