16 août 2020

Le pays légal à l’image du pays réel

Par Georges Feltin-Tracol

Chronique hebdomadaire du Village planétaire

On doit à Charles Maurras la distinction entre le « pays réel » et le « pays légal ». Par « pays légal », le théoricien de l’Action Française entend l’ensemble des institutions politiques qui forment la République. Il oppose à ce « pays légal » un « pays réel », une « vraie France », dont le peuple serait soumis par la presse, l’école et l’administration à une intense propagande dénaturant ses choix.

Pensée au début du XXe siècle, cette subtile distinction considère les « bons et braves Français » victimes d’un régime insupportable. Or, dès avant 1914, cette analyse se révèle guère pertinente à la lumière des différentes élections survenues depuis la fin de la « République des ducs » en 1879. Les scrutins successifs prouvent l’enracinement progressif et profond de la République dans la société française proto-bourgeoise. Opposer un « pays réel » au « pays légal » appartient aujourd’hui au registre des fantasmes politiques.

Charles Maurras ignorait le rôle prépondérant de la radio, de la télévision, du cinéma et des réseaux sociaux dans le formatage de l’opinion publique. Bien des anti-régimistes convaincus s’obstinent à dénoncer la République tout en dédouanant les Français. En ne se concentrant que sur le traitement journalistique de l’actualité, la « réinformation » ne comprend pas que le « bourrage de crâne » passe d’abord et en priorité par la réclame publicitaire, les films à grand spectacle et les feuilletons télévisés. Les séries qui précèdent ou suivent les journaux de 19 h 30 ou de 20 h 00 de France3, de TF1, de France2, de M6, « Plus belle la vie », « Demain nous appartient » et « Un si grand Soleil », etc., rééduquent en douceur les téléspectateurs.

Il est temps de comprendre que le fameux « pays légal » correspond au « pays réel ». Celui-ci ne doit pas s’exonérer de ses responsabilités incontestables. Les Français sont les premiers fautifs de ce qu’il leur arrive et pour quoi ils pleurnichent. Ils voudraient avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la fermière. Cette puérilité politique se manifeste tout particulièrement au moment des échéances électorales. La majorité vote pour Chirac en 2002, Sarközy en 2007, Hollande en 2012 et Macron en 2017. Ce conformisme moutonnier se répète à chaque élection. Il va de soi qu’une minorité de Français reste irréprochable, celle qui depuis au moins 1983 choisit les candidats de l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et européenne. Cette opposition radicale au régime a pourtant montré toute sa clairvoyance. En vain !

Le plus grand nombre s’en détourne. Prise par les fantômes du passé, la majorité infantilisée et sujette aux manipulations l’accuse de tous les maux possibles et imaginables. Qu’on se souvienne de ces bobos découpant le bas de la banderole vraiment antiraciste de Génération Identitaire le 13 juin dernier en réponse à la manifestation pseudo-indigéniste et soi-disant antiraciste « adama-traoriste ». À Clermont-Ferrand, d’autres militants se mobilisent contre un éventuel déboulonnage la statue de Vercingétorix, horrible personnage bien connu pour sa « romanophobie » pathologique avérée. Des voisins bien-pensants de la place dénoncent leur action et brandissent des cartons favorables à l’accueil des « migrants ». Ces amis de l’humanité se gardent bien d’héberger chez eux quelques allogènes…

Le « pays réel » est tout aussi pourri que le « pays légal ». Les sordides valeurs républicaines ont réussi leur travail de sape et de dissolution. La France a été phagocytée et assimilée par la métastase républicaine cosmopolite. À l’instar de ces étoiles dont on continue à recevoir la lumière des millions d’années-lumière après leur extinction. On croit encore que la France existe toujours alors qu’elle a bel et bien disparu. Le désastre républicain hexagonal affecte aussi les régions, les patries charnelles, la civilisation continentale européenne et l’homme boréen. Plus que jamais, sans repère ontologique, ni métaphysique, les Européens d’expression française, apathiques et amorphes, victimes des Grands Remplacements démographique et technique, errent seuls dans leur immense champ de ruines.

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