9 janvier 2020

Jésus, Marie, Joseph ! Une inquiétante méprise

Par Jean-Pierre Brun

 

Le calendrier liturgique de l’Église catholique célèbre la Sainte Famille, le premier dimanche suivant Noël. L’Évangile du jour rappelle la fuite en Égypte de Joseph, Marie et l’enfant Jésus, pour échapper au massacre des nouveau-nés décrété par Hérode, inquiet d’une royauté nouvelle qui pourrait concurrencer la sienne.

S’inspirant de cet épisode néotestamentaire, nombreux chrétiens, et non des moindres, ne manquent pas de rapprocher cette fuite, incontestablement improvisée, de celles de centaines de milliers de personnes, mûrement réfléchies, vers les pays européens, curieusement réputés les plus accueillants, du moins matériellement.

Compatir pleinement et aider ces malheureux migrants ! On n’en attend pas moins d’un fidèle se devant de pratiquer la vertu de Charité.

À ce titre, strictement religieux, pourquoi des centaines de milliers de Musulmans concernés ne se réfugieraient-ils pas chez les riches Saoudiens ou dans les Émirats qui ne savent que faire de leurs pétrodollars ? Ils ne manqueraient certainement pas de leur consacrer une part de la zakât, le troisième pilier de l’islam, en approfondissant, qui plus est, leur méditation sur les vertus de la Charité. Quelques dizaines de milliers de « meskines » africains ne méritent-ils pas autant, sinon plus, que les mercenaires du Paris Saint-Germain ?

Comparaison n’est pas raison dit-on. Elle devient d’autant plus douteuse si l’on s’en tient aux statistiques actuelles portant sur ces réfugiés et autres migrants. Dans leur immense majorité ce sont des hommes en pleine force de l’âge. Curieusement nos pouvoirs publics ne se réfèrent même plus à une quelconque persécution politique voire ethnique, comme cause de leur départ. Aujourd’hui, la misère explique et justifie tout, même les incivilités et les violences de certains à l’endroit des populations des pays qui les accueillent. Car rien ne serait plus pervers qu’un amalgame.

Et pourtant, il s’agit bien d’un amalgame lorsqu’on confond dans un curieux pâté d’alouette, persécutés pour leur foi, réfugiés politiques et migrants « économiques ».

Cette misère, au dos particulièrement musculeux pour supporter toutes les tares et injustices dont on la charge, perd pourtant beaucoup de sa crédibilité lorsqu’on découvre le coût exorbitant d’un « passage », eu égard aux moyens financiers du candidat au départ et de l’absence de perspectives professionnelles qui pourraient permettre le remboursement des sommes engagées. Faut-il rappeler par exemple, que le revenu mensuel brut moyen d’un pays comme le Tchad tourne autour de 60 dollars et que celui du Burkina Faso avoisine les 55 (chiffres statistiques de 2015).

Monseigneur Rodhain, le fondateur du Secours catholique, disait au lendemain des indépendances africaines : « Il est préférable d’apprendre à ces populations à planter un pommier plutôt que de leur envoyer une tonne de pommes ». C’est à ce titre qu’il avait développé ces « microréalisations » qui, sous un contrôle strict des travaux et du bon emploi des sommes allouées, permettaient à des populations de demeurer dans leurs villages et d’y vivre décemment en pratiquant cette autosuffisance que les théoriciens de la décroissance appellent aujourd’hui de leurs vœux.

Monseigneur Rodhain, le fondateur du Secours catholique.

Monseigneur Rodhain, le fondateur du Secours catholique.

Pourquoi donc tant d’hommes et si peu de femmes sur les routes migratoires ? Est-ce à dire que, plutôt que de s’encombrer d’une famille, de trop nombreux candidats à l’exil, l’abandonnent dans une misère encore plus noire, voire entre les mains de leurs éventuels exploiteurs ou tortionnaires ? Nos belles âmes qui compatissent aux épreuves de ces nouveaux chercheurs de l’Eldorado, imaginent-elles réellement les difficultés vitales que traversent ces centaines de milliers de femmes pour subsister en faisant bouillir les marmites de leur infortune.

Il subsiste dans ce qui fut le Far West américain de la ruée vers l’or, quelques « Ghost towns ». L’Afrique va-t-elle être parsemée de villages fantômes ?

Mais revenons à nos moutons (plus particulièrement ceux de la crèche) et par la même occasion à l’âne qui favorisa la fuite en Égypte…

Pour dissiper toute liaison mal-t-à propos avec la Sainte Famille, imaginez-vous Joseph le charpentier, abandonnant Marie et son bébé dans une Bethléem inconnue, sinon hostile, les laissant aux mains des massacreurs d’Hérode ?

Choquant, n’est-il pas ? (je travaille mon franglais pour, désormais, mieux me faire comprendre de mes contemporains).

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