La victoire de DONALD Trump était rendue possible par trois facteurs :

– La rage du peuple amĂ©ricain, que j’ai dĂ©crite dans mon livre sur Donald Trump, le candidat du chaos (1),

– La classe des sites US antimondialisation ou anti-systĂšme (Zerohedge, Breitbart, The economic collapse, etc.). C’est la victoire du peuple bien informĂ© du web contre la presse aux ordres.

– L’aveuglement du systĂšme lui-mĂȘme. C’est le facteur le plus important ; bien sĂ»r. On ne croit pas que l’on puisse perdre. Or Hillary Clinton a bien perdu contre Obama, non ? Ce n’est pas un bon cheval Hillary, le pire des candidats qui dut Ă©liminer Sanders de la maniĂšre la plus vile.

Cet aveuglement est Ă  l’image de la faillite Ă©conomique, financiĂšre, humaine, politique, spirituelle. Le systĂšme triche tout le temps, il est devenu nu et nul. Le roi est nul, marquais-je dans le premier chapitre de mon Mal Ă  droite, et il ne pouvait plus que maintenir des mensonges jusqu’Ă  la folie.

Le coup du FBI est Ă  la hauteur. On s’est tous trompĂ©s, sauf Craig Roberts. Le coup de Comey Ă©tait calculĂ© et il Ă©tait destinĂ© non pas bien sĂ»r Ă  faire baisser Hillary Clinton, la « gĂ©nĂ©rale Orwell », mais Ă  la remonter. Et le systĂšme a pensĂ© que cela suffirait pour tromper tout le monde.

Le systĂšme inepte a ignorĂ© le Brexit, et l’anglaise Theresa May a tout fait pour le couler en le retardant. Mais les Anglo-saxons se sont enfin rĂ©veillĂ©s aprĂšs avoir durant des siĂšcles servi la BĂȘte qui concentre 90 % de la richesse mondiale entre mille personnes, ces mille personnes qui financent l’hilarante candidate du Parti dĂ©mocrate US.

Le systĂšme est aussi aveugle parce qu’il a cru Ă  ses sondages. D’AmĂ©rique mon ami de toujours Dean Mamas, optimiste invĂ©tĂ©rĂ©, mais qui est surtout PHD en physique et lĂ©gĂšrement plus informĂ© que nos journalistes obtus d’ici, n’a cessĂ© de le dire et de me le redire : Trump allait gagner.

Voyez Twitter : Trump avait dix fois plus de lecteurs tous les jours. Et comme l’a soulignĂ© BĂ©chade, il y avait plein de messages anti-Clinton (Ă  part que c’est un monstre eschatologique, elle n’est pas populaire, c’est tout !) sur son Twitter. Les gens n’aiment pas la chouchoute des mĂ©dias et des flics de la pensĂ©e.

L’autre critĂšre Ă©tait les meetings. Les meetings du « The Donald » (comme je suis content d’avoir Ă©crit sur lui, d’avoir cru en lui) Ă©taient pleins de monde, enthousiaste, sympa, la belle AmĂ©rique traditionnelle que nous aimons et qui avait disparu depuis les annĂ©es de Clinton Bill, Ă©lu par les minoritĂ©s qui pensaient, en avait fini avec elle. Cette foule bien Ă©levĂ©e et dynamique Ă©tait Ă©norme et elle Ă©tait toujours lĂ , et on sentait qu’elle n’en voulait plus du systĂšme, et qu’elle n’en pouvait plus du systĂšme (guerres, impĂŽts, tartuferie, satanisme, privilĂšges, invasions).

Ici, il nous reste Ă  liquider les socialistes, l’euro, l’Europe, l’Otan, la masse spongieuse des affairistes qui veulent nous enfoncer un peu plus. Au travail, « The Donald » va tendre la main Ă  Vladimir Poutine et aplatir Bruxelles, Goldman et Stoltenberg.

On laisse conclure Dirty Harry qui attendait son Homme : « I hate the goddamn system. But until someone comes along…with some changes that make sense, I’ll stick with it » (je dĂ©teste le systĂšme putain Mais jusqu’Ă  ce que quelqu’un arrive avec quelques changements qui ont du sens, je vais rester avec).

Eh bien c’est fait. Ce quelqu’un est venu, et il s’appelle Donald Trump !

Note

(1) Donald Trump, le candidat du chaos, éditions Dualpha, Nicolas Bonnal, 202 pages, 25 euros. Pour commander le livre, cliquez ici.

Donald Trump, le candidat du chaos, Ă©ditions Dualpha,

Donald Trump, le candidat du chaos, Ă©ditions Dualpha,

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