3 août 2018

La tragique Meta-République grecque

Par Irène Dimopoulou

Lorsque le 24 juillet 1974, Constantin Caramanlis atterrissait à Athènes en provenance de Paris, dans l’avion qui lui avait été prêté par la Présidence de la République française, peu de gens pouvaient prévoir l’ampleur des catastrophes que ce retour des politiciens mis hors jeu par le coup d’État des colonels du 21 avril 1967, réservait à la Grèce.

Evzone gardant la tombe du soldat inconnu à Athènes, vêtu de l'uniforme complet.

Evzone gardant la tombe du soldat inconnu à Athènes, vêtu de l’uniforme complet.

La Présidence du colonel devenu président de la République, Georges Papadópoulos a été renversée et c’est au nouveau président de la République, le général Gizikis, qu’a prêté serment, comme président de la République, Constantin Caramanlis. La Démocratie retournait en Grèce sur le corps blessé de Chypre, envahie par les Turcs, quatre jours auparavant, le 20 juillet 1974.

En observant la succession des événements, il devient évident qu’il a créé une tragédie nationale, a soutenu une mutilation nationale et a sacrifié Chypre, pour que Caramanlis vienne et établisse le régime de la « Métapoliteusis » (Meta régime) en Grèce.

Voici un échantillon de ce qui allait advenir :

– une deuxième invasion turque, le « Attila II », le 14 août 1974, sous le régime Caramanlis. Alors qu’avec « Attila I », la Turquie n’avait conquis que seulement 7 % de l’île grâce à la forte résistance des militaires Grecs et Grec-Chypriotes, avec « Attila II », elle a occupé, consolidé et détient toujours 36,2 % de cette île, devenue la pseudo-république de Chypre du Nord…

Les premières années de domination de la « Nouvelle Démocratie », le parti de Caramanlis, ont apporté l’occupation turque de Chypre, la dévalorisation de la langue grecque, la dissolution de l’éducation avec les réformes du Premier ministre Georgios Rallis, la légalisation de l’avortement grâce au ministre de la Nouvelle Démocratie, Virginie Tsouderou… et la légitimation et la canonisation du Parti Communiste de Grèce qui a versé tant de sang grec pendant l’insurrection de 1945 (les communistes ayant été vaincus par les armes grâce aux sacrifices de milliers de victimes, d’innocents patriotes, hommes, femmes et enfants).

La deuxième phase de la Metapoliteusis, avec la montée en puissance du PASOK d’Andreas Papandreou, le 18 octobre 1981, a donné des coups cruciaux à la société grecque. La période de gouvernance PASOK est synonyme de fraude, de ruse, de la mentalité du « mangeons et buvons, car demain on va mourir ». La promiscuité sexuelle, la production de produits de sous-culture, la dissolution des rôles familiaux traditionnels sont quelques-unes des réalisations de la République du PASOK.

La troisième période a fait tomber les masques de la République… Quand, en 1989, la « droite » de la Nouvelle Démocratie a formé un gouvernement de coalition avec le Parti communiste au rôle insidieux et destructeur pour la Grèce, la politique et la société.

Le « Total Recall » du PASOK avec le gouvernement de Constantinos Simitis (1996-2004) porta des nouveaux coups à l’économie et à la société de la Grèce, ainsi qu’une nouvelle tragédie nationale : il a imposé l’euro, sans consulter le peuple, comme dans d’autres pays européens, comme cela aurait dû se faire sur une question aussi importante. L’euro, introduit grâce à des informations falsifiées données aux autorités européennes pour que la Grèce soit acceptée, a détruit les petites et moyennes entreprises grecques…

La gouvernance de Costa Caramanlis (2004-2009), neveu de Constantin, a augmenté la dette du pays, augmentation dans laquelle les débordements des Jeux Olympiques ont joué un rôle important.

La Meta-République de 1974 a connu son apogée avec le règne de George Papandreou, fils d’Andreas. C’est lui qui a invité en Grèce le Fonds Monétaire International, mettant le pays sous le joug des usuriers ; dix ans plus tard, le pays continue de souffrir et si les conditions politiques ne changent pas, ce sera jusqu’en 2060.

Le deuxième gouvernement de l’ère des Memoranda, le programme d’austérité imposé à la Grèce pour lui enlever toute richesse naturelle et tout fonds, celle du banquier Papademos avec la participation du LAOS de Georges Karatzaferis (ancien député de la Nouvelle Démocratie), consomma la vente du pays aux prêteurs des partis de l’après- dictature, réalisée avec la bénédiction de la Nouvelle Démocratie.

Le gouvernement Samaras (2012-2015), est caractérisé par le respect servile des diktats cosmopolites : la persécution du style cinéma hollywoodien de ses opposants politiques, les nationalistes ; l’emprisonnement inconstitutionnel et illégal du chef et des membres de l’Aube Dorée ; l’assassinat de deux jeunes membres du parti Aube Dorée, le 1er novembre 2013, devant le local du parti à Néo Iraklion, au nord d’Athènes ; les scandales SIEMENS et NOVARTIS qui ne sont toujours pas résolus…

La gouvernance courante d’Alexis Tsipras de Syriza et de Panos Kammenos de l’extrême droite, a déjà marqué le pays par l’imposition de deux nouveaux Memoranda, des mesures d’austérité – avec entre autres, la baisse des salaires et des retraites et l’augmentation des impôts – qui détruisent toute l’activité économique en Grèce, devenue un pays à vendre ; l’abolition de la démocratie avec le mépris du résultat du référendum de juillet 2015, un NON de 63 % contre la politique de l’UE, dont Tsipras et son gouvernement ont fait un OUI à tout ; la concession du nom de la Macédoine à Skopje, le protectorat américain ; la soumission politique aux lobbies ; l’annonce de nouvelles concessions sans précédent aux Turcs et aux Albanais, à Thrace et en Épire où Tsipras comme le commissaire Khan ont annoncé des changements de frontières.

Aucun des gouvernements de la république post-1974 ne peut et n’a droit de dire qu’il a produit une œuvre nationale. La République de 1974, établie sur la trahison de Chypre, se termine avec la trahison de la Macédoine.

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