Bruxelles s’emporte contre l’Espagne qui n’aurait pas accueilli lĂ©galement d’immigrants depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2016. Le gouvernement espagnol a pourtant acceptĂ© en mars dernier d’en accueillir 467, mais, pour le moment, cela ne reste qu’une promesse.

L’ACNUR (Agence des Nations Unis pour l’accueil des rĂ©fugiĂ©s) s’est Ă©galement associĂ©e Ă  Bruxelles pour dĂ©noncer la situation, pointant du doigt un manque de bonne volontĂ© manifeste du gouvernement espagnol.

Joint par le journal El PaĂŻs, les intĂ©ressĂ©s se renvoient la balle, indiquant qu’ils sont toujours en attente de rĂ©ponse de la part des autoritĂ©s compĂ©tentes dans ce domaine.

Comparativement, toujours selon El PaĂŻs, la France aurait recueilli lĂ©galement 72 personnes sur les 2 375 promises, l’Allemagne 37 sur 1 600, et pour le plus performant, l’Autriche, 1 395 seulement sur 1900 ! Des chiffres ridiculement bas, l’Allemagne n’étant d’ailleurs pas inquiĂ©tĂ©e non plus par Bruxelles sur le sujet.

Il y a donc fort à parier que des milliers de familles fuyant les territoires en guerres (ou non) sont bien arrivés dans ces pays, mais de maniÚre totalement illégale, discrÚte et sans contrÎle.

Ce qui est Ă©galement Ă©tonnant c’est que Bruxelles se pose la question des quantitĂ©s de gens accueillis, mais peu de la qualité de leur accueil :

– Quelle fiertĂ© la France a-t-elle lorsqu’elle parque des familles entiĂšres dans un bidonville Ă  Calais, sans tenir compte, des perturbations que cela peut entrainer ?

– Quels programmes sociaux et Ă©conomiques sont mis en place par les pays d’accueil afin de rĂ©ussir l’intĂ©gration des immigrants ?

Quel intĂ©rĂȘt durable y a-t-il pour ces populations fuyant leur pays, quelles que soient leurs raisons, d’arriver en Espagne oĂč le taux de chĂŽmage dĂ©passe les 21 % en moyenne et prĂšs de 50 % chez les moins de 25 ans ? À cela s’ajoute bien Ă©videmment la barriĂšre de la langue, l’espagnol n’étant pas une langue familiĂšre Ă  la plupart des arrivants