6 avril 2018

Promotion éclair en Europe : l’inacceptable dénoncé !

Par Hans Joachim Froh

 

Tous groupes politiques confondus, avec un bémol du côté du groupe PPE de centre droit proche de Jean-Claude Juncker, lors de la session plénière du mois de mars à Strasbourg, les députés européens ont vivement critiqué la promotion éclair de l’homme fort du cabinet du Président de la Commission Jean-Claude Juncker au poste stratégique de Secrétaire Général de cette institution, en violation de toutes les règles communément admises, qu’elles soient statutaires, déontologiques ou autres.

La façon brutale, provocatrice et inélégante dont l’Allemand Martin Selmayr a été désigné le 21 février à la fonction de Secrétaire Général – après avoir été 9 minutes durant, Secrétaire Général adjoint – la plus élevée de l’administration de la Commission, détruit à l’évidence un peu plus encore la crédibilité de l’Union européenne prétendue championne de l’intégrité et de la transparence dans l’administration publique, alors que la confiance des Européens est au plus bas ; si l’on ajoute à cela, en moins de 3 mois, la déclaration du Commissaire européen en charge des migrations, Monsieur Avramopoulos « Europe is too white » (l’Europe est trop blanche), alors il est plus aisé de comprendre le rôle de pompier incendiaire de la Commission européenne, laquelle s’insurge face à la progression très forte des réactions de défense nationale, des « populismes », phénomènes légitimes et compréhensibles qu’elle dénonce régulièrement !

Le débat en plénière du lundi 12 mars, sur la promotion à la vitesse de la lumière, de Martin Selmayr, 47 ans, à un peu plus d’un an de la fin du mandat de son supérieur Jean-Claude Juncker – absent lors du débat – a été ajouté à l’ordre du jour, eu égard à la polémique grandissante à Bruxelles sur les conditions pour le moins opaques de cette nomination.

Il faut fermement rappeler que les institutions européennes n’appartiennent pas aux hauts fonctionnaires mais aux citoyens européens. Il faut servir et non se servir ! Un député néerlandais a pour sa part estimé que « tout puait dans cette nomination, que tout avait été fait derrière des portes closes. »

« Cela sent le népotisme et l’abus de biens publics, Dieu merci le Royaume-Uni s’en va ! », a lâché le député britannique eurosceptique et pro-Brexit Nigel Farage.

De nombreux députés ont déploré l’absence du Président de la Commission européenne dans l’hémicycle, représenté par le commissaire européen en charge du Budget Günther Oettinger, lequel a très maladroitement défendu la « Blitz nomination » du nouveau Secrétaire Général. La commission du Contrôle budgétaire du Parlement européen, saisie de cette affaire, examinera la semaine prochaine cette choquante affaire. Enfin, la Médiatrice de l’UE, chargée d’enquêter sur les plaintes pour mauvaise administration, a indiqué sur Twitter avoir déjà reçu deux plaintes au sujet de la promotion de Martin Selmayr et promis de les analyser.

Au moment même où la Commission européenne, donneuse de leçons et de bons points, toute honte bue, déclenche l’article 7 du traité, son arme « nucléaire » contre la Pologne, au motif que ce pays voit son gouvernement élu démocratiquement, contrairement aux Commissaires européens nommés, réaliser une réforme judiciaire, ce type de pratique d’une autre époque, est inadmissible et exécrable ; elle déconsidère l’Exécutif européen, une fois encore, alors que les nuages sur l’avenir de l’Europe s’amoncellent.

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