16 octobre 2017

Lettre ouverte à Monsieur Macron, président de la République

Par Alexis Arette

Monsieur le président,

On dit qu’à quelque chose malheur est bon, mais on ne voit pas immédiatement à quoi serait bon le malheur de tant de familles endeuillées par les crimes islamiques. J’ai failli spontanément écrire « crimes mahométans », mais je me suis ravisé à temps pour ne point tomber dans l’amalgame réprouvé par nos tribunaux.

En effet, bien que le Coran conseille de couper la gorge et de démembrer les infidèles comme vous et moi, il est d’autres sourates qui permettraient de nous laisser en vie si nous nous soumettions pour payer l’impôt. C’est très généreux.

Je crains d’être quelque peu sous influence, car je viens de lire la diatribe de Madame Barèges, Maire de Montauban. Celle-ci semble s’inquiéter d’un fait que n’a pas retenu la presse, à savoir qu’un citoyen algérien de 38 ans s’était un peu énervé après avoir été empêché de voler la voiture de ses rêves, alors qu’il avait quelques raisons de se croire « chez lui chez nous », puisque bien que connu de la police et en situation irrégulière en sus, il n’avait pas été expulsé. Le préfet doit être un humaniste, ce qu’on ne saurait critiquer, mais enfin les conséquences sont regrettables.

Se sentant brimé, le citoyen a décidé de punir la société en la personne d’une dame de 81 ans : après l’avoir ligotée pour qu’elle fût consentante, il l’a sodomisée.

J’avais cru comprendre qu’au paradis d’Allah, c’étaient des jeunesses qui étaient préposées à ce rituel. Mais je comprends bien qu’ici bas, étant donné la société encore répressive que nous subissons, on doive s’accommoder de ce que l’on a pour que jeunesse se passe.

Il n’empêche qu’étant encore imparfaitement éduqué par l’humanisme républicain, eussé-je été là que j’aurais cassé la tête du sodomite, ce qui probablement m’aurait valu vos ergastules, d’autant plus que je n’aurais pas fait les sommations ! Voyez comment les instincts primaires peuvent remonter à la surface ! Suis-je un pithécanthrope en défaut d’évolution ? Je ne sais, mais alors que pendant la guerre, j’ai tout fait pour qu’après les évènements, on puisse soigner les blessés ennemis, je ne laisserai pas vivant un seul djihadiste revenu en France pour se faire soi-disant désislamiser !

En France, la désislamisation était un échec total. Ici dans le Sud, nous disons, une « cagade » ! C’est-à-dire que si une sarkozienne en vient à cette analyse, vous pouvez comprendre que moi, qui ne suis qu’un paysan qui ai toujours vécu avec le quart du SMIC, je me retrouve encore quelques réflexes obscurantistes.

Mais je ne doute pas que la société de progrès ne continue à progresser, et je suis sûr qu’on trouvera des circonstances atténuantes aux exercices de braguette de ce jeune homme que nous n’avons pas su intégrer.

Généralement, la médecine républicaine commise aux examens de ceux qui tuent en criant « Allahu akbar » découvre un cas de folie. « Allahu akbar » n’est nullement un cri de foi. Il peut être dû à une infection causée par la piqure de quelque chikungunya réactionnaire.

Néanmoins, Monsieur le Président, malgré les efforts de la République pour éduquer le peuple dans le sens de la compréhension, il me semble que l’opinion commence à rétrograder dangereusement. C’est ainsi qu’après le traitement au couteau de boucher de deux jeunes Marseillaises sans burka, donc impudiques, la fameuse proclamation badintérienne « Même pas peur ! », ne passe plus très bien !

Le procureur François Molins

François Molins, procureur de la République française.

Si j’en crois le récent défilé d’Oloron contre l’insécurité, Je crains que la « bête immonde » ne commence à montrer son nez, et que le peuple ne comprenne pas que des assassins de femmes et d’enfants soient traités comme d’honorables prisonniers de guerre. Et je crains que vous n’ayez pas suffisamment d’instituteurs laïcs pour faire aimer comme il faudrait, ces valeurs républicaines !

C’est au nom de ces valeurs, que Maître Collard, ai-je compris, serait inculpé pour apologie de terrorisme pour avoir diffusé des images horrifiques de victimes du djihad. Maître Collard est un élu du Front National, ce que je ne suis plus. On le dit franc-maçon ; parmi eux j’ai rencontré plus de crétins que de gredins mais peut-être fait-il exception.

Madame Le Pen l’aura donc facilement abusé en lui affirmant que les bébés chrétiens écrasés sous les babouches, les infidèles décapités à la façon hallal et les prisonniers rôtis à petit feu comme des moutons, étaient comparables aux victimes des camps nazis que l’on nous montre depuis 70 ans au titre du devoir de Mémoire. C’est évidemment faux, car Hitler n’avait pas la stature d’Allah.

Maître Collard a donc cédé à un coupable amalgame et je le soupçonne de mettre en doute, comme l’ont affirmé vos prédécesseurs, que l’islam soit compatible avec la République. Car la République islamique, ça existe !

J’en étais hier soir tout à ces réflexions républicaines, lorsque fatigué pour avoir trop couru les champignons, je me suis endormi pour cauchemarder comme jamais !

Oui ! J’ai rêvé qu’un capitaine inconnu, à la tête d’une bande d’escarpes militaires, avait pris d’assaut le palais Bourbon… Afin de réfléchir à la contre-attaque, les députés s’étaient immédiatement couchés comme des limandes, en dégageant des vapeurs de diarrhée verte.

Fort Heureusement, Monsieur Mélenchon avait réussi à fuir en Corée du Nord où Kim Jong-un l’avait nommé grand Mamamouchi.

Monsieur Hollande s’était abrité sous les jupes de je ne sais quelle actrice, et Monsieur Lemaire affirmait au capitaine félon que, sans le dire, il avait toujours été de son avis !

Quant à Monsieur Valls, il avait réussi regagner la Catalogne en auto-stop, ou, renationalisé, il allait réussir une carrière à la Picasso.

Le pire, c’est que les croquants n’ayant pas cru à vos promesses s’étaient aussi soulevés et que plusieurs de leurs dirigeants syndicaux pendouillaient déjà aux réverbères. La cohue était indescriptible car 10 millions de « compatibles avec la République » fonçaient vers l’Allemagne où Madame Merkel leur offrait ses ateliers et son lit.

Et vision encore plus insupportable, je vous voyais méditer sur une kalachnikov que François Bayrou venait de vous offrir, afin que vous connaissiez une fin aussi digne que le président Allende !

Las, le suspense était trop atroce : je me réveillais et pu à nouveau respirer l’air pur de l’actualité. Tout était dans l’ordre républicain.

Les paysans, conscients de leur inutilité continuaient à se suicider sans faire d’histoire, selon le plan établi par de Gaulle ; les « Nique-ta-mère » étaient toujours subventionnés par les municipalités socialistes ; Monsieur Jacob commençait à cirer avec force vos escarpins ; la loge Robespierre rédigeait des listes de suspects ; Monsieur Mélenchon continuait à tonitruer ; l’on s’efforçait toujours de rédemptoriser les Djiadistes de retour de Syrie et les évêques de France apprenaient à danser la Carmagnole. Bref, on n’arrêtait pas le progrès…

Je pense, Monsieur le président, avoir été très influencé dans mon rêve imbécile par d’anciennes mauvaises lectures ; particulièrement par l’antimoderniste Pape Pie XII, affirmant qu’en France, après une effroyable décadence, une insurrection populaire prendrait les choses en mains « sans douceur » ! Je vous promets de m’en confesser.

Je sais aujourd’hui grâce à votre conseiller Monsieur Bruno Roger-Petit, que ce sera une perspective « formidable » pour les Français le jour où leur président de la République se nommera Mohamed ou Ahmed (Nouvel Obs, 16 décembre 2014) !

J’essayerai de m’y faire et sur ses bonnes intentions, vous prie de croire, Monsieur le Président aux meilleurs souhaits que je forme pour vous et pour la République…

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Philippe Randa,
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