17 juillet 2017

Avant le déluge

Par Alexis Arette

Après Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron depuis 2008, qui, ayant répété ce que sont les exigences catholiques, a été vilipendé par un élu socialiste qui tente de survivre par l’outrance à la débâcle de son parti, voici que Mgr Ravel, archevêque de Strasbourg, s’implique de même dans la défense de la morale chrétienne.

Il ose déclarer qu’aujourd’hui, le meurtre prénatal n’est pas seulement « concédé » (ce qu’il fut dans le projet de Simone Veil), mais qu’il est « promu » par le régime. Et il ajoute : « C’est une promotion, et ça, je ne peux l’accepter, pas pour une question de foi, mais parce que j’aime la France ! »

Il faut dire que Mgr Ravel fut évêque aux armées, et sanctionné pour des propos qui n’étaient point conformes à la politique de François Hollande. En sus, je crois que sa mère était martiniquaise, et j’ai eu quelques camarades de guerre de cette origine, qui, au feu, m’ont paru un peu plus « nationaux » que les Le Drian, Fabius, Valls et BHL ne le sont au râtelier…

Car Mgr Ravel pose ainsi la question nationale. Qu’est-il licite d’aimer ? La Nation qui au-dessus de ses fautes, élevait des cathédrales ? Ou un État qui pour tenter de gommer ses crimes, fabrique des crématoires pour les petits citoyens qu’elle n’aime pas ?

Une jeune mère de famille, enceinte pour la troisième fois, passant son examen de grossesse dans une clinique, m’a dit s’être vue proposer d’emblée l’avortement, comme un choix habituel et banal ! Mgr Ravel a donc raison de parler de promotion, comme j’ai parlé d’incitation. Et les victimes ne sont pas seulement les petits citoyens en devenir, mais aussi les femmes que l’on prive des trésors de la maternité, c’est-à-dire de ce qui nous rapproche le plus de la tendresse divine.

Ainsi se met en place la société putrifère imaginée par Léon Blum, ou l’on dévie notre nature de sa fonction patermaternelle, pour la remplacer par le plaisir tous azimuts ; Le mariage n’étant qu’une convenance finale, pour ne pas rester solitaires l’âge venu. Mais le mariage, à son origine, avant sa déchéance polygamique, se révèle comme un essai d’unité, et non pas comme la juxtaposition de deux solitudes !

L’Église ne parle plus guère de celui qui fut « homicide dès le commencement », et pourtant c’est son esprit d’égoïsme qui a conquis notre société. Car l’« humanisme » dont on se targue n’a jamais été aussi bien défini que par Diderot qui disait : « J’aime l’humanité ! Cela me permet de haïr mon voisin ! »

Il faut donc plutôt parler d’« humanitarisme » : un masque qui recouvre une sale marchandise avec de jolis mots ! Et c’est la répétition de jolis mots qui finit par donner bonne conscience à l’inconscience !

Il y a deux semaines qu’en étudiant le dossier d’un tueur islamiste, on s’est aperçu qu’il avait un permis de port d’arme ! Un permis de tuer en somme ! Et je n’ai pas entendu dire, que l’on ait recherché l’autorité qui avait signé ce permis. Il appartenait certainement à notre république « humanitaire », qui, comme l’antique société assyrienne, plantait ses enseignes sur une pyramide de crânes, à une différence près : notre société, c’est un peu comme le drapeau de la croix rouge que l’on tente de faire flotter sur les charniers du génocide !

Monsieur Badinter a engrossé d’impuissance notre société. C’est son humanitarisme qui permet aux criminels élargis de recommencer à tuer. Et cela est une grande espérance de l’islamisme puisque les fous d’Allah qui sont faits prisonniers savent qu’on ne les tuera point, qu’on les libérera un jour pour « bonne conduite », et qu’ils pourront continuer ainsi leur Guerre Sainte…

Or, le « laisser vivre la vipère » est peut-être défendable en écologie ; c’est une ânerie en politique.

Le réceptacle du mal essentiel a été un instant la Russie Soviétique. Il est aujourd’hui l’État yankee, dont Albert Einstein a pu dire : « L’Amérique est le seul pays qui soit passé de la barbarie à la décadence, sans connaître la civilisation » (citation également attribuée à Georges Clemenceau par certains).

Les tentacules de ce qu’on peut appeler l’empire Rockefeller sont celles d’un mal aussi insidieux que multiforme. Un seul exemple : depuis 20 ans, sauf exception rarissime, nous sommes non seulement inondés à 90 % de films américains, mais nos films français eux-mêmes sont sonorisés de beugleries anglo-saxonnes ! Et personne ne relève cette totale sujétion qui s’étend chaque année davantage, et qui devrait au moins mériter aux responsables l’indignité nationale à vie.

On tient le Décalogue comme un code religieux, mais il est simplement le code des exigences de la vie sociale. Bien avant Moïse, le Thot égyptien, le Manou indien, le sémite Sargon, étaient parvenus à tirer de semblables leçons de l’histoire : Il y a des actes qui font vivre, et des actes qui font mourir. Et on ne peut pas en inverser les termes.

À partir de ces lois vitales, l’homme assume son comportement. Tant qu’il ne les transgresse qu’à son usage physique, il ne s’en prend qu’à lui-même, et c’est son droit de se détruire. Mais quand il admet le vol, le viol, l’esclavage, la minorisation de la femme, et le meurtre de l’enfant, il s’en prend à un autre, et la loi doit le punir. Mais aujourd’hui, Mgr Ravel démontre que ces crimes sont promus par le régime. Et le bien transgressé finit toujours par punir la société.

Depuis Saint Nilus qui, au Ve siècle prophétisa sur la déchéance du monde à partir des années 1900, ce sont des centaines de révélations mystiques, qui ont mis en garde la société contre la conséquence de nos lois laïcistes.

Mais alors qu’à l’époque les Pères de l’Église témoignaient d’un véritable héroïsme dans le témoignage de leur foi, Saint Nilus annonçait la déchéance de l’Église pour notre époque, ce dont se plaindrait Notre Dame à La Salette, treize siècles plus tard. Saint Nilus entre autres détails écrivait : « On ne respectera ni les parents ni les aînés (et il y a effectivement des « mouroirs » pour les vieux !) et les pasteurs chrétiens, évêques et prêtres deviendront des hommes vains, complètement incapables de distinguer le chemin de droite du chemin de gauche (voir ce qu’il en est des propos de Mgr Gaillot sur la pédérastie, et de Mgr Dagens, l’évêque bombardier d’Angoulême !) En ce temps-là, les lois morales et les traditions des Chrétiens et de l’Église changeront (Symbole : la messe qui ne se dit plus vers le soleil levant, mais vers le crépuscule !) Les gens ne pratiqueront plus la modestie (et on panthéonise les gens formatés par les prestiges mondains !) et la dissipation régnera ! (voir les propositions des prostituées sur internet et les prétentions de la gay-pride !). Le mensonge et la cupidité atteindront de grandes proportions (voir l’immonde mensonge des Yankees sur les armes de l’Irak, afin de s’emparer des richesses pétrolières !). La luxure, l’adultère, l’homosexualité, les actes secrets et le meurtre, seront la règle de la société ! (dans ce domaine, on n’a que l’embarras du choix !).

Ce n’est qu’un petit nombre que la prophétie semble préserver lorsque « l’épée du châtiment viendra ». Mais bien sûr, personne n’y croit, sauf « le petit nombre ».

C’est-à-dire que, pour l’instant, comme à la veille du déluge, le monde des affaires continue à faire ses affaires, et les électeurs macronisés continuent de croire que demain, on rasera gratis !

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

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