Mesdames et Messieurs,

Je suis trĂšs honorĂ©e d’avoir Ă©tĂ© invitĂ©e Ă  ce deuxiĂšme colloque de Chișinău consacrĂ© aux questions Ă©conomiques. Une analyse de la problĂ©matique Ă©conomique sera d’autant plus utile que la question sera abordĂ©e sous diffĂ©rents angles, qui permettront d’en mieux cerner les contours. Pour comprendre la question Ă©conomique, il me semble en effet tout Ă  fait impĂ©ratif de mettre cette derniĂšre dans un contexte spatio-temporel de nature institutionnelle. Aucune dissertation sur la question Ă©conomique ne peut valablement trouver de fil conducteur si l’on ne fait pas l’effort de pratiquer une analyse sĂ©rieuse de son Ă©volution institutionnelle dans le temps et dans l’espace.

Or l’analyse des institutions, Mesdames et Messieurs, ne ressort pas Ă  strictement parler du champ de compĂ©tence des Ă©conomistes, qui sont des praticiens du domaine Ă©conomique. L’examen du cadre institutionnel de l’économie est de la compĂ©tence des juristes. C’est donc en ma qualitĂ© de juriste que je vais intervenir Ă  l’occasion de ce colloque consacrĂ© Ă  la problĂ©matique Ă©conomique. C’est Ă©galement en ma qualitĂ© de juriste que je vais faire une indispensable incursion dans le champ monĂ©taire et financier.

À titre liminaire, il semble utile de replacer le cycle de confĂ©rences de Chișinău dans son contexte institutionnel international. Le prĂ©sent colloque s’inscrit dans le droit-fil de la DĂ©claration de Philadelphie du 10 mai 1944 qui, si elle avait Ă©tĂ© appliquĂ©e, se serait opposĂ©e Ă  la fois Ă  la libertĂ© absolue du commerce international tenu par les multinationales et Ă  l’établissement d’un systĂšme monĂ©taire international unifiĂ©. Ceci est une vaste histoire


J’ai commencĂ© l’analyse juridique et institutionnelle de la question Ă©conomique Ă  l’occasion de mon travail de thĂšse, consacrĂ© Ă  l’entreprise. Par la suite, mon expĂ©rience en tant qu’avocate dans le domaine de la fiscalitĂ© internationale et plus prĂ©cisĂ©ment des prix de transfert, a induit une rĂ©orientation du champ de mes analyses. Mon approche, initialement juridique et institutionnelle, du domaine Ă©conomique s’est peu Ă  peu transformĂ©e en approche politique et gĂ©opolitique. Parce que toute analyse institutionnelle se poursuit nĂ©cessairement, naturellement, par une mise en perspective politique et gĂ©opolitique.

L’économie, en raison des implications qu’elle a dans le quotidien des gens, doit aujourd’hui ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme LA matiĂšre politique et gĂ©opolitique par excellence. Dans le contexte actuel de crise perpĂ©tuelle, si d’aucuns dissertent Ă  l’envi et avec plus ou moins d’arriĂšres pensĂ©es, sur l’impasse Ă©conomique et financiĂšre dans laquelle le monde est plongĂ©, personne ne semble entrevoir, et encore moins proposer, la moindre solution pour sortir de l’impasse.

Or, un problĂšme qui ne trouve pas de solution est un problĂšme qui est mal posĂ©. Le problĂšme Ă©conomique me semble justement particuliĂšrement mal posĂ©. Pour vous en convaincre, je vais vous faire part des constats auxquels mon approche, que d’aucuns jugeront « iconoclaste », et qui est d’ordre juridique, institutionnelle, politique et gĂ©opolitique a abouti. Le qualificatif « iconoclaste », appliquĂ© dans un contexte de pouvoir temporel et non pas dans un contexte de pouvoir spirituel, ne doit pas faire peur. Il est en effet tout Ă  fait nĂ©cessaire de s’opposer Ă  la tradition, mĂȘme lorsqu’elle date de plusieurs centaines d’annĂ©es, lorsque celle-ci mĂšne l’humanitĂ© Ă  sa perte ; or c’est justement dans cette direction que nous courrons collectivement. Il est des Ă©poques qui doivent ĂȘtre politiquement « iconoclastes », et nous sommes justement au cƓur d’une telle Ă©poque. En pratiquant l’approche politique et gĂ©opolitique de l’économie, j’ai dĂ©couvert un certain nombre d’élĂ©ments qui dĂ©signent, Ă  eux seuls, la voie conceptuelle permettant de sortir de l’actuelle impasse Ă©conomico-monĂ©taire. Cette impasse sĂ©vit au niveau mondial et nous mĂšne tout droit vers la destruction des peuples et la construction d’un gouvernement mondial dirigĂ© par les principaux dĂ©tenteurs de capitaux de la planĂšte.

Cette petite introduction, nĂ©cessaire Ă  la comprĂ©hension du sujet, m’amĂšne Ă  faire la remarque selon laquelle les milieux acadĂ©miques ne considĂšrent jamais l’économie selon cette approche institutionnelle, politique et gĂ©opolitique, pourtant dĂ©terminante. D’un point de vue acadĂ©mique, les Ă©conomistes pratiquent l’économie tandis que les juristes mettent l’économie en musique rĂšglementaire, sans jamais questionner la pertinence du cadre. Les juristes se cantonnent aujourd’hui Ă  un rĂŽle secondaire consistant Ă  mettre en Ɠuvre et Ă©ventuellement Ă  perfectionner les rĂšglementations Ă©conomiques. Ils ont, depuis beaucoup trop longtemps, abdiquĂ© leur rĂŽle politique consistant Ă  avoir une approche dynamique et critique de la lĂ©gislation. Ce faisant, les juristes sont devenus inutiles, de simples parasites alimentant un systĂšme Ă©conomico-politique, de type newtonien, qui Ă©loigne toujours plus l’humanitĂ© du soleil nĂ©cessaire Ă  sa survie. Cette pente malheureuse est nĂ©e de l’influence de la thĂ©orie pure du droit d’Hans Kelsen ; Ă  partir de lĂ  les juristes praticiens sont devenus structurellement incapables de questionner les finalitĂ©s du droit, seules les techniques juridiques leur sont restĂ©es accessibles.

Pour retourner dans le vif du sujet Ă©conomique et des alternatives envisageables, il faut d’abord et avant tout comprendre que les forces Ă  l’Ɠuvre dans le monde dans lequel nous vivons ont, au fil des siĂšcles, organisĂ© une domination institutionnelle totale du pouvoir Ă©conomique sur le pouvoir politique. Cette domination devra prochainement trouver sa conclusion logique dans l’avĂšnement d’un gouvernement mondial, appelé « Nouvel Ordre Mondial » par ses partisans. En rĂ©alitĂ©, ce Nouvel Ordre n’a rien de nouveau, il est l’aboutissement logique de la constante Ă©lĂ©vation sociale de l’ordre des banquiers commerçants qui a, aujourd’hui, rang de puissance politique. Cet ordre des banquiers commerçants, dont on peut, grosso modo, faire remonter la naissance Ă  l’époque des Grandes DĂ©couvertes, en raison du considĂ©rable enrichissement dont ils ont pu alors bĂ©nĂ©ficier, est aujourd’hui arrivĂ© Ă  un point oĂč il a acquis un pouvoir mondial de type monopolistique. Les tenanciers de ce pouvoir Ă©conomique, Ă  force d’accaparement des richesses, sont parvenus au stade oĂč ils imposent des institutions internationales Ă  leur mesure. Le constat, malheureux, est qu’aucune instance politique n’est plus en mesure de lutter efficacement contre ce conglomĂ©rat de banquiers commerçants, qui pratique un pouvoir absolu et sans partage.

« Comment en est-on arrivĂ© lĂ  ? »   C’est une longue histoire faite de luttes, de contre-luttes et d’un nombre considĂ©rable d’abdications.

DĂšs le dĂ©but, la caste naissante et ambitieuse des banquiers commerçants a entrepris un mouvement en double rĂ©volution (sans jeu de mot), consistant d’une part en un effort conceptuel afin de dissoudre le « pouvoir » politique en place, et d’autre part Ă  mettre en Ɠuvre, pays par pays, une institution capable de centraliser et gĂ©rer les masses monĂ©taires en circulation. ConcrĂštement, les deux principaux outils utilisĂ©s par le pouvoir Ă©conomique, pour s’élever au rang de pouvoir politique, ont Ă©tĂ© : premiĂšrement l’élaboration et la diffusion du principe de « sĂ©paration des pouvoirs » et, deuxiĂšmement la mise en place de « banques centrales ». Les Français ont eu un rĂŽle de fer de lance dans la mise en place conceptuelle et institutionnelle de ces deux Ă©lĂ©ments de destruction massive des peuples et des États. Il semble juste, en retour, que des Français Ă©tablissent les mesures conceptuelles qui permettront le rĂ©tablissement des États au sens politique du terme − qui est le sens premier et le seul pertinent − dans leur capacitĂ© de fonctionnement normal. Dans le contexte actuel, il ne faut en revanche malheureusement pas compter sur des Français pour mettre en Ɠuvre institutionnellement ces concepts nouveaux dont la finalitĂ© est la rĂ©novation du pouvoir politique. Nous y reviendrons


Le premier moyen mis en place par les dĂ©tenteurs du fait Ă©conomique dans leur quĂȘte du pouvoir est le principe dit « de sĂ©paration des pouvoirs », thĂ©orisĂ© par Charles Louis de Secondat baron de Montesquieu. Ce principe a eu le succĂšs spatio-temporel que vous savez. Universellement reconnu comme le seul moyen institutionnel de limiter le pouvoir, il a permis une uniformisation gĂ©nĂ©rale des modes de gouvernement de tous les pays du monde ; rendant dĂšs lors possible le passage Ă  la phase ultime du gouvernement mondial.

La sĂ©paration des pouvoirs, fallacieusement prĂ©sentĂ©e comme une « limitation » du pouvoir, est en rĂ©alitĂ© une « dissolution » du pouvoir. Il faut, pour s’en convaincre, remonter au sens premier du mot « politique » et se rappeler qu’un gouvernement est la traduction institutionnelle permettant la mise en Ɠuvre de la « politique ». Au sens premier du terme, la « politique » est l’art d’organiser la vie de la CitĂ©. À ce titre, la « politique » doit rĂ©guler les comportements individuels de maniĂšre Ă  ce qu’ils soient compatibles avec un comportement de groupe, un comportement social. La « politique »s’accompagne donc nĂ©cessairement du pouvoir de maĂźtriser les lois qui s’appliquent sur son territoire, de rendre la justice, ainsi que du pouvoir de contrainte, permettant d’assurer l’intĂ©gritĂ© du groupe. Retirer au « pouvoir politique » les fonctions lĂ©gislative et judiciaire revient tout simplement Ă  retirer au pouvoir politique sa raison d’ĂȘtre, qui est en mĂȘme temps la justification de son pouvoir de contrainte. Si en plus vous retirez au gouvernement la maĂźtrise de sa monnaie, qui est un des moyens permettant d’Ɠuvrer Ă  la paix sociale, vous obtenez la situation actuelle dans laquelle les États ne sont plus des entitĂ©s politiques mais des entitĂ©s au service du pouvoir Ă©conomique cachĂ©.

Il faut ajouter que le principe de « sĂ©paration des pouvoirs », chargĂ© de dissoudre le pouvoir politique ancien, sera abandonnĂ© lorsqu’il aura rempli sa fonction et que le nouveau pouvoir pourra s’exprimer au grand jour. On assiste d’ailleurs prĂ©cisĂ©ment Ă  cette Ă©volution dans la construction europĂ©enne − qui est le premier pas vers le Nouvel Ordre Mondial − oĂč le principe de sĂ©paration des pouvoirs est ouvertement abandonnĂ©. La « sĂ©paration des pouvoirs » ne sera Ă©videmment pas appliquĂ©e par le futur gouvernement mondial.

Le second moyen mis en place par les dĂ©tenteurs du fait Ă©conomique dans leur quĂȘte du pouvoir est la centralisation des questions monĂ©taires dans leurs mains. Le systĂšme de la centralisation monĂ©taire dans les mains des banquiers, que nous appellerons ici – par facilitĂ© de comprĂ©hension – le « systĂšme des banques centrales » est nĂ© au Pays-Bas, s’est perfectionnĂ© en Angleterre, et s’est ensuite installĂ© en France avant de se rĂ©pandre dans tous les pays du monde. En se gĂ©nĂ©ralisant, le systĂšme des banques centrales s’est Ă©videmment diversifiĂ© et complexifiĂ©. La plupart des banques centrales du monde, soixante parmi les plus importantes, sont aujourd’hui gĂ©rĂ©es et rĂ©gulĂ©es par la Banque des RĂšglements Internationaux (BRI en français, BIS en anglais) situĂ©e Ă  BĂąle. Cet Ă©tablissement bancaire et financier, crĂ©Ă©e en 1930 Ă  l’occasion du plan Young, a Ă©tĂ© conçu dĂšs l’origine comme une entitĂ© juridique de droit public comparable Ă  un État, moins, Ă©videmment, la fonction de rĂ©gulation sociale. Pour l’anecdote − qui n’en est pas une − ce sont les flux financiers (via de nombreux prĂȘts) qui ont transitĂ© par la BRI qui ont financĂ© l’effort de guerre nazi et permis l’avĂšnement du IIIĂšme Reich allemand.

Le « systĂšme des banques centrales » s’est vu complĂ©tĂ© en 1944, au moment des Accords de Bretton Woods, par l’avĂšnement d’institutions bancaires internationales telles que le FMI et la Banque mondiale ; crĂ©ant dĂšs lors ce qu’il est convenu d’appeler l’ordre financier international. Ce systĂšme financier bĂ©nĂ©ficie du support de nombreux autres organismes bancaires Ă  vocation internationale, rĂ©gionale et supra nationale telles que la Banque Internationale pour la Reconstruction et le DĂ©veloppement (BIRD, nĂ©e en 1944 Ă  Bretton Woods), la Banque EuropĂ©enne d’Investissement (BEI crĂ©Ă©e en 1958), la Banque EuropĂ©enne pour la Reconstruction et le DĂ©veloppement (BERD crĂ©Ă©e en 1991), la Banque de dĂ©veloppement du Conseil de l’Europe (CEB pour Council of Europe Development Bank ; crĂ©Ă©e en 1956)
 Sans mĂȘme Ă©voquer les diffĂ©rentes institutions du systĂšme financier, de plus en plus intĂ©grĂ©, de l’Union EuropĂ©enne. S’ajoutent Ă  tout ça les nombreux Ă©tablissements bancaires et financiers chargĂ©s, moyennant une politique de prĂȘts Ă  intĂ©rĂȘts, de mettre sous dĂ©pendance, par le biais d’un relais financier rĂ©gional ou global, tous les territoires et pays du monde. Cette mise sous tutelle financiĂšre mondiale des États est cachĂ©e derriĂšre les bons sentiments de la prĂ©tendue volontĂ© de construire, reconstruire ou amĂ©nager les territoires. Il faut ici noter que cacher la rĂ©alitĂ© factuelle derriĂšre une apparence de « bons sentiments claironnĂ©s » est la mĂ©thode suivie depuis toujours par les tenants du pouvoir Ă©conomique afin d’arriver Ă  leurs fins politiques.

À cet Ă©gard et dans le droit fil de la mĂ©thodologie perverse gĂ©nĂ©ralement employĂ©e par la caste Ă©conomique au pouvoir, je dois mettre l’auditoire en garde contre une interprĂ©tation fallacieuse, gĂ©nĂ©ralement faite, de l’origine de la construction europĂ©enne. OUI cette construction s’est faite dans le contexte de la domination amĂ©ricaine mondiale du XXe siĂšcle, mais NON elle n’est pas un produit amĂ©ricain au sens strict.

Car il faut considĂ©rer que l’Empire amĂ©ricain n’a Ă©tĂ©, et n’est encore, lui-mĂȘme qu’un avatar de la puissance Ă©conomique et financiĂšre globale. Cette puissance, qui a pris politiquement conscience d’elle-mĂȘme au siĂšcle dit des LumiĂšres, s’est successivement incarnĂ©e dans les Empires Britannique puis AmĂ©ricain ; les États-Unis d’AmĂ©rique ont Ă©tĂ© au XXe siĂšcle ce que la Couronne britannique fut au XIXe siĂšcle : une matĂ©rialisation du pouvoir grandissant des banquiers-financiers. Il n’est pas exclu que les dĂ©tenteurs de la puissance financiĂšre mondiale aient optĂ© pour la Chine en tant que nouvel Empire intermĂ©diaire prĂ©cĂ©dant l’arrivĂ©e concrĂšte du gouvernement mondial. Toutefois, leurs plans pourraient ĂȘtre dĂ©jouĂ©s par le pouvoir politique chinois, qui vient par exemple d’interdire sur son territoire les plateformes de crypto-monnaies et qui semble poursuivre inlassablement depuis quelques annĂ©es une implacable lutte contre la corruption. L’avenir nous renseignera sur le fait de savoir si la Chine sera ou non le troisiĂšme et dernier Empire global, celui chargĂ© de prĂ©cĂ©der l’avĂšnement du Nouvel Ordre Mondial, c’est-Ă -dire de la dictature universelle


La construction europĂ©enne, dont l’origine technique remonte pour l’essentiel au XIXe siĂšcle, a Ă©tĂ© pensĂ©e par et dans les cercles Ɠuvrant Ă  la domination du pouvoir Ă©conomique global. La construction europĂ©enne est un laboratoire d’essai, elle est la premiĂšre marche vers l’intĂ©gration de ce qui deviendra, inĂ©luctablement au XXIe siĂšcle, si personne ne s’y oppose sĂ©rieusement, le gouvernement mondial. L’expĂ©rience de l’intĂ©gration europĂ©enne – qui porte le nom d’Union EuropĂ©enne – permet aux dĂ©tenteurs du pouvoir Ă©conomique de tester in vivo, sur le continent europĂ©en, ce qui sera gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă  l’ensemble du monde et constituera les modalitĂ©s de fonctionnement du gouvernement mondial. Il ne faut pas s’y tromper !

Je pourrais longuement vous parler de l’actuel engouement pour les crypto-monnaies selon la technologie blockchain, du fonctionnement du circuit Ă©conomique global et de la façon dont les multinationales s’y sont prises pour mettre les États sous leur dĂ©pendance Ă©conomique. Toutefois, ces dĂ©veloppements, longs, ne sont pas adaptĂ©s au format de cette prĂ©sentation orale. Je pourrais Ă©galement vous expliquer l’ensemble des consĂ©quences techniques, en termes d’organisation gouvernementale, de la suppression du principe de « sĂ©paration des pouvoirs ». Mais lĂ  encore il nous faudrait un temps qui n’est pas compatible avec les exigences de la prĂ©sentation d’ensemble, Ă  laquelle rĂ©pond ce discours. Permettez-moi juste de mentionner que si l’article 13 de l’actuelle Constitution russe est en dĂ©bat, c’est surtout son article 10 qui devrait ĂȘtre mis en cause ; car la « sĂ©paration des pouvoirs », qui suppose la « dissolution » du pouvoir, pose un problĂšme politique insoluble Ă  tous les États qui l’ont adoptĂ©. L’article 13 litigieux, qui certes ajoute le dernier clou au cercueil du « pouvoir », n’est en rĂ©alitĂ© qu’une manifestation secondaire du problĂšme politique rĂ©el.

Pour tous les détails techniques, je vous donne rendez-vous dans un autre cadre


Je termine cet exposĂ© en insistant sur le fait que LE DROIT est LE moyen qui permettra soit d’aller toujours plus loin vers l’avĂšnement du gouvernement mondial, soit de stopper ce processus mortifĂšre et d’entreprendre une lutte efficace contre les postulants Ă©conomiques au pouvoir politique global.

ConnaĂźtre les techniques juridiques permettant de faire face au danger ne suffit Ă©videmment pas. Il faut y ajouter une rĂ©elle dĂ©termination politique qui, seule, permettra de mettre ces techniques en Ɠuvre. Cette volontĂ© politique ne doit pas ĂȘtre recherchĂ©e dans les pays occidentaux, qui ne sont pas en capacitĂ© politique et socio-culturelle de lutter ; le rĂ©veil des BRICS doit, Ă  cet Ă©gard, ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un potentiel espoir, tout en gardant Ă  l’esprit que l’ennemi est puissant, y compris dans ces derniers États


Mesdames et Messieurs, je vous remercie de l’attention que vous avez bien voulu porter Ă  cet exposĂ©.

Source : Le saker francophone

Article paru sur le site Katheon.

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