5 mars 2020

Des nouvelles inespérées de nos amis Usbek et Rica

Par Jean-Pierre Brun

La dernière lettre de nos amis persans, rendue publique par Montesquieu, date de 1721. À la veille du troisième centenaire de sa rédaction, ils ont cru bon de se rappeler à notre bon souvenir en m’envoyant une missive pour le moins inattendue. Pourquoi m’avoir choisi comme destinataire ? Il semblerait que de l’au-delà, de plus en plus ignoré de nos contemporains, le baron de la Brède m’ait fait condamner par défaut à être son fourrier auprès des plus hautes instances politiques et médiatiques qui, paraît-il, boycottent son enseignement. Il est vrai que juriste constitutionnaliste de formation et moyennement démocrate comme l’ami Volkov, j’ai toujours apprécié la finesse des analyses et l’humour de ce vieux Charles-Louis. Ses amis Usbek et Rica ayant été informés de cette désignation pour le moins originale, il me revenait de droit, d’être le destinataire de cette épître afin de la diffuser le plus largement possible. C’est ce que je m’empresse de faire aujourd’hui.

 

Chers amis français,

En 1721 nous considérions que les habitants de Paris étaient d’une curiosité allant jusqu’à l’extravagance. Trois siècles plus tard nous en appelons encore à cette extravagance mais pour qualifier l’inconséquence arrogante des élites françaises qui prétendent se réclamer d’un esprit cartésien pour imposer des opinions pourtant aberrantes.

En cette période où l’argument massue utilisé par les instances moralisatrices de votre République est la dénonciation de stigmatisations le plus souvent imaginaires, comment ne pas remonter aux sources de cette incohérence dans laquelle baigne votre société. Vous noterez le pluriel desdites sources. Pour l’une d’entre elles il faut revenir au mois de Mai 1968 et à son culte qui ne saurait être remis en cause sous peine d’encourir un bannissement perpétuel loin de votre médiasphère inquisitoriale. S’il est vrai qu’en France, au lendemain d’un avril encore frileux, vous pouvez en mai faire ce qu’il vous plaît, pouvez-vous pour autant faire n’importe quoi ?

Conformément aux envolées prophétiques des visionnaires de l’époque, l’imagination a été mise au pouvoir pour que vous puissiez enfin prendre vos désirs pour des réalités. C’est ainsi que certains de vos guides ont forgé cette curieuse machine dite des 35 heures qui devait permettre au salarié de gagner autant, sinon plus, en travaillant moins. Et que dire de cette construction acrobatique qui autorise une réduction de cinq ans de l’âge de départ à la retraite malgré une augmentation substantielle de l’espérance de vie. Sans doute leurs concepteurs ont-ils appliqué scrupuleusement cet étonnant précepte : « Soyons réalistes, demandons l’impossible… »

Soyons realistes, demandons impossible

Vous vous étonnez parfois de cette propension qu’ont des jeunes à considérer leur activité professionnelle comme l’accessoire le plus vulgaire du financement de leur intégration dans la seule société qui vaille : celle des loisirs. Mais qui avait peint sur les murs de votre capitale de séduisants appels au farniente comme « Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner » ou encore « Sous les pavés, la plage » ?

Alors que votre microcosme politico-médiatique est ébranlé en permanence par de prétendus scandales liés à des pratiques sexuelles dévoyées comme la pédophilie ou ces harcèlements qui peuvent conduire jusqu’au viol, qui oserait remettre en cause l’originalité libératrice de ces slogans presque quinquagénaires comme « Vivre son temps et jouir sans entrave ». Ce qu’un certain Cohn-Matzneff, célébré par ceux qui chez vous font l’opinion, a gaillardement appliqué. Comment stigmatiser aujourd’hui sa conduite alors qu’il bénéficie de cette immunité incontestable que constitue encore, chez beaucoup de vos intellectuels éclairés, la fameuse « interdiction d’interdire ».

Selon nos ayatollahs votre société occidentale est l’objet d’une discrète mais puissante entreprise qui vise à lui substituer l’Oumma mahométane. Sans doute vous permettrait-elle de pratiquer à nouveau certaines vertus aujourd’hui disparues de votre univers matérialiste. Sans doute tenterez-vous de vous y opposer en pratiquant votre surprenante doctrine de défense passive : « Faites l’amour, pas la guerre ». Mais rien n’est moins sûr quand on connaît la vigueur des étalons du Prophète.

De ces sophismes écoulés à profusion par des marchands d’utopies hallucinogènes, l’un d’entre eux s’est toutefois matérialisé au gré des consultations électorales qui ont suivi. À juger de la situation actuelle de la France pour laquelle elles portent une part de responsabilité, il est juste d’affirmer que « Quand les parents votent, les enfants trinquent… ».

Une ultime question avant de vous quitter et de vous dire toute notre commisération : vos guides de la Révolution vous imposent-ils tout cela par sottise ou par méchanceté ?

À Ispahan, le 6 de la lune de Chalval.

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