La pĂ©riode du 15 mars au 21 juin prochain, voire jusqu’au mois de septembre (ou d’octobre) 2020, restera comme le plus long entre-deux tours de l’histoire Ă©lectorale française. Le second tour des Ă©lections municipales peut se dĂ©rouler un dimanche de juin, de septembre, d’octobre, de novembre, de dĂ©cembre ou de janvier 2021. 55,40 % d’abstention, 1,57 % de votes blancs et 2,74 % de bulletins nuls ont cependant marquĂ© le premier tour en mars.

La crise Ă©pidĂ©mique du covid-19 n’explique pas complĂštement cette abstention massive. Outre 106 communes oĂč ne se prĂ©sentait aucun candidat, de trĂšs nombreuses communes, pas seulement rurales et peu peuplĂ©es, n’offraient aux Ă©lecteurs qu’un seul choix. Cette dĂ©saffection se comprend par la rarĂ©faction croissante des volontaires pour ce « sacerdoce » laĂŻque. Le maire Ă  la campagne voit sa responsabilitĂ© pĂ©nale s’aggraver et ses prĂ©rogatives politiques diminuer.

La prĂ©sence de listes uniques dignes de l’Éthiopie populaire dĂ©mocratique du camarade Mengistu se comprend Ă  l’aune de cette parfaite saloperie qu’est la paritĂ© en vigueur depuis deux dĂ©cennies maintenant. Le code Ă©lectoral exige dans les communes de moins en moins habitĂ©es des listes paritaires hommes – femmes. Or, le sexe fĂ©minin est moins portĂ© sur la chose publique que le sexe masculin. PrĂ©senter des listes viables relĂšve souvent de la gageure, en particulier pour les formations politiques mĂ©diatiquement ignorĂ©es.

La paritĂ© homme – femme reprĂ©sente en elle-mĂȘme une honteuse discrimination puisqu’elle exclut les transgenres et autres non-binaires. Cette non-inclusion crypto-patriarcale cessera tĂŽt ou tard quand le RĂ©gime s’apercevra que cette nouvelle post-paritĂ© ternaire homme – femmes – autres ostracisera lĂ©galement les mouvements de l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et europĂ©enne. Ce verrouillage dĂ©mocratique empĂȘchera ainsi l’émergence de nouvelles forces politiques et sanctuarisera l’actuelle partitocratie dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e.

À cette mesure qui ne saurait tarder s’ajoute dĂ©jĂ  un harcĂšlement quotidien et insidieux des candidats qui osent figurer sur des listes vraiment dissidentes de la part des municipalitĂ©s, de leurs complices concurrents et du voisinage. Combien de sympathisants ne se prĂ©sentent-ils pas par crainte de perdre des clients, de rompre avec des proches et de se disputer avec les siens ? La libertĂ© de candidature dans l’Hexagone est de fait biaisĂ©e.

Le premier tour des municipales du 15 mars 2020 est une indĂ©niable pantalonnade. Le scrutin aurait dĂ» ĂȘtre pour le moins reportĂ© Ă  l’automne. L’abstention Ă©levĂ©e et l’insincĂ©ritĂ© manifeste du vote compromettent pour les six prochaines annĂ©es la lĂ©gitimitĂ© des Ă©lus dĂšs le premier tour et transforment le second tour en fumisterie.

Il faut en outre en finir avec l’apolitisme de circonstance. Il est formidable de constituer une liste d’intĂ©rĂȘt communal regroupant des gars de droite, de gauche et du centre, soit le SystĂšme, mais on oublie un peu vite que le maire et son conseil municipal participent de droit Ă  l’élection des sĂ©nateurs en septembre 2020. Par ailleurs, le maire peut ĂȘtre Ă©lu au conseil dĂ©partemental ou au conseil rĂ©gional ou bien viser la dĂ©putation. Son apolitisme communal de façade s’efface trĂšs vite quand approchent d’autres Ă©chĂ©ances Ă©lectorales.

Les maires participent enfin au parrainage des candidats Ă  l’ÉlysĂ©e. DĂ©jĂ  difficile, le recueil des cinq cents signatures requises n’est pas facilitĂ© depuis 2017 avec la publication intĂ©grale et rĂ©guliĂšre de l’identitĂ© de tous les signataires. Cette nouvelle contrainte Ă©carte de l’élection capitale française tout vĂ©ritable candidat anti-SystĂšme. Maints maires refusent en effet de parrainer quelqu’un par peur de dĂ©plaire Ă  leurs familles, Ă  leurs conseillers municipaux, au conseiller dĂ©partemental du coin, aux services prĂ©fectoraux ou Ă  leurs poissons rouges. Le maire est aujourd’hui un froussard hors catĂ©gorie.

Impuissant quand le gouvernement lui impose un camp d’accueil pour immigrĂ©s clandestins dĂ©linquants ou l’ouverture d’une salle pour se droguer en toute quiĂ©tude, l’édile communal joue au despote local comme Ă  Sanary-sur-Mer oĂč, au dĂ©but du confinement, fut interdit un court laps de temps d’acheter une seule baguette ou de sortir Ă  plus de dix mĂštres de son domicile. Quand il ne prend pas d’arrĂȘtĂ© municipal contre un spectacle de l’excellent humoriste DieudonnĂ©, le maire met tout en Ɠuvre pour entraver l’implantation de lieux de convivialitĂ© socioculturels de l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et europĂ©enne. En liaison avec les antifas, les journalistes et les prĂ©fectures, les mairies de Lyon, de Strasbourg et de Clermont-Ferrand ont persĂ©cutĂ© en 2018 – 2019 les sections du Bastion social avant qu’il subisse d’une scandaleuse dissolution. Les Ă©diles laissent les racailles prospĂ©rer dans les quartiers de non-droit. Ils se montrent en revanche intraitables envers les opposants rĂ©solus du RĂ©gime. Il faut reconnaĂźtre que les seconds, Ă  la diffĂ©rence des premiers, ne financent pas en sous-main les campagnes Ă©lectorales


Un conformisme rĂ©publicain moutonnier n’épargne pas les communes rurales. Le 29 fĂ©vrier 2020, prĂšs d’un millier de personnes, souvent ĂągĂ©es et retraitĂ©es (de futurs « covidiots » ?), manifestaient contre l’ouverture d’un local de l’association patrimoniale identitaire Terra Nostra dans une bourgade rurale de prĂšs de deux mille habitants aux confins de la Loire et du RhĂŽne. Le maire de ce patelin, vĂ©ritable satrape des Monts du Lyonnais rĂ©Ă©lu dĂšs le premier tour grĂące Ă  une liste unique en dĂ©pit d’une abstention Ă  68,41 % (sans oublier 2,18 % de votes blancs et 9,17 % de bulletins nuls), cherche par tous les moyens de rĂ©silier le bail de location afin de chasser les membres de cette sympathique et mĂ©ritante association, ce qui, on en conviendra aisĂ©ment, n’est pas trĂšs « Charlie ».

Le second tour de ces municipales ne concernerait que cinq mille communes, les plus peuplĂ©es. Si le gouvernement le maintient en juin, en septembre, en octobre ou Ă  la Saint-Glinglin, il en rĂ©sultera une farce grotesque bien coĂ»teuse pour les contribuables. Sauf si le gouvernement invalide le premier tour survenu en mars dernier et rĂ©organise les deux tours du scrutin municipal Ă  l’automne, la non-participation Ă  ce cirque s’impose dĂšs Ă  prĂ©sent, hormis oĂč se maintiennent des listes de l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et europĂ©enne comme Ă  Tarascon avec ValĂ©rie Laupies, Ă  Orange avec le maire sortant Jacques Bompard ou Ă  Marseille avec StĂ©phane Ravier.

Valérie Laupies.

Valérie Laupies.

On a sans cesse incitĂ© les Français Ă  rester chez eux pendant la crise du coronavirus. Continuons plus que jamais Ă  suivre cette injonction sanitaire impĂ©rieuse et, si toutes les municipales ne sont pas annulĂ©es, le jour du fameux second tour, sauf exceptions mentionnĂ©es, ne sortons pas ! Aidons plutĂŽt l’abstention Ă  battre son propre record.

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A propos de l'auteur

Georges Feltin-Tracol

Georges Feltin-Tracol, Ă©crivain et collaborateur de nombreuses revues (notamment "RĂ©flĂ©chir & Agir") et site internet ; chroniqueur sur "Radio LibertĂ©s". Il se dĂ©signe aussi parfois comme un traditionaliste post-moderne ou un archĂ©o-futuriste. Dernier livre paru : "Pour la troisiĂšme voie solidariste. Une autre approche de la question sociale" (Éd. SynthĂšse)

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