23 août 2017

Le coup de pied de L’âne

Par Alexis Arette

 

Les évènements de Charlottesville ou se seraient affrontés des racistes et des antiracistes, selon la grande presse, mériterait d’être analysés selon le mot que l’on a attribué à Winston Churchill : « Les fascistes d’aujourd’hui seront les antifascistes de demain » !

En effet, il serait plus exact de dire que ces affrontements ont eu lieu entre deux catégories totalitaires : l’une plus ou moins pro-nazie, et l’autre que l’on peut appeler gauchiste, car elle ne peut plus se recommander du progressisme soviétique dont elle voulut ignorer les atrocités. Mais la volontaire dénomination de racistes et d’antiracistes, employée par la presse mainstream, permet de « moraliser » la crapule gauchiste, qui pourtant vaut la crapule nazie ! Churchill était même plus catégorique : Entre Hitler et Staline, c’était Staline qui était le plus mauvais cochon…

Mais la définition de cette même presse permet de s’en prendre une fois de plus à Donald Trump qui, avec des méthodes abruptes, tente de détruire ce « sanctuaire américain » qui, selon Mitterrand, mène contre l’occident « Une guerre à mort ! »

Donald Trump me paraît très antipathique, mais il n’a pas les mains rouges de sang comme les Bush père et fils, ni la sanie des Clinton, ni l’inconsistance d’Obama. Et puis, suivant la loi américaine, Trump a été aussi légitimement élu que ses prédécesseurs.

Bien sûr, Monsieur Reinhard qui défend la morale centriste dans la petite mare de sottises – qui dans le journal L’Éclair lui tient lieu d’éditorial – a tenu à souligner que la loi américaine qui a permis l’élection d’un tel président, est « calamiteuse », puisqu’en fait, Trump a été élu avec moins de voix que sa concurrente Clinton. Mais je n’ai pas retenu que ce journaliste se soit pareillement indigné contre la loi française, lorsque le Parti communiste obtenait une pléiade de députés, alors qu’avec 4 fois plus de voix, le Front National n’en obtenait pas.

On sait que la morale centriste est à géométrie variable.

Certes, Monsieur Reinhard fustige à juste titre les drapeaux nazis de Charlottesville, mais comment ne s’est-il pas indigné, lorsque le coup d’État ukrainien, a permis de lancer contre l’Ukraine russophile, des régiments qui abordaient fièrement des runes nazies ?

Faut-il en inférer qu’il y aurait de bons et de mauvais nazis ? Le « progressisme » bien sûr, a tenté de nous persuader, que les horreurs doivent être nuancées : il y a par exemple l’horreur pure, comme le bombardement de Guernica, mais il y aurait pour lui des horreurs nécessaires comme les bombardements d’Hiroshima ou de Dresde qui firent des centaines de fois plus de victimes…

C’est ce que semble soutenir notre journaliste qui accuse Trump de ne pas faire les distinctions qui sont les siennes. Il écrit : « En refusant de condamner les racistes qui ont manifesté à Charlottesville, en affirmant qu’il mettait à égalité, pour ne pas dire dans le même sac, les porteurs de drapeaux nazis et les encagoulés du Ku Klux Klan, ce président des États – Unis se déconsidère ! »

Pour l’instant, c’est le styliste qui se déconsidère.

Examinez la phrase : il est probable que son auteur a voulu reprocher au Président d’avoir mis dans le même sac nazis et antinazis, mais il n’a pas dit cela : il a dit que le Président mettait dans le même sac les « porteurs des drapeaux nazis et les encagoulés » !

Mettons cela sur une négligence épistolaire. Mais il est bien exact que le Président US a renvoyé dos à dos les deux factions. Et que, si j’avais à juger, au vu de l’histoire, je ferais de même !

Mais en fait, Trump n’a fait que considérer la loi des États-Unis qui tolère dans les rues l’expression de tous les genres, à condition que les manifestants ne s’en prennent pas aux biens publics ou privés. Par contre, en France, avec par exemple la profanation du cimetière de Carpentras voilà quelques années, les régimes progressistes attribuent aux nationaux tous les désordres possibles, tandis que les gauchistes qui brûlent les voitures, saccagent les immeubles, brisent les vitrines, et pillent les magasins sont l’objet d’une étrange mansuétude, comme si, d’une certaine façon, ils appartenaient aussi à la gauche « de progrès » !

Ce qui n’empêche pas Monsieur Reinhard d’affirmer que les lois françaises nous protègent… tout comme « les excès américains » ! Je vous jure que c’est écrit !

Dans un élan visionnaire dont l’avenir dira la qualité, le journaliste nous assure que le désordre américain ne durera pas très longtemps, et que « le dangereux personnage qui siège aujourd’hui à la Maison Blanche sera écarté du Pouvoir » !

Il ne va pas jusqu’à prévoir la suite, c’est-à-dire le retour d’un processus que Trump a interrompu : la morale qui permettait d’assassiner Saddam Hussein en prétextant des armes qu’il n’avait pas, la culotte de Madonna sur le nez de Chirac, les charmes de la braguette de Clinton, et la promotion pédérastique tous azimuts avec la promesse de réduire de trois-quarts la population mondiale, par les méthodes « naturelles » de la famine et de la guerre. J’avoue que le retour de ces fantaisies n’arrive pas à me séduire…

Certes, les centristes ne sont pas les seuls dont la pensée flaccide a nourri le terrorisme ! Mais enfin, ce sont les « nationaux » que l’on fait passer pour les ennemis de l’humanité, alors que c’est chez eux que l’on recrute les soldats qui se feront tuer pour assurer le confort de leurs concitoyens.

Ce sont eux qui sont accusés de ne pas reconnaître par racisme, les valeurs de l’Islam qui viennent de s’exprimer une fois de plus à Barcelone !

Un instant, il m’avait paru que les centristes partageaient avec les amis que je crois représenter les valeurs de la chrétienté. Ils ont démontré depuis, avec quelques autres, qu’ils préféraient une certaine humanité au Dieu que nous avions en commun. Désormais, ils adorent l’opinion, et nous savons, nous, comment l’opinion est fabriquée !

Étant donné la misérable cohorte qu’ils sont devenus, idiots utiles du gauchisme, leurs attaques contre ceux qui veulent changer le désordre établi, me semblent ressortir du coup de pied de l’âne.

Faut-il autant désespérer ? Non. Car c’est vrai que Francis Jammes a écrit une prière : « Pour aller au paradis avec les Ânes »…

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Philippe Randa,
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