La grande question qui agite depuis peu les sommitĂ©s europĂ©ennes et les eurodĂ©putĂ©s – tous gens d’une grande utilitĂ© pour les Nations europĂ©ennes, comme chacun peut aisĂ©ment s’en rendre compte – est de dĂ©terminer le nombre de milliards d’euros que l’on va donner au gouvernement turc pour qu’il cesse d’enrichir l’Europe d’immigrĂ©s Ă©conomiques, mĂȘlĂ©s aux rĂ©fugiĂ©s politiques (par ailleurs Ă©picĂ©s de quelques milliers d’honorables djihadistes).

Noble tĂąche que celle des commissaires exĂ©cutifs et des Ă©lus des Nations ! Distribuer une partie du produit des impĂŽts prĂ©levĂ©s sur les EuropĂ©ens pour l’exporter vers un gouvernement islamique, qui est responsable en partie du bourbier syro-irakien – qu’on l’appelle Daesh, État Islamique ou califat ressuscitĂ© ne change, hĂ©las, rien Ă  la rĂ©alitĂ© –, et qui achĂšte des armes en grande quantitĂ©, ce qui est naturel puisque le Grand Turc Erdogan est le maĂźtre de l’avant-poste des USA dans la lutte d’influence contre la Russie.

D’abord, on ne se savait pas si riches : gaspiller 2, 3 ou 5 milliards d’unitĂ©s de compte, alors que les agriculteurs crient misĂšre en divers pays d’Europe et qu’il existe un Ă©norme chĂŽmage en France, en Belgique, en Espagne, etc., n’est-ce pas une vĂ©ritable provocation envers les autochtones, par ailleurs soumis quotidiennement, dans des milliers de citĂ©s, au racisme anti-Blancs, au racket, aux vols et aux viols, spectacle gĂ©nĂ©reusement offert aux EuropĂ©ens de souche par les fruits pourris de cette immigration-invasion ?

Encore une aide aux immigrĂ©s-rĂ©fugiĂ©s ? Alors que depuis le dĂ©but des annĂ©es 1980, rien qu’en France, on a dĂ©pensĂ©, chaque annĂ©e, des milliards de francs puis d’euros pour tenter d’intĂ©grer les honorables immigrĂ©s venus d’Afrique, noire et maghrĂ©bine, avec l’immense succĂšs que tout le monde peut constater. On nous dit que nos honorables gouvernants sont de puissants cerveaux, issus de grandes Ă©coles ; ils devraient donc, en bonne logique, tirer l’enseignement de 35 annĂ©es d’une politique rappelant le Tonneau des DanaĂŻdes.

Pour justifier ces Ă©normes dĂ©penses, toujours renouvelĂ©es, il faudrait au moins donner une raison aux contribuables. Sommes-nous, peuples d’Europe occidentale, danubienne, scandinave ou centrale, responsables des guerres et des subversions qui ont perturbĂ© les États islamiques depuis 2001 ? Lorsque des gouvernants français, italiens ou britanniques sont intervenus en Libye ou en Irak, en Afghanistan ou en Syrie, les peuples – seuls souverains lĂ©gitimes des États – ont-ils Ă©tĂ© consultĂ©s ?

Nenni, pas plus qu’ils ne l’ont Ă©tĂ© en 1976, lorsque les magiciens Chirac et Giscard ont sorti de leur chapeau le dĂ©cret de « regroupement familial » en faveur des immigrĂ©s Ă©conomiques, pour relancer la consommation intĂ©rieure, grĂące Ă  des allocations multiples aux familles, des subventions aux collectivitĂ©s, et jusqu’au principe antidĂ©mocratique de la « discrimination positive »  tout cela revenant, en derniĂšre analyse, Ă  prĂ©lever d’énormes sommes sur le produit des impĂŽts pour financer l’implantation en France d’allogĂšnes que seuls divers employeurs et les patrons de la grande distribution avaient jugĂ©s utiles.

Il est amusant de constater que les Ă©thologues connaissent bien les problĂšmes dĂ©sastreux de la transplantation d’indĂ©sirables. « L’introduction d’animaux Ă©trangers dans des rĂ©gions oĂč ils n’ont jamais existĂ© et Ă  l’écologie desquelles ils ne sont pas adaptĂ©s est considĂ©rĂ©e, Ă  juste titre, comme une opĂ©ration trĂšs risquĂ©e. Un grand nombre de zoologistes s’opposent totalement Ă  ce genre de ‘’falsification de la faune’’. Mais comme certaines personnes concernĂ©es ont coutume de ne jamais demander leur avis aux spĂ©cialistes avant d’agir
 elles ne les appellent Ă  l’aide qu’aprĂšs qu’il se soit produit des catastrophes impossibles Ă  rĂ©parer » (Pr Otto Koenig, in Das Paradies vor unserer TĂŒr, Verlag Molden, Munich, 1971).

Les Nations n’ayant jamais Ă©tĂ© consultĂ©es par aucun gouvernement de la soi-disant Europe Unie sur le bien-fondĂ© de l’invasion de dizaines de millions d’immigrĂ©s Ă©conomiques en une pĂ©riode de chĂŽmage majeur (il y avait dĂ©jĂ  1 million de chĂŽmeurs autochtones, en France, l’annĂ©e 1976) ou sur l’accueil massif (1,1 million en Allemagne pour la seule annĂ©e 2015) de rĂ©fugiĂ©s politiques, rĂ©els ou supposĂ©s, on ne voit nulle raison de leur imposer un effort financier considĂ©rable de plus, en faveur d’Extra-EuropĂ©ens qui, toujours et partout, ont adoptĂ© un comportement mĂ©prisant ou agressif, parfois violent, souvent parasitaire (les relations entre les trafics de drogues et l’immigration africaine, proche-orientale ou caucasienne – notamment tchĂ©tchĂšne – sont trop connues pour devoir ĂȘtre rappelĂ©es).

Back to Africa, Back to Mesopotamia ou Back n’importe oĂč, tels sont les slogans qui viennent Ă  l’esprit d’un EuropĂ©en, lassĂ© de la dĂ©magogie faussement humanitaire qui n’a pour seul but que de ruiner l’Europe.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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