10 août 2018

Management de la sauvagerie (III)

Par Aristide Leucate

Concernant le reste des États, dont ceux de l’Occident, l’étape de l’humiliation et du découragement est une clé théorique d’explication de la méthode poursuivie par le groupe État islamique (EI) : éreinter nerveusement, harasser psychologiquement, épuiser politiquement les peuples et les gouvernants de ces États de façon à susciter un état de catatonie générale où se mêleraient peur panique et improvisation désordonnée propices à l’émergence de la « sauvagerie ».

Abu Bakr Naji.

Abu Bakr Naji.

Abu Bakr Naji préconise de prolonger autant que possible cette étape qui doit conduire à « l’épuisement des forces ennemies et des régions[1] qui collaborent avec elles. La dispersion de leurs efforts. Les empêcher de reprendre souffle […], même s’il s’agit d’actions mineures ou de peu d’effet. Mais si le glaive ne frappe la tête que d’un seul Croisé, c’est un exemple qui ira crescendo et trouvera son effet par la suite[2] ».

À cette enseigne, convient-il de prendre au sérieux les attentats revendiqués au nom du groupe EI, quand bien même celui-ci ne les aurait pas commandités directement et expressément. En effet, ces « opérations […] n’ont pas besoin de l’aval du haut Commandement dans la mesure où elles sont par avance approuvées par ce dernier ».

En d’autres termes, ceux que la novlangue médiatique et judiciaire s’obstine à qualifier de « loups solitaires » agissant prétendument de leur propre initiative, soit parce qu’ils n’auraient aucun lien avec une quelconque organisation islamique, soit encore parce qu’ils présenteraient des profils de « déséquilibrés mentaux », sont habilement instrumentalisés – même à leurs corps défendant – par une organisation criminelle qui les surplombe.

Là encore, il ne s’agit nullement d’extrapolations gratuites de la part de l’auteur de ces lignes, mais d’une lecture attentive d’un livre qui est en soi une véritable bombe, tant il décrit par le menu le modus operandi des tueries et assassinats de masse perpétrés un peu partout dans le monde occidental. Qu’on en juge à la lumière de ces propos d’Abu Bakr Naji : « multiplions les frappes contre l’Amérique et ses alliés à l’Est comme à l’Ouest ! […] Il faut diversifier et multiplier les actions humiliantes contre l’ennemi croisé et sioniste partout dans le monde musulman. Et au-delà du monde musulman quand c’est possible. »

Surtout, ces appels aux meurtres sont fondés sur le Coran, texte sacré de l’islam : « le commandement d’entrer en djihad contre les apostats au pouvoir est abordé dans les versets du Coran et du hadith qui ordonnent de mener le djihad contre les infidèles et les apostats ».

Et l’auteur de rappeler les sourates et versets qui fondent le djihad : « Allah a envoyé l’épée aux Arabes pour combattre les polythéistes jusqu’à ce qu’ils se convertissent à l’islam. Il (exalté soit-il) a dit : ‘‘quand les mois sacrés seront passés, massacrez les idolâtres où qu’ils se trouvent, capturez-les, enfermez-les, tendez-leur des embuscades. Mais s’ils se repentent et font des prières, s’ils lèvent les mains au Ciel, laissez-les aller. Allah est tout pardon, il est toute compassion (Coran 9 – 5)’’. Il faut brandir l’épée contre les juifs, les chrétiens, les polythéistes non-arabes, jusqu’à ce qu’ils se convertissent à l’islam, ou qu’ils soient réduits en esclavage, ou qu’ils soient dirigés par les Arabes. Ils sont de ceux qui blasphèment en attribuant un fils à Dieu ou en lui supposant des partenaires. Allah a dit : ‘‘Combattez ceux qui ne croient pas à Allah et aux fins dernières et qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit jusqu’à ce qu’ils paient tribut et qu’ils aient été humiliés. Les Juifs disent : Ezra est le fils de Dieu ; les chrétiens disent : le Messie est le fils de Dieu. Ce sont les mots qui sortent de leurs bouches, comme celles des incroyants. Qu’Allah les accable ! Comme ils sont pervertis !’’ (Coran 9 : 29-30). »

Notes

[1] L’auteur, en musulman conséquent qui nie l’existence politique et juridique de l’Etat, n’utilise ce terme que dans son acception occidentalisée et uniquement à des fins pratiques pour être parfaitement compris de ses lecteurs. Il s’en explique lorsqu’il écrit que « la ‘‘région de sauvagerie’’ est le plus souvent une ville, un village, ou deux villes, ou un quartier, ou secteur d’une grande cité ». Ces derniers mots sont particulièrement éloquents dans la mesure où ils lèvent clairement le voile (si l’on peut dire) sur la réalité de nombre de nos métropoles européennes, grandes ou moyennes, partiellement gangrénées par une immigration de peuplement d’origine extra-européenne qui, en important son mode de vie et sa « vue du monde », s’approprie, en quelque sorte, des zones entières. L’exemple de du département de la Seine-Saint Denis en France ou celui de Molenbeek-Saint Jean en Belgique, sont, de ce point de vue, particulièrement illustratifs.

[2] C’est nous qui soulignons.

Management de la sauvagerie publié en 2004 et écrit par Abu Bakr Naji (Ars Magna).

Management de la sauvagerie publié en 2004 et écrit par Abu Bakr Naji (Ars Magna).

EuroLibertés : toujours mieux vous ré-informer … GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le système ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertés ré-informe parce qu’EuroLibertés est un média qui ne dépend ni du Système, ni des banques, ni des lobbies et qui est dégagé de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertés est un acteur incontournable de dissection des politiques européennes menées dans les États européens membres ou non de l’Union européenne.

Ne bénéficiant d’aucune subvention, à la différence des médias du système, et intégralement animé par des bénévoles, EuroLibertés a néanmoins un coût qui englobe les frais de création et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les déplacements indispensables pour la réalisation d’interviews.

EuroLibertés est un organe de presse d’intérêt général. Chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une déduction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coûte en réalité que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertés (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigé vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sécurisée.
 

3 : Faire un don par chèque bancaire à l’ordre d’EuroLibertés

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-Bicêtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99

Partager :