1 janvier 2020

D’un Noël à l’autre…

Par Alexis Arette

Chaque année, aux approches de Noël, je me souviens de ce Noël indochinois où, après avoir perdu en quelques minutes 90 hommes, le 5e bataillon parachutiste était entièrement encerclé par les Viets dans les montagnes du Ba-Vi. C’était mon baptême du feu. Mais avant de lancer une contre-attaque victorieuse, le Général de Lattre nous fit parachuter des arbres de Noël. Après cela, s’il nous avait demandé de sauter sur Pékin, nous aurions été tous volontaires !

Au soir de la bataille de Hoa-Binh où nous obligeâmes Giap à refluer, mon ami Gignac qui avait de hautes relations, m’a conté que le général de Lattre, se sachant atteint d’un mal sans rémission, convoqua Salan avant de revenir mourir en France, et lui tint ce qui semblait un testament : « Salan, nous avons en face de nous des adversaires qui ne se contentent pas de tuer nos soldats, ils font la guerre aux âmes ! C’est une guerre qu’il ne faut pas perdre Salan ! Sinon, le jeu maudit, se poursuivra en Tunisie, en Algérie, dans toute l’Afrique et peut-être même en France ! »

La bataille du Tonkin.

La bataille du Tonkin.

De Lattre était un chef de guerre exceptionnel. Il était parfois visionnaire. En 1944, lors de la bataille des Ardennes où la dernière offensive allemande désorganisa un instant le front des Alliés, alors que l’État-Major hésitait sur le lieu où porter l’attaque, c’est de Lattre qui, pointant le doigt sur la carte, osa dire :

— C’est là !

Et c’était effectivement le point faible du dispositif allemand. La contre-attaque alliée fut victorieuse.

Le 11 janvier 1952, de Lattre quittait ce monde après avoir tout donné à la cause, y compris son fils. Et j’eus dans ma section de commandos, Lé-Van-Tho, qui, requis de force par le Viet-Minh, me disait avoir vu Bernard de Lattre tomber devant son fusil-mitrailleur à la bataille de Nin-Binh. Notre aviation étant intervenue, Lé-Van-Tho, blessé, avait fait le mort sur le terrain afin de passer dans notre camp. Ce fut un de mes meilleurs combattants.

Mais si le général de Lattre avait été bon prophète pour voir ce qui allait advenir de l’Empire après la victoire du Viet-Minh, il était impensable pour lui qu’un général qui se voulait le premier résistant, devienne le premier capitulard devant les Barbaresques. Il est vrai que c’était un faux général qui, après avoir quitté son poste, avait été sanctionné, et sous la signature du Président Albert Lebrun, ramené au rang de colonel. Avec lui, le mensonge politique allait devenir une institution !

Toute notre actuelle dépravation républicaine est la conséquence de ce mensonge permanent. Les gredins tricolorisés ont même réussi à gommer le fait que dans les camps du Viet-minh, la mortalité fut deux fois supérieure à celle des camps nazis.

Ce fut un survivant de ces camps de la mort, le ministre Beuclair, qui osa cette accusation, dans le silence des médias complices.

Ils furent complices à tel point que, lors du retrait algérien, on fit silence sur nos soldats prisonniers des Fellaghas, qui ne furent jamais réclamés par de Gaulle, et qui finirent dans les mines de sel du Sahara, comme finirent dans les bordels du FLN, les femmes pieds-noirs, dont les signataires gaullistes d’Évian, ne se préoccupèrent pas.

Certes, l’islamisme intégral est intégralement criminel. Mais le gaullisme intégral est de même, en plus lâche.

Il ne faut jamais oublier que le crime fut intégralement accompli par les Messmer et les Joxe, ce dernier déclarant à propos des harkis : « Les harkis veulent partir en masse ! Il faut combattre une infiltration qui, sous prétexte de bienfaisance, aurait pour effet de nous faire accueillir des éléments indésirables ».

Aujourd’hui les islamistes en France ne sont plus des éléments indésirables ! Mais c’est bien le Gaullisme qui a donné à l’Algérie l’occasion de nous envahir. Car de Gaulle lui avait déclaré : « On ne peut accepter de replier tous les musulmans qui viendraient à déclarer qu’ils ne s’entendaient pas avec leur gouvernement ! »

Et pour justifier son crime, le misérable avait dit à Soustelle qui ne pouvait accepter l’énormité du crime : « Voyons Soustelle, ces gens-là ne sont pas comme nous ! »

Je pense être un des derniers survivants du « Comité Béarn-Bigorre pour l’Algérie Française » que présidait le général Lanusse. Nous avons fait tout notre possible pour accueillir et donner du travail aux harkis qui avaient réussi à échapper aux massacres. Nous en avons été punis. Mais je suis plus fier de mes prisons que de ma légion d’honneur.

Ce qu’il ne faut pas ignorer pour soutenir la Révolution Nationale, quel qu’en soit le prix, c’est que le désordre actuel, avec la puissance de la CGT, est une conséquence des postes de faveur que de Gaulle octroya à la fin de la guerre au Parti communiste qui lui avait été nécessaire pour s’assurer du Pouvoir.

C’est ainsi que des pans entiers de notre économie sont tombés entre les mains du clan soviétique avec d’énormes avantages pour sa clientèle. Et c’est ainsi que la République est devenue « inégalitaire » malgré sa devise. La CGT reste sans le dire, le premier syndicat anti-français et l’immense duperie de la chose, c’est qu’il peut se prétendre « populaire », puisqu’il combat un Macronisme dont il est évident que la banque internationale tire les ficelles !

Je pense pour juger notre temps, à ce que disait Saint-Simon : « L’art de gouverner maintenant est réduit à donner aux frelons la plus forte proportion de miel prélevé sur les abeilles ! ».

Quand donc les Français décideront-ils d’une façon ou d’une autre de n’être plus les abeilles de la crapule ?

La bonne année que je voudrais souhaiter à tous mes amis patriotes suppose que les frelons ne sont pas immortels, et je fais des vœux pour que 2020 soit cette année décisive où la nécessité française verra émerger une autre fraternité que celle de Caïn pour Abel.

Mais c’est hélas, encore sous le pouvoir des Caïnites que nous allons commencer l’année !

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