22 avril 2020

J’aime les filles…

Par Jean-Pierre Brun

 

Oui, comme Dutronc le chantait avec sa nonchalance communicative, j’aime les filles… mais pas n’importe lesquelles. Puisque je lui emprunte ce titre, je me dois de souligner ma considération distinguée pour son épouse, Françoise. Au milieu d’un parterre de minettes stéréotypées élevées sous serre et hors-sol dans les pépinières d’un Barclay ou d’un Stark, les Borel et Tricatel de la chanson française, elle incarnait déjà la grâce, l‘élégance, la sensibilité et l’intelligence que ni l’âge ni la maladie ne devaient altérer.

Salut les filles

Eh oui, j’aime les filles intelligentes et « classieuses » comme les qualifient mes petits-enfants. Par leur indépendance d’esprit, elles font tache sur une scène médiatique tristement unicolore, lamentablement vulgaire.

J’aime cette artiste qu’est Gabrielle Cluzel. Joaillière des mots, elle vous cisèle une formule qui, mieux qu’une démonstration fastidieuse, pulvérise en un instant un travers ou une quelconque idée reçue. Quelques exemples ? Dénonçant la relégation du travail, de la famille et de la patrie au plus profond des magasins nationaux, elle propose une nouvelle devise pour la république française : « hédonisme, individualisme, mondialisme ». Bien vu, non ? Analysant le phénomène social que constitue le mouvement des « gilets jaunes » et reprenant une raillerie macronienne visant à les mépriser, elle imagine une opposition entre une « gauche caviar » parisienne et une « bourgeoisie blanquette de veau » provinciale. Et de rappeler que « plat préféré du commissaire Maigret, la blanquette de veau sent la France pompidolienne, tranquille et prospère ». Et devant l’impossible dialogue entre le pouvoir et ces Français « moyens », elle formule cette vérité première : « C’est que cette France-là ne sait pas faire la révolution, elle n’est pas du grand soir, mais du petit matin, l’heure à laquelle on se retrousse les manches ». Avouez que cela a de la gueule…

J’aime cette chipie de Charlotte d’Ornellas et son insatiable appétit lorsqu’on lui sert sur un plateau (de télévision bien sûr) une brochette de veaux (sous l’amer) issues des meilleurs élevages de la politologie nationale. Que dire encore lorsque cette sacrée gamine devient mangouste pour affronter quelque cobra prétentieux sorti pour la circonstance du vivarium du Muséum national de la pensée unique. Il comprend très vite, à ses dépens, que ce petit animal apparemment inoffensif a, curieusement, les canines plutôt incisives.

J’aime Bérénice Levet cette très académique philosophe néanmoins d’un drôle de genre, surtout quand elle en conteste la théorie. J’aime son effronterie lorsqu’elle écrit « à l’attention des hommes qui aiment les femmes et des femmes qui aiment les hommes ». À se demander où elle puise ses sources. J’aime l’entendre inviter les femmes à se libérer du féminisme. Lorsque, pour ce faire, elle en appelle à « la nation française, courtoise, galante et libertine » pour qu’elle ne se renie pas, je biche comme le vieux pou que je suis devenu. J’aime quand elle rappelle que « la confiance entre les hommes et les femmes est un acquis magnifique de la civilisation, et singulièrement de la civilisation française, pays de la mixité et de la complicité des sexes ». Libéré de ses servitudes sexuelles, Tarik Ramadan oserait-il la contredire?

J’aime Agnès Verdier-Molinié quand, sur quelque barreau d’une volière télévisuelle, son regard d’aigle guettant sa proie, elle salive déjà avant de fondre sur un ara imprudent, pour en dépecer les arguments fallacieux à grand renfort de chiffres et de statistiques que ne sauraient contester les sentencieux grands-ducs de la Cour des comptes, victimes expiatoires de pouvoirs publics velléitaires, impuissants à maîtriser les incohérences de leurs politiques budgétaires. Ce qui d’ailleurs, malgré les coups de bec en rafale de l’oiselle, ne les empêche malheureusement pas de présider, impuissants, à l’interminable naufrage des finances publiques.

J’aime Sandrine Sarroche, son sens aigu de l’observation clé de ses irrésistibles parodies, son incomparable aptitude à se glisser dans la peau des autres pour adapter quelques « classiques » de la chanson française à l’actualité. Elle est en outre le révélateur de la médiocrité sinon de la nullité de la plupart de ses consœurs et confrères qui osent se réclamer de l’humour sans en avoir la moindre finesse. Hypokhâgneuse et juriste de formation, en excellente avocate qu’elle fut, elle défend avec talent cette nation française courtoise, galante et libertine évoquée ci-dessus.

Vous noterez, du moins je l’espère, que cette attirance ne doit rien à l’ovale de leur visage, à l’angélisme de leur sourire, à la gracilité de leur cou, à leur regard ensorceleur, encore moins à leur anatomie plastique de déesse grecque. Ce qui m’attire chez ces filles, c’est leur approche très féminine des questions, leur rigueur intellectuelle qui nous fait souvent défaut, leur impertinence piquante, leur insolence discrète et leur humour subtil qui valent certainement mieux que notre ironie trop mordante et nos emportements verbaux… sabre au clair.

Vous devinez pourquoi rien ne me séduit chez Martine Aubry, Roselyne Bachelot, Marine Le Pen ou Marlène Schiappa. Ne parlons même pas de Christiane Taubira ou de Sibeth N’Diaye. Mais qui invoque aujourd’hui les trois grâces, ces déesses du charme, de la beauté et de la créativité ?

Quand je pense que certains me collent l’étiquette de « macho » du fait de mes origines ultra-méditerranéennes…

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