26 avril 2017

Criminalité, médias et autruches

Par Euro Libertes

par Xavier Raufer, criminologue intervenant régulièrement sur TVL.

Icône gauche caviar, ex-directeur de Charlie Hebdo et de France Inter, Philippe Val assène la sentence : « La presse agonise. Elle est sous perfusion de l’État et de financiers de plus en plus baroques ». Pour Mediapart (11/10/16), la presse d’information est « en putréfaction… vendue au capitalisme financier ». Connivence et accointances : au total, ce mimétique banc-de-sardines dit la même chose, au même instant, dans le même sens.

Fake news

Un sondage après l’autre, les citoyens crient que la presse « ne résiste pas aux pressions du pouvoir » (67%) ou du fric (58%). Les lecteurs de moins de 35 ans ? C’est pire : 70% ont perdu confiance. Question en direct sur RMC le 13 décembre passé (7958 votants) : les médias nous mentent ? Oui, 91% !

Les sondés dénoncent les manipulations, l’occultation des faits, leur tri arbitraire et partisan. Flèche du Parthe d’un pilier de France Culture : Brice Couturier crucifie (19/08/2016) « ces personnages arrogants quoiqu’incultes, qui méprisent les faits, les chiffres, la réalité… » – les bobo-journalistes, bien sûr. À la botte de MM. Niel, Drahi & co., ce « Parti des Médias » entretenu et déconsidéré oblitère le réel – d’abord, en matière de sécurité. Il balaie, comme d’anodins « faits-pers », une criminalité qu’il occulte hystériquement.

Voici comment :

  • Matraquage d’édulcorants sémantiques, mots creux visant à endormir le lecteur, « personne » (au lieu de bandit, violeur, assassin, malfaiteur), « produits » (au lieu de cocaïne, héroïne, ecstasy), toujours parler de « délinquant », jamais de « criminel »,
  • Oblitération bienséante de l’origine des bandits : toujours donner les noms exotiques des victimes, jamais celui des assassins ; oubli de la dimension clanique ou tribale, ou des fratries, dans les diasporas criminalisées,
  • Flagrant truquage, comme de donner pour « Roumains » ou « Bosniaques » les nomades criminalisés issus des Balkans,
  • Etouffement de toute tentative d’exposer le coût réel du crime en France,
  • Adhésion fanatique à l’inepte « culture de l’excuse », expliquant tout crime par la misère sociale, le chômage et le racisme-monochrome.

Dans un rare élan de lucidité, Le Monde écrivait (21/10/2016) que « L’occultation et le déni sont les pires manières de comprendre et d’agir ». Une sagesse que ce quotidien, et d’autres du « Parti des Médias », ferait bien de s’appliquer à lui même.

Article paru sur Var Provence Info.

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertés n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontés aussi dévouées soient elles… Sa promotion, son développement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nécessitent une équipe de collaborateurs compétents et disponibles et donc des ressources financières, même si EuroLibertés n’a pas de vocation commerciale… C’est pourquoi, je lance un appel à nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prêts à nous aider ; il faut dire qu’ils sont très sollicités par les medias institutionnels… et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertés et eux, c’est assez incompatible !… En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.