Union européenne. Un journal danois a accusé l’Azerbaïdjan d’avoir versé des pots-de-vin à des parlementaires européens moyennant des votes favorables. Une commission d’enquête a été diligenté avec à sa tête l’ex-juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière.

Dans un premier temps, Rachida Dati a voté pour, mais s’est rétracté comme le prévoit le règlement du Parlement dans un délai de deux semaines. En froid avec le Qatar, Rachida Dati a tenu à réaffirmer sa loyauté au régime de Bakou.

Au bout de trois heures de débats, les dirigeants européens, réunis en sommet les 19 et vendredi 20 octobre à Bruxelles, n’ont pas décidé d’arrêter définitivement les négociations en vue d’une adhésion de la Turquie à l’Union. Pour Donald Tusk, le président du Conseil, la perspective de cet élargissement ne suscite plus qu’un « scepticisme patent et manifeste ».

La directive sur les travailleurs détachés, devenue, selon le président français, synonyme de concurrence déloyale et de dumping social devait être revue. Les travailleurs détachés ne toucheront plus seulement le SMIC, mais aussi les compléments de revenus : primes, bonus et remboursement de frais.

La durée maximale de détachement sera de 12 mois. Enfin, pour être détaché, un salarié devra être affilié à la Sécu de son pays.

L’Union européenne, qui devait se prononcer mercredi 25 octobre sur le renouvellement de l’autorisation du controversé glyphosate – pesticide le plus utilisé du monde – pour une période de cinq à sept ans, a reporté le vote.

Espagne. Après plusieurs années de tensions avec Madrid, la Catalogne a franchi le Rubicon. Le parlement catalan a déclaré, vendredi 27 octobre, l’indépendance avant que le Sénat espagnol n’autorise le gouvernement de Mariano Rajoy à prendre des mesures de mise sous tutelle de la Catalogne. Un bras de fer commence entre les deux protagonistes.

D’ores et déjà, Berlin a fait savoir qu’elle ne reconnaît pas l’indépendance de la Catalogne et les États-Unis ont déclaré soutenir « l’unité de l’Espagne ». De son côté Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, en voyage avec Emmanuel Macron en Guyane, déclare : « Nous n’avons pas à nous insérer dans ce débat hispano-espagnol mais je ne voudrais pas que, demain, l’Union européenne se compose de 95 Etats membres. »

« L’Espagne doit faire face à une tentative inacceptable de sécession dans une partie de son territoire national, a déclaré le roi d’Espagne, Felipe VI, vendredi 20 octobre, en référence à la grave crise institutionnelle en Catalogne.

« Et elle la résoudra par le biais de ses légitimes institutions démocratiques dans le respect de la Constitution et en s’appuyant sur les valeurs et principes de la démocratie parlementaire dans laquelle nous vivons depuis déjà trente-neuf ans. »

RĂ©publique tchĂšque. Le populiste Andrej Babis a remportĂ© une large victoire aux Ă©lections lĂ©gislatives. À la tĂȘte du mouvement ANO qui a obtenu 29,7 % des voix et 78 siĂšges sur 200 Ă  la Chambre basse, il va ĂȘtre chargĂ© de former un nouveau gouvernement par le prĂ©sident Zeman.

Allemagne. Des milliers de manifestants ont dĂ©filĂ© Ă  Berlin pour protester contre les dĂ©buts au Parlement cette semaine du parti populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce mouvement anti-islam et anti-migrants a obtenu 12,6 % des suffrages aux Ă©lections lĂ©gislatives.

Avec 501 voix sur 709, l’ancien ministre des Finances, Wolfgang SchĂ€uble, a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© prĂ©sident du Bundestag, un mois exactement aprĂšs les Ă©lections lĂ©gislatives du 24 septembre. 173 dĂ©putĂ©s ont votĂ© contre lui et 30 se sont abstenus.

Avec 92 dĂ©putĂ©s, l’Alternative fĂŒr Deutschland (AfD) est la troisiĂšme force politique de l’hĂ©micycle. Le nouveau parlement reflĂšte « la diversité » de la sociĂ©tĂ© allemande, a observĂ© Wolfgang SchĂ€uble. « Cela constitue un dĂ©fi pour nos institutions dĂ©mocratiques », a-t-il ajoutĂ©. Les tensions entre les groupes se sont manifestĂ©es dĂšs la premiĂšre sĂ©ance, AfD accusant les partis d’avoir manipulĂ© le rĂšglement intĂ©rieur. Ca promet.

Autriche. Le patron du FPÖ, Heinz-Christian Strache, n’a pas Ă©tĂ© long Ă  saisir la main tendue par le jeune dirigeant conservateur SĂ©bastian Kurtz : trois heures seulement aprĂšs son invitation mardi 24 octobre Ă  engager des pourparlers exclusifs, le leader d’extrĂȘme droite a annoncĂ© «accepter» la proposition.

L’actuel prĂ©sident du FPÖ Heinz-Christian Strache et sa femme Philippa.

L’actuel prĂ©sident du FPÖ Heinz-Christian Strache et sa femme Philippa.

Italie. La Ligue du Nord a gagnĂ© son pari. Le rĂ©fĂ©rendum consultatif organisĂ© en Lombardie et en VĂ©nitie par les prĂ©sidents de rĂ©gions a Ă©tĂ© un franc succĂšs. La question posĂ©e Ă©tait : moins de gaspillage, moins d’impĂŽts, moins de bureaucratie. Toutefois, il n’y a pas grand-chose Ă  espĂ©rer de Rome pour bĂ©nĂ©ficier d’un statut particulier au regard des autres rĂ©gions.

Angleterre. Il y a quelques jours encore, Kevin Wilshaw Ă©tait le nazi le plus mĂ©diatique du Royaume-Uni. Il Ă©tait prĂ©sentĂ© dans les mĂ©dias comme « un militant trĂšs connu du National Front pendant les annĂ©es 1980 et Ă©tait encore actif jusqu’en dĂ©but d’annĂ©e dans des groupes suprĂ©macistes », comme le British National Party. Mais Ă  58 ans, il vient d’avouer qu’il est homosexuel et juif par sa mĂšre !

Russie. Mardi 24 octobre, Moscou a mis son veto Ă  l’ONU – le neuviĂšme sur le dossier syrien depuis 2011 – a sur une rĂ©solution visant Ă  renouveler pour un an le mandat de ses experts chargĂ©s de recueillir les preuves et d’identifier les auteurs des attaques chimiques en Syrie.

Vassili Nebenzya, le reprĂ©sentant de Moscou a reprochĂ© aux États-Unis et Ă  ses alliĂ©s de « vouloir montrer du doigt et dĂ©shonorer » Moscou alors que les mĂ©thodes du JIM et le manque de preuves sur l’attaque de Khan Cheikhoun, selon lui, « sont risibles ».

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.