par Olivier Bault.

e ministre allemand de l’IntĂ©rieur, le Bavarois Horst Seehofer (CSU), s’est certes dit satisfait de l’accord obtenu la semaine derniĂšre avec la chanceliĂšre Angela Merkel (CDU), y compris aprĂšs sa dilution sous la pression des sociaux-dĂ©mocrates (SPD) membres de la coalition gouvernementale. En effet, ceux-ci ne voulaient pas entendre parler de « centres de transit » Ă  la frontiĂšre avec l’Autriche pour faire le tri entre immigrants illĂ©gaux et refouler ceux qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© enregistrĂ©s dans un autre pays de l’UE ou qui se sont dĂ©jĂ  vu refuser l’asile.

Finalement, ces « centres » seront localisĂ©s dans les locaux de la police et cela ne devrait concerner que quelques personnes par jour. Berlin a Ă©galement promis Ă  l’Autriche de ne rien faire Ă  ses dĂ©pens, c’est-Ă -dire de ne pas se mettre Ă  renvoyer des immigrants en Autriche sans avoir signĂ© un accord avec Vienne pour rĂ©gler cette question. Car depuis le sommet europĂ©en des 28 et 29 juin qui n’a pas permis d’avancer sur la rĂ©forme du rĂšglement de Dublin, ce sont des accords bilatĂ©raux qu’Angela Merkel cherche Ă  obtenir avec ses partenaires europĂ©ens pour rĂ©gler le problĂšme de l’immigration secondaire, c’est-Ă -dire des dĂ©placements d’immigrants illĂ©gaux entre pays de l’UE.

N’ayant donc finalement pas pu vĂ©ritablement rĂ©gler cette question chez lui, Seehofer se tourne vers le chancelier autrichien Sebastian Kurz et le ministre italien de l’IntĂ©rieur Matteo Salvini pour fermer la route de la MĂ©diterranĂ©e centrale comme cela a Ă©tĂ© fait, sans passer par Bruxelles, pour la route des Balkans dĂ©but 2016. Le ministre allemand l’a fait savoir jeudi aprĂšs sa rencontre avec Kurz, en annonçant pour cette semaine une rencontre entre les ministres de l’IntĂ©rieur des trois pays. Il n’est pas sĂ»r toutefois que Salvini accepte la demande de Seehofer de reprendre les immigrants arrivĂ©s par l’Italie. En revanche, le ministre italien de l’IntĂ©rieur a annoncĂ© ce week-end qu’il souhaitait discuter lors de la rencontre jeudi des ministres de l’IntĂ©rieur de l’UE Ă  Innsbruck, en Autriche (qui prĂ©side pour six mois le Conseil de l’UE), de la question du dĂ©barquement en Italie des « migrants » rĂ©cupĂ©rĂ©s en mer par les navires militaires non italiens de la mission europĂ©enne EUNAVFOR MED (opĂ©ration Sophia). L’exigence de Salvini sera que les immigrants clandestins rĂ©cupĂ©rĂ©s par les navires d’autres pays europĂ©ens ne soient plus dĂ©barquĂ©s en Italie.

La ministre de la DĂ©fense, qui appartient au Mouvement 5 étoiles (M5S), a toutefois rĂ©agi Ă  l’annonce du chef de la Ligue en rappelant que la question des navires militaires et de l’opĂ©ration Sophia – sous commandement italien – relevait de ses compĂ©tences et pas de celles de Salvini. Des scissions au sein du gouvernement italien sur la question de l’immigration ne sont donc pas Ă  exclure, mais Salvini compte bien aller de l’avant et mettre le sujet sur la table jeudi prochain, ainsi qu’il l’a confirmĂ© Ă  une fĂȘte de son parti dimanche.

Angela Merkel estimait jeudi Ă  l’issue d’une rencontre Ă  Berlin avec le Premier ministre hongrois Viktor OrbĂĄn que l’Europe devait certes protĂ©ger ses frontiĂšres, mais sans devenir « une sorte de forteresse » et en faisant preuve d’humanitĂ© vis-Ă -vis des arrivants. Ce Ă  quoi le Hongrois lui a rĂ©torqué : « Si nous voulons agir humainement, alors il ne faut pas crĂ©er d’appel d’air. Et pour cela, il n’y a qu’une solution : fermer les frontiĂšres et apporter de l’aide dans les pays d’origine. »

Article publié dans les colonnes du quotidien Présent.

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