MontĂ© sur ses ergots, le coq wallon refuse, seul et sans doute pour un court moment, de signer le CETA (traitĂ© de libre-Ă©change entre l’Union europĂ©enne et le Canada) lors du sommet entre les deux entitĂ©s qui se tiendra le 27 octobre 2016. Sans doute cĂ©dera-t-il sous les pressions venues de toutes parts, et du gouvernement belge en premier lieu. Mais l’honneur wallon sera sauf.

Et pas seulement, car la Wallonie dĂ©montre ces jours-ci, en rĂ©sistant comme elle le fait, que bien des choses sont possibles Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme de l’Union europĂ©enne, et cela sans prendre le chemin sans avenir de la fuite, celui du repli national ou rĂ©gional. Elle prouve en effet qu’une rĂ©gion (au moins dans le cadre des États fĂ©dĂ©raux) et, a fortiori, qu’un État de l’Union, peuvent, l’une comme l’autre, bloquer une dĂ©cision dite communautaire ; et, de la sorte, elle affirme que le local peut agir sur le global.

C’est une affaire Ă  mĂ©diter, car la dĂ©monstration est faite qu’avec une volontĂ© politique et une stratĂ©gie d’ensemble, plusieurs collectivitĂ©s locales entraĂźnĂ©es par des mouvements citoyens peuvent changer le cours de l’histoire de l’Union europĂ©enne. À partir d’une vision globale, qui mettrait en phase tous les dĂ©fis que doivent surmonter les peuples europĂ©ens, on sait maintenant qu’il existe des moyens politiques d’agir. Mais, c’est d’abord une question d’organisation Ă  l’échelle de l’Union.

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.