Le 23 janvier 2019, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale du Venezuela, Juan GuaidĂł, issu des rangs de l’opposition majoritaire, s’autoproclame prĂ©sident et exige le dĂ©part immĂ©diat du prĂ©sident de la RĂ©publique en titre, Nicolas Maduro, successeur de feu Hugo Chavez. ImmĂ©diatement, Donald Trump, Ă©lu avec prĂšs de trois millions de voix de moins qu’Hillary Clinton, reconnaĂźt le nouveau dirigeant par intĂ©rim, bientĂŽt suivi par ses caniches habituels (Colombie, BrĂ©sil, Chili, Canada, etc.). En Italie, la situation vĂ©nĂ©zuĂ©lienne a dĂ©clenchĂ© une nouvelle divergence entre la Lega, au tropisme de plus en plus trumpiste, qui soutient GuaidĂł, et le Mouvement 5 Étoiles qui n’entend pas approuver le putsch. Quant aux nantis en fin de mandat d’un Parlement dit europĂ©en souvent Ă©lu avec une abstention frĂŽlant les 90 % en Europe centrale, ils s’alignent sur Washington.

Le prĂ©sident Maduro bĂ©nĂ©ficie, lui, de la bienveillance de la Russie, de la Chine et de la Turquie. Ces puissances continentales s’opposent aux manƓuvres dĂ©stabilisatrices de l’hĂ©gĂ©monie thalassocratique. Bras armĂ© des multinationales de l’énergie, les États-Unis lorgnent avec gourmandise sur les immenses rĂ©serves pĂ©troliĂšres. Ils mĂšnent une implacable guerre secrĂšte, Ă©conomique, culturelle et mĂ©diatique, depuis ce 11 avril 2002, jour oĂč le prĂ©sident du patronat, Pedro Carmona, prit le pouvoir pendant 48 heures avant que le peuple vĂ©nĂ©zuĂ©lien ne rĂ©tablisse Hugo Chavez dans ses fonctions. Un sabotage Ă©conomique minutieux provoque une rĂ©elle pĂ©nurie des biens de premiĂšre nĂ©cessitĂ© ainsi qu’une hyperinflation monstrueuse.

Le coup d’éclat de GuaidĂł ne doit pas masquer l’échec du post-chavisme Ă  la sauce Maduro. Le rĂ©gime bolivarien paie ainsi une kleptocratie florissante, une absence criante de diversification Ă©conomique, un mono investissement aujourd’hui tragique dans PDVSA, la compagnie pĂ©troliĂšre nationale, et l’influence excessive de Cuba. La responsabilitĂ© posthume du prĂ©sident Chavez est grande dans ce fiasco. Sur l’insistance pressante de son entourage (l’un de ses frĂšres militait chez les communistes), il prĂ©fĂ©ra se tourner vers Fidel Castro plutĂŽt qu’écouter son Ă©phĂ©mĂšre conseiller politique, l’Argentin Norberto Ceresole (1943–2003). Le nouveau prĂ©sident vĂ©nĂ©zuĂ©lien dĂ©savoua rapidement ce nationaliste-rĂ©volutionnaire pĂ©roniste et anti-atlantiste radical et le fit expulser dĂšs 1999. Les idĂ©es tercĂ©ristes de Ceresole indisposaient les nombreux progressistes gravitant autour d’Hugo Chavez. Si celui-ci appliqua en diplomatie une conception assez proche des idĂ©es de Ceresole (hostilitĂ© aux États-Unis et au libĂ©ralisme prĂ©dateur, panamĂ©ricanisme institutionnel, rapprochement avec la Russie, l’Iran, le BĂ©larus et la Chine, soutien au Hezbollah et Ă  la cause palestinienne), il gĂącha tous ces atouts en politique intĂ©rieure comme l’avait prĂ©venu dĂšs 2007 Raul Baduel, son vieux frĂšre d’arme entrĂ© ensuite dans un « chavisme d’opposition » et longtemps incarcĂ©rĂ©.

La situation complexe au Venezuela ne correspond donc pas Ă  la version diffusĂ©e par l’Occident. Il est par consĂ©quent risible que Manu, le disc-jockey de l’ÉlysĂ©e, qualifie sur Twitter d’« élection illĂ©gitime » la reconduction du mandat prĂ©sidentiel de Nicolas Maduro alors que sa propre Ă©lection du printemps 2017 reste entachĂ©e de faits troublants (procĂšs-verbaux rĂ©Ă©crits, enquĂȘtes judiciaires contre des candidats, formidable dĂ©ferlement mĂ©diatique en faveur d’un candidat bien particulier
).

Si le prĂ©sident Nicolas Maduro est illĂ©gitime, Manu l’est tout autant sinon plus
 Dans ces circonstances exceptionnelles et fort de ce prĂ©cĂ©dent, le seul et vĂ©ritable prĂ©sident lĂ©gitime de la RĂ©publique se nomme Éric Drouet et son incontestable Premier ministre JĂ©rĂŽme Rodrigues.

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