17 octobre 2026

Remigration : « Y’a qu’à… », « Faut qu’on… »… et pourquoi pas, après tout !

Par Philippe Randa

Afin de prolonger et de compléter le dossier du numéro 220 d’Éléments, consacré à la « remigration », concept qui prend progressivement de l’ampleur dans le discours politique français et européen, la revue a décidé, pour son site internet, d’interroger sur ce sujet un ensemble de personnalités du monde politique et culturel dissident en leur soumettant la même interrogation : « Pensez-vous que la « remigration » soit possible et souhaitable, et si oui, sous quelle forme et dans quelles conditions ? »

Philippe Randa, directeur d’EuroLibertés, y a répondu.

« Ne négligeons pas non plus que les populations immigrées
qui ne se sont pas fondues dans la culture et le mode de vie de leur pays d’accueil,
se sont en revanche accoutumés, souvent jusqu’à l’addiction
à l’assistanat économique et à la surconsommation.
Deux aspects devenus parfois le seul but d’une existence
dont elles savent pertinemment qu’elles n’en disposeront pas
dans leurs pays d’origine »

J’ai toujours été très sceptique sur la possibilité d’une remigration. Si on la conçoit comme une expulsion manu militari, encore faudrait-il en être capable, autant moralement que physiquement. Moralement, je doute que l’opinion publique, en tout cas en France actuellement, soit majoritairement acquise à cette solution. Cela pourrait-il changer à l’avenir, pourquoi pas ! Mais quand ? Aux calendes grecques ? Et surtout, concrètement, en serions-nous capables ? Il n’y a que parmi certains de droite dite « extrême » ou de gauche tout aussi extrême, pour être persuadés que « tous » les policiers sont « bien » ou « mal » pensants et « tous » les militaires » itou, refusant la réalité : ce sont les uns comme les autres, dans leur extrême majorité, avant tout des fonctionnaires plus soucieux de ne pas prendre trop de coups 35 heures durant par semaine et de comptabiliser leurs trimestres de retraite. À leur décharge, cela fait plusieurs décennies que les gouvernements successifs en France les y ont incités, sinon obligés.

Et donc, alors, envisager une remigration consentie. Plus ou moins. Vaste programme, comme aurait dit un général du siècle passé qui, déjà, craignait que Colombey-les-deux-églises ne devienne un jour Colombey-les-deux-mosquées… ou comme Marcus Garvey, « le grand-père d’origine africaine de la dinguerie Woke, qui avait lancé le slogan “Back to Africa”, invitant les Africains formés dans les pays civilisés à mettre en valeur leur continent d’origine, énorme, très riche et très arriéré » (Bernard Plouvier, in La désinformation autour du complotisme, éditions Dualpha).

Mais « remigrer » qui ?

Il me semble aller de soi qu’il ne puisse pas s’agir de familles désormais françaises depuis plusieurs générations, ce qui serait difficilement concevable moralement, à moins d’imposer une rétroactivitée des lois assez discutables. Et la plupart de ces familles étant parfaitement assimilée, elles partagent désormais elles aussi, tout comme les descendants de Gaulois, les angoisses et tracas au quotidien causés par une immigration incontrôlée, illégale et invasive… Dans la « galère France », tous les honnêtes gens sont logés à la même enseigne. En ont-ils tous conscience ? En avons-nous tous conscience ? Poser la question est y répondre.

Et les « autres », alors ? Pour les immigrés tout comme pour leurs pays d’origine, comment et surtout pourquoi pourraient-ils envisager un retour au bercail ?

Ceux qui ont quittés leurs terres natales l’ont fait pour de multiples raisons, soit qu’ils y étaient maltraités, soit en espérant ailleurs un meilleur avenir économique, soit parce qu’ils y ont été contraints, physiquement, eux ou leurs familles, par des trafiquants de chairs humaines… soit également par les gouvernements de ces pays, très/trop heureux de se débarrasser ainsi de « bouches inutiles », d’opposants politiques ou encore de délinquants… Hormis peut-être pour causes de guerres civiles, on dénombre généralement assez peu de savants ou de CSP+ dans les vagues d’immigration venues d’Afrique, d’Amérique du sud, du Moyen-Orient ou d’Europe de l’est…

Ne négligeons pas non plus que les populations immigrées qui ne se sont pas fondues dans la culture et le mode de vie de leur pays d’accueil, se sont en revanche accoutumés, souvent jusqu’à l’addiction, à l’assistanat économique et à la surconsommation. Deux aspects devenus parfois le seul but d’une existence dont ils savent pertinemment qu’ils n’en disposeront pas dans leurs pays d’origine.

Les solutions les plus vraies sont celles qui sont les plus simples… et inversement !

Et donc… Rien ne serait (plus) possible ? Si, bien sûr… Pourquoi pas « Y’a qu’à… », « Faut qu’on… », après tout !, surtout si l’on adapte et applique la théorie du rasoir d’Okham : les solutions les plus vraies sont celles qui sont les plus simples… et inversement !

Il est tout d’abord inutile d’écoper l’eau d’une inondation si on laisse les robinets ouverts en grand, cela va sans dire… et distinguer ensuite les immigrés en règle avec les lois du pays d’accueil et ceux qui ne le sont pas.

Mais que faire alors de ces derniers ?

Pourquoi ne pas s’entendre – financièrement – avec un pays du continent d’origine de ces populations pour y expulser systématiquement toute personne entrée ou restée illégalement dans notre pays… Renvoyer tout clandestin sur son continent d’origine – comme s’il avait ricoché – serait lourd de symbole, faisant sans doute réfléchir bien des candidats à l’immigration… et asséchant de fait les lucratifs revenus des réseaux maffieux de la traite humaine.

Ce renvoi systématique des immigrés illégaux sur leur continent d’accueil serait alors également appliqué aux délinquants, jugés et condamnés en France, pour qu’ils accomplissent leur peine non pas en détention « chez nous », mais en détention « chez eux » où les conditions de celle-ci seraient sans doute, assurément, d’une « moindre douceur » (avec contrôle régulier que toutes ces détentions soient tout de même assujetties à un minimum de respect de la condition humaine pour éviter l’option toujours possible du « Bon appétit les crocodiles ! »

Enfin, pourquoi ne pas imposer que l’obtention de la nationalité française ne devienne définitive qu’après une quinzaine d’année à la condition sine qua non qu’il n’y ait eu, durant ce laps de temps, aucune condamnation pour des faits graves d’incivilités, vols, trafics, agressions, crimes, etc. ?

Sans qu’on ait oublié simultanément, cela va de soi, de démanteler tous les réseaux de trafiquants de chaire humaine et ceux qui sont leurs complices, par bêtise ou corruption, ONG pseudo-humanitaires en tête !

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Philippe Randa,
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