Union europĂ©enne. La Russie doit-elle ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une « menace » ? Dans leur dĂ©claration finale du sommet de Varsovie, les AlliĂ©s Ă©vitent d’employer ce terme, Ă  l’exception des pays baltes et de la Pologne. Le rĂŽle de la Russie en Ukraine et en CrimĂ©e n’est pas qualifiĂ© de « menaçant », mais est dĂ©crit comme « portant atteinte Ă  l’ordre fondĂ© sur les rĂšgles en Europe. »

De son cĂŽtĂ©, Hollande a estimĂ© que la Russie « n’est pas une menace ni un adversaire ». C’est « un partenaire qui, c’est vrai, peut parfois utiliser la force ». Il a affirmĂ© que « l’Otan n’a pas du tout vocation Ă  peser sur les relations que l’Europe doit avoir avec la Russie », ce que pensent Ă©galement l’Allemagne et l’Italie.

Frontex. Le patron, Fabrice Leggeri, un Français, est venu annoncer Ă  Paris que l’agence europĂ©enne Frontex, chargĂ© de la sĂ©curitĂ© des frontiĂšres du continent, allait bientĂŽt passer la vitesse supĂ©rieure pour endiguer ou en tout cas canaliser au mieux le flux des migrants, qui ne s’interrompt guĂšre. Il est en moyenne de 50 par jour en GrĂšce et de 750 en Italie.

Le budget annuel de l’agence sera portĂ© de 250 Ă  330 millions d’euros en 2017 et son personnel au siĂšge – situĂ© Ă  Varsovie –, de 350 Ă  1 000 employĂ©s d’ici Ă  2020. Elle pourra mobiliser « en moins de 3 jours » une rĂ©serve de 1 500 agents d’intervention. Mais Ă  quand une bonne coordination des services entre les diffĂ©rents pays ?

 

Russie. Moscou attend « une explication dĂ©taillĂ©e des renforcements tous azimuts » de l’OTAN, a dĂ©clarĂ©, dans une rĂ©action assez mesurĂ©e, un porte-parole du ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres russe, Ă  l’issue du sommet de l’OTAN, les 8 et 9 juillet, Ă  Varsovie, assurant que les alliĂ©s concentraient leurs efforts « sur l’endiguement d’une menace venant de l’Est, qui n’existe pas. »

Angleterre. Le Parti travailliste est menacĂ© d’implosion. Forte d’une motion de dĂ©fiance de 80 % des dĂ©putĂ©s du Labour, Angela Eagle veut prendre la place de son leader, Jeremy Corbyn, qui n‘entend pas dĂ©missionner. Ce dernier aurait encore le soutien des syndicats.

Le calendrier politique s’est soudain accĂ©lĂ©rĂ© en Grande-Bretagne. Faute d’adversaire, Andra Leadsom ayant jetĂ© l’éponge, Theresa May a Ă©tĂ© intronisĂ©e Premier ministre Ă  peine David Cameron avait il annoncĂ© sa dĂ©mission. Mercredi 13, Theresa May s’installe au 10 Downing Street, aprĂšs les visites d’usage auprĂšs de la reine d’Angleterre
 Elle a commencĂ© sa carriĂšre dans la banque aprĂšs des Ă©tudes de gĂ©ographie Ă  Oxford, oĂč elle a rencontrĂ© son mari, Philip, conservateur et financier lui aussi. Le couple n’a pas d’enfant. Superbement rĂ©Ă©lue en 2010 dans sa circonscription de Maidenhead (ouest de Londres), elle a Ă©tĂ© nommĂ©e Ministre de l’intĂ©rieur par M. Cameron lors du retour des tories au pouvoir en 2010.

Les deux principales cordes Ă  son arc – immigration et finance – et sa rĂ©putation de duretĂ© font d’elle une redoutable nĂ©gociatrice pour les 27 de l’UE. Lundi, elle a promis d’obtenir « le meilleur accord pour la Grande-Bretagne » et de « façonner son nouveau rĂŽle dans le monde. »

DiscrĂšte sur sa vie privĂ©e – on sait seulement qu’elle aime les randonnĂ©es en montagne, le cricket, la cuisine et qu’elle a un diabĂšte de type 1 –, allergique aux mondanitĂ©s, elle considĂšre Twitter comme une perte de temps. Elle parle toujours de ce qu’elle fait, jamais de qui elle est.

Surprise, surprise : Theresa May a fait sensation en confiant le Foreign Office Ă  Boris Johnson, l’ancien maire de Londres et chef des pro-Brexit et qui s’était grillĂ© en annonçant qu’il renonçait au poste de Premier ministre. Et c’est David Davis, ancien secrĂ©taire aux Affaires europĂ©ennes qui prend la tĂȘte d’un ministĂšre entiĂšrement dĂ©diĂ© au Brexit.

 

Ses futurs interlocuteurs se souviendront-ils des propos de Boris Johnson qualifiant Obama d’à « moitiĂ© kenyan », Hillary Clinton d’ « infirmiĂšre sadique d’un hĂŽpital psychiatrique » et le turc Erdogan de « fantastique branleur [
] avec l’aide d’une chĂšvre ». Jeudi soir, M. Johnson a Ă©tĂ© huĂ© lors de la rĂ©ception du 14 Juillet Ă  la rĂ©sidence de l’ambassadeur de France.

Allemagne. Championne de la cause de l’accueil des rĂ©fugiĂ©s en Europe, la chanceliĂšre allemande a reconnu que les vagues migratoires en direction du continent avaient Ă©tĂ© utilisĂ©es par des organisations terroristes pour y faire entrer certains de leurs hommes. Confirmant ainsi les propos du chef des renseignements allemands, Hans Georg Maassen.

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