Hors des mĂ©tropoles, point de salut. La « mĂ©tropolisation » de la France bat son plein, Ă  l’image des « grands » pays europĂ©ens. L’entassement des populations dans les nouvelles mĂ©tropoles, pĂŽles d’excellence Ă©conomique, a suscitĂ© un nouvel exode qui vide la ruralitĂ© et les villes moyennes de ses entreprises et de ses habitants dont les survivants voient se rĂ©duire comme peau de chagrin les services publics et d’utilitĂ© publique, les emplois et leur pouvoir d’achat. Il n’y aura bientĂŽt plus qu’internet pour garder un lien avec la civilisation et faire ses achats, Ă  condition que la Poste continue Ă  distribuer le courrier.

Périphéries de São Paulo .

Périphéries de São Paulo .

Les entreprises et ce qui reste de la petite ou moyenne industrie, ferment, jetant dans une prĂ©caritĂ© de plus en plus dure les perdants de la mondialisation qui ne profite qu’aux grandes concentrations mĂ©tropolitaines. Et encore
 Un nĂ©o-prolĂ©tariat est en train de se constituer dans ces mĂ©galopoles modernes oĂč s’entassent des travailleurs en CDD, Ă  temps partiel, dans des logements aux tarifs prohibitifs. Fabrique de nouveaux pauvres ici, pauvres oubliĂ©s lĂ -bas dans nos campagnes. En outre, la dĂ©linquance s’y dĂ©veloppe dans un univers glauque oĂč elle est aussi un moyen de vivre pour les plus dĂ©pourvus de valeurs et de dignitĂ©. Un phĂ©nomĂšne comparable aux annĂ©es 1860 se reproduit.

Tableau noir ? Catastrophisme ? ExagĂ©ration ? C’est ce que diront nos champions de l’idĂ©ologie mondialiste et europĂ©iste. Mais pour eux que pĂšsent dans leur logiciel postmoderne le malheur de la moitiĂ© rurale ou semi-rurale de la population et la semi-misĂšre de leurs nĂ©oprolĂ©taires mĂ©tropolisĂ©s ? Eux pour lesquels le seul univers qui compte est celui de la Bourse et des actions d’un monde uniformisĂ© auquel on ne peut s’opposer. Le sacro-saint « sens de l’histoire », l’argument commode des progressistes briseurs des peuples, explique tout pour eux de maniĂšre absolue. Tant pis pour les faibles, cette chair Ă  canon de leur idĂ©ologie.

Faibles non pas en tant que tels, mais parce qu’ils ont, de renoncements en incomprĂ©hensions, de crĂ©dulitĂ© bĂ©ate en abandon de leur citoyennetĂ©, donnĂ© des blancs-seings Ă  des pouvoirs ultra-libĂ©raux depuis des dĂ©cennies depuis Giscard d’Estaing jusqu’à l’apothĂ©ose macronienne. Mitterrand compris.

Les rĂ©prouvĂ©s de la mondialisation sont des victimes du syndrome de Stockholm, « phĂ©nomĂšne psychologique observĂ© chez des otages ayant vĂ©cu durant une pĂ©riode prolongĂ©e avec leurs geĂŽliers et qui ont dĂ©veloppĂ© une sorte d’empathie, de contagion Ă©motionnelle vis-Ă -vis de ceux-ci, selon des mĂ©canismes complexes d’identification et de survie ». Quelle belle identification avec ces millions de Français qui ont votĂ© Ă  66% pour leur « geĂŽlier » en 2017 et qui sont prĂȘts Ă  recommencer en 2022 !

AprĂšs tout, on a bien les dirigeants qu’on mĂ©rite
 « On a les hommes politiques que l’on mĂ©rite », dit le philosophe AndrĂ© Comte-Sponville ; « Toute nation a le gouvernement qu’elle mĂ©rite » Ă©crit dĂšs 1857 Joseph de Maistre. Ou encore les politiques ne sont-ils pas que le reflet d’une sociĂ©tĂ© fabriquĂ©e par les Ă©lites et les mĂ©dias qui en sont les relais ?

Si les peuples continuent Ă  voter dans le mĂȘme sens, se sacrifiant Ă  leurs bourreaux dans une servitude volontaire « la-boĂ©tienne », ancĂȘtre du syndrome de Stockholm, malheur Ă  eux et pourquoi alors vouloir lutter pour leur prĂ©server un idĂ©al de vie auquel ils s’entĂȘtent Ă  renoncer dans les urnes dĂ©mocratiques. Le suicide des peuples est peut-ĂȘtre respectable comme tout suicide


Dans ce monde vĂ©tuste et sans joie, dĂ©senchantĂ©, l’espoir est-il encore permis lorsque la multitude anesthĂ©siĂ©e se contente de quelques rĂ©criminations catĂ©gorielles et dispersĂ©es dans le seul espoir de recueillir quelques miettes de la part de leurs gĂ©nĂ©reux geĂŽliers ?

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A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Il a entres autres livres publiĂ© aux Ă©ditions Dualpha "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse", "La dĂ©mocratie interdite" et "Histoire et formation de la pensĂ©e politique".

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