En ce matin de NoĂ«l 2019, la presse nous a appris la mort, au  de plus d’une centaine de personnes, dont une trentaine de femmes. Un rezzou de djihadistes serait Ă  l’origine de ce massacre.

Mali djihadistes

Ce genre d’évĂ©nement est dĂ©sormais devenu, dans la presse quotidienne française, un « marronnier » plantureux, au mĂȘme titre qu’un vulgaire rĂšglement de compte entre dealers dans les quartiers nord de Marseille ou que le Ă©niĂšme incendie d’une Ă©cole maternelle dans le 93.

Faut-il rappeler que, au bon vieux temps des colonies, ce mĂȘme territoire constituait la Haute Volta. Il Ă©tait peuplĂ© en majoritĂ© de Mossis dont le souci permanent, avant l’arrivĂ©e des Français, avait Ă©tĂ© la dĂ©fense de leurs croyances et de leur mode de vie, contre les raids rĂ©pĂ©tĂ©s d’un islam dĂ©jĂ  envahissant.

Mais c’était hier et ces temps sont rĂ©volus. Depuis, et fort heureusement, ces populations ont pu enfin bĂ©nĂ©ficier du droit des peuples Ă  disposer d’eux-mĂȘmes.

Cet estimable concept juridique, conçu par la SociĂ©tĂ© des Nations et rĂ©ellement mis au monde par l’Organisation des Nations Unies, ne devrait pourtant pas ĂȘtre contestĂ©… Ă  un dĂ©tail prĂšs. Que recouvre cette entitĂ© combien sournoise de « peuple » ? EntitĂ© aussi facile Ă  saisir, qu’une urbanyamba (variĂ©tĂ© d’anguille) dans les eaux tumultueuses du ZambĂšze.

L’Afrique est en effet lĂ  et bien lĂ  pour tĂ©moigner en permanence de l’impossibilitĂ© d’y apporter une rĂ©ponse.

Depuis les indĂ©pendances, des forces d’intervention venues d’ailleurs s’efforcent en vain de maintenir crĂ©dible ce qui n’a jamais Ă©tĂ© qu’une fiction.

Comment par exemple le peuple Tutsi qui vit sur les territoires actuels du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda, de la RĂ©publique du Congo et de la Tanzanie, peut-il exercer ce droit, alors que, qui plus est, les Hutus peuplent les mĂȘmes espaces et prĂ©tendent, pourquoi pas, exercer un droit identique?

Et que dire de la situation de l’Afrique du Sud dont personne ne parle pour ne pas ternir l’aurĂ©ole encore et momentanĂ©ment resplendissante de Nelson Mandela, l’archange providentiel d’une paix virtuelle. Les Xhosas et les Zoulous s’y livrent Ă  une lutte meurtriĂšre sous le regard intĂ©ressĂ© des Sotho (mobiles du nord au sud du pays), pendant que les fermiers europĂ©ens se font massacrer dans un silence international, sĂ©pulcral, comme il se doit.

Pour revenir Ă  nos amis les Mossis pourquoi limiteraient-ils l’exercice de ce mĂȘme droit Ă  cette enclave burkina-bĂ©e (d’indignation) alors que leur peuple est prĂ©sent au Ghana, en CĂŽte d’Ivoire, au Mali et au BĂ©nin.

Il y a fort Ă  penser que nos politiciens occidentaux, Ă  l’image de Woodrow Wilson, ignoraient tout d’une science encore balbutiante, l’ethnologie. CharmĂ©s parfois par le bon sauvage de ce grand naĂŻf de Rousseau mais toujours sensibles aux arguments d’un Voltaire compromis dans la traite nĂ©griĂšre, sans doute n’avaient-ils pas imaginĂ© que ce fameux droit, rĂ©servĂ© aux peuples europĂ©ens, pourrait ĂȘtre un jour rĂ©clamĂ© par ces « peuplades primitives » de l’Afrique, impermĂ©ables, par essence mĂȘme, Ă  toute idĂ©e dĂ©mocratique.

Certes, mais avec le temps


Comme le disait si bien et fort élégamment, le philosophe Jean Yanne : « Les bons sentiments font rarement les bons gueuletons ».

Ou encore comme aimait Ă  le profĂ©rer un tirailleur sĂ©nĂ©galais, fier de prouver sa parfaite maĂźtrise de la langue française et de ses nuances : « C’est la bordel, mon adjudant ! ».

Mais, rassurons-nous, au bal des couillons c’est toujours le mĂȘme soldat français qui danse.

Honni soit qui Mali pense !

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