Il faut distinguer « l’invasion » de la « colonisation » : une invasion est une action sinon militaire, tout au moins violente, agressive
 la « colonisation », elle, est non-violente ; elle n’en est que plus perverse.

Ainsi, l’Europe ne subit-elle pas depuis plusieurs dĂ©cennies une quelconque invasion migratoire, mais une rĂ©elle colonisation, dĂ©butĂ©e avec une immigration de main-d’Ɠuvre et accĂ©lĂ©rĂ©e par des lois comme celle du regroupement familial. Soutenue par les partisans du « Village mondial » et de la repentance obligatoire de l’homme blanc pour son « lourd fardeau » d’un passĂ© colonialiste mensongĂšrement prĂ©sentĂ© comme d’exploitation, cette colonisation est dĂ©sormais ouvertement prĂŽnĂ©e depuis l’annĂ©e derniĂšre par Angela Merkel, la chanceliĂšre allemande, qui a imposĂ© Ă  son pays d’accueillir un million de migrants, prĂ©tendument rĂ©fugiĂ©s politiques.

Mais tous les gouvernements europĂ©ens ne sont pas complices de cette imposture de langage ; ainsi ZoltĂĄn KovĂĄcs, porte-parole du gouvernement hongrois, a dĂ©noncĂ© en juin dernier, lors d’une confĂ©rence de presse, que « les rĂ©fugiĂ©s syriens arrivant en Hongrie ne sont plus qu’à la troisiĂšme, quatriĂšme, ou mĂȘme cinquiĂšme place des arrivĂ©es en Hongrie, en fonction des jours. Cela prouve bien que les migrants viennent d’autres rĂ©gions du monde et que l’Europe n’est plus face Ă  une crise des rĂ©fugiĂ©s, mais Ă  un gros problĂšme d’immigration » (propos rapportĂ© par le site Euractiv).

ZoltĂĄn KovĂĄcs a par ailleurs dĂ©noncĂ© la duplicitĂ© de l’Union europĂ©enne dans l’aide apportĂ©e Ă  la lutte contre cette colonisation avĂ©rĂ©e de notre continent : « Notre collaboration avec la MacĂ©doine et la Serbie a Ă©tĂ© plus fructueuse que l’ensemble de l’approche europĂ©enne (
) Les mĂ©canismes efficaces de gestion de la crise ne sont pas des actions communes ou plus de solutions europĂ©ennes, mais des efforts des États membres eux-mĂȘmes. »

La Hongrie n’a dĂ©sormais de cesse de dĂ©noncer les pays qui ont capitulĂ© face au tsunami migratoire : « Nous estimons que les propositions de la Commission, des institutions europĂ©ennes, tentent de gĂ©rer des consĂ©quences de ce qui nous arrive. Leur formulation elle-mĂȘme est parlante. Ces propositions tentent de suggĂ©rer que nous devrions gĂ©rer la migration, au lieu de stopper la migration. »

Et pour preuve de leurs accusations, les Hongrois indiquent que c’est plus de 100 nationalitĂ©s diffĂ©rentes qui ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©es parmi les flots de migrants : preuve que l’asile politique a bon dos, qu’il n’est qu’un leurre, la rĂ©alitĂ© est bien celle d’une arrivĂ©e massive de colons extra-europĂ©ens, comme l’a dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© le nombre extrĂȘmement faible de personnes ĂągĂ©es, d’enfants et de femmes parmi les colonnes de « rĂ©fugiĂ©s ».

Une fois acceptĂ©s en Europe, nul doute que ces hommes jeunes exigeront un regroupement familial pour les leurs et que dans un long sanglot de charitĂ© mal-ordonnĂ©e, l’Union europĂ©enne accĂšdera Ă  leurs desiderata.

« Nous estimons que le systĂšme de quotas est une fausse mesure de solidaritĂ©. Est-il vraiment conseillĂ© de forcer un État membre ou des États membres Ă  accepter des politiques Ă  cause de l’échec d’autres États ? Je fais ici rĂ©fĂ©rence au comportement de certains grands États membres l’an dernier, quand ils ont refusĂ© d’appliquer le systĂšme de Dublin et les protocoles de Schengen, sans consulter les autres États », a encore ajoutĂ© ZoltĂĄn KovĂĄcs.

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