Pendant la crise du coronavirus, la tambouille politicienne continue. Tout l’univers, et mĂȘme au-delĂ , a Ă©tĂ© saisi d’effroi et de terreur, ce dimanche 17 mai : le dĂ©putĂ© du Val-d’Oise, AurĂ©lien TachĂ©, abandonne le groupe de La RĂ©publique en marche (LREM), lui, le macronien historique venu du PS. Il accuse son ancien groupe de trop tendre vers la droite
 Deux jours plus tard, un nouveau coup de tonnerre retentit dans les couloirs du Palais Bourbon. Avec ses 288 dĂ©putĂ©s, LREM perd la majoritĂ© absolue et dĂ©pend dorĂ©navant des 46 Ă©lus du MoDem et des 27 dĂ©putĂ©s UAI (UDI, Agir et IndĂ©pendants). AurĂ©lien TachĂ©, CĂ©dric Villani, Guillaume Chiche, Mathieu Orphelin et l’ancienne ministre PS de l’Écologie, Delphine Batho, l’actuelle prĂ©sidente de GĂ©nĂ©ration Écologie, s’associent dans un neuviĂšme groupe de 17 membres intitulĂ© « Écologie, DĂ©mocratie, Solidarité ».

Aurélien Taché,

Aurélien Taché,

Depuis juin 2017, LREM subit une dĂ©perdition constante de ses effectifs entre exclusions fracassantes et dĂ©parts plus ou moins volontaires. Son prĂ©sident, Gilles le Gendre, et le dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du parti prĂ©sidentiel, Stanislas GuĂ©rini, prouvent Ă  tous leur incompĂ©tence rĂ©elle Ă  diriger un collectif, fut-il, de godillots. Pour bien tenir les membres, il aurait fallu toute l’expĂ©rience d’un Benjamin Griveaux


La quinziĂšme lĂ©gislature de l’AssemblĂ©e nationale sous la Ve RĂ©publique enregistre le record du plus grand nombre de groupes parlementaires. Qu’il est loin le temps dans les annĂ©es 1970 oĂč seuls quatre groupes (PCF, PS, UDF, RPR) couvraient presque tout l’hĂ©micycle. Ce foisonnement ne reflĂšte pourtant pas l’état vĂ©ritable des forces politiques françaises. Les groupes UAI et GDR (Gauche dĂ©mocrate et rĂ©publicaine) constituĂ© autour des derniers communistes, Ă©manent de formations groupusculaires. Il existe aussi un groupe, plus technique que politique, de 19 dĂ©putĂ©s dont Jean Lassalle, les autonomistes corses, le radical de gauche Olivier Falorni, des centristes proches d’HervĂ© Morin, des divers-gauche et des divers-droite, « LibertĂ©s et Territoires », qui s’inspire de « RĂ©publique et Liberté » (1993 – 1997). PrĂ©sidĂ© par le trĂšs conservateur dĂ©putĂ©-maire de Tours, Jean Royer, ce groupe transpartisan comptait parmi ses 27 membres le centriste Jean-Louis Borloo, des communistes rĂ©unionnais, Bernard Tapie, des chevĂšnementistes ainsi que des radicaux de gauche.

« LibertĂ©s et Territoires » et « RĂ©publique et Liberté » se rĂ©fĂšrent Ă  la « Formation administrative des non-inscrits » (FANI) prĂ©sente au cours de la premiĂšre lĂ©gislature entre 1958 et 1962. D’une quarantaine de membres, dont le dĂ©mocrate-chrĂ©tien ligĂ©rien EugĂšne Claudius-Petit et le divers-droite niçois Jean MĂ©decin, ce groupe laissait cependant Ă  l’écart 36 autres non-inscrits dont les dix dĂ©putĂ©s communistes. Bien que deuxiĂšme force politique derriĂšre les gaullistes, le PCF n’avait pas pu constituer de groupe. Jusqu’en 1988, l’article 19 du rĂšglement intĂ©rieur de l’AssemblĂ©e nationale exigeait un minimum de trente dĂ©putĂ©s pour en former un et ainsi bĂ©nĂ©ficier d’un plus grand temps de parole, de plus de moyens matĂ©riels ainsi que de plus de personnel. En 1988, pour complaire aux communistes, le seuil s’abaisse Ă  vingt dĂ©putĂ©s. En 2009, sur la demande des centristes, Nicolas Sarközy ordonna Ă  sa majoritĂ© de diminuer encore le seuil Ă  quinze dĂ©putĂ©s !

Il va de soi que si l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et europĂ©enne dĂ©tenait une vingtaine de siĂšges, le quorum remonterait aussitĂŽt Ă  trente, voire Ă  quarante ou cinquante Ă©lus. Dans le second tome de ses mĂ©moires, Tribun du peuple (Éditions Muller, 2019), Jean-Marie Le Pen rappelle qu’entre 1986 et 1988, le groupe FN – RN fut l’objet de tentatives frĂ©quentes de dĂ©bauchage de la part de la courte majoritĂ© RPR – UDF afin de provoquer sa disparition immĂ©diate. Le cas s’est finalement produit en 2016 avec l’explosion du groupe Vert. Tandis que quelques dĂ©putĂ©s verdĂątres s’apparentaient au groupe PS, les autres rejoignaient le rang des non-inscrits portĂ©s Ă  vingt-cinq, un autre record !

Avec six dĂ©putĂ©s RN, deux divers-droite (Emmanuelle MĂ©nard et Nicolas Dupont-Aignan), l’élue vauclusienne de la Ligue du Sud et un dĂ©putĂ© Les Patriotes, le courant national se voit toujours privĂ© de groupe, ce qui le contraint de siĂ©ger avec trois dissidents marcheurs atypiques chez les non-inscrits. Pour l’ancien FN, c’est une habitude tenace depuis 1989 avec Marie-France Stirbois, 1997 avec l’éphĂ©mĂšre Jean-Marie Le Chevallier et en 2012 avec Marion MarĂ©chal et Gilbert Collard. S’agirait-il d’une « malĂ©diction » fortuite de Jean Fontaine (1922 – 2014) ? DĂ©putĂ© de La RĂ©union Ă  partir de 1968, ce gaulliste trĂšs anti-communiste, ancien des Forces françaises libres au physique assez typĂ©, devient non-inscrit Ă  partir de 1978. En novembre 1984, il adhĂšre au Front national et est ainsi jusqu’en 1986 le tout premier dĂ©putĂ© frontiste de la Ve RĂ©publique. Il prĂ©side ensuite l’association des Ă©lus du FN.

Que ce soit au scrutin majoritaire Ă  deux tours ou au mode proportionnel, le processus complexe de dĂ©composition et de recomposition des forces politiques de l’Hexagone se poursuit et s’accĂ©lĂšre. Une vĂ©ritable assemblĂ©e populaire, organique et nationale ne devrait pas accepter des fractions politiciennes litigieuses et factices, mais plus sĂ©rieusement les vraies forces vives du travail, de la famille et des patries charnelles de la France europĂ©enne.

Bonjour chez vous !

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99