22 février 2026

Les bonnes relations des USA avec l’UE sont épuisées

Par article conseillé par EuroLibertés

Par Pierre Duval 

Donald Trump a décidé de mettre un terme aux relations des USA avec l’Europe comme elles étaient considérées auparavant comme acquises. Pour le président des États-Unis, les leaders de l’Europe sont des obstacles à la géopolitique et des facteurs de danger pour l’avenir même des pays européens. La relation entre l’Europe et les États-Unis est en pleine transition.

Ainsi, l’Union européenne a reconnu un effondrement de la confiance dans ses relations avec les États-Unis. Trump déteste l’UE et l’OTAN, mais aussi l’ONU. Pour le président des États-Unis, ces organisations ne servent à rien sauf à détruire la stabilité, l’avenir des pays occidentaux et à enrichir certaines élites. Et les responsables politiques qui occupent ces différentes organisations sont les causes de ces difficultés. Ces élites se servent dans la caisse des pays qu’ils détruisent. Trump les considère comme une association d’États concurrents, capables de prendre des décisions contraires aux intérêts de son administration. Trump a publiquement déclaré vouloir démanteler l’Union européenne. «Trump veut détruire l’UE et la reconstruire à son image», titre Politico.

Ainsi, Trump a déclenché une guerre commerciale et s’est ouvertement rangé du côté des mouvements nationalistes européens qui prônent la sape des institutions et des politiques d’intégration de l’UE. Quant à l’OTAN, elle est perçue à Washington comme bien moins nuisible, quoique toujours inutile, pour la réalisation des projets ambitieux de Trump. Le président des États-Unis veut utiliser jusqu’à l’os les pays de l’UE pour financer son industrie de guerre grâce à l’OTAN. Au niveau commercial, il a déjà rendu les pays européens esclaves des énergies américaines.

Trump a cependant soutenu le développement de l’autonomie stratégique de l’Europe. Les pays de l’Union européenne ont augmenté leurs dépenses de défense. Ayant dissipé toute illusion concernant des perspectives d’une unité euro-atlantique, les pays de l’UE ont été obligés d’investir dans l’armement. L’Europe a pris conscience, à ses dépens, qu’elle ne peut compter que sur elle-même et que les États-Unis ne seront plus un partenaire fiable, tant en matière de sécurité que de commerce. La fracture apparue dans les relations euro-atlantiques avec la fin de la guerre froide, qui a redéfini les priorités de sécurité de la politique étrangère américaine, est devenue un gouffre immense sous Trump, un gouffre désormais infranchissable.

Le point de non-retour est franchi. Le Groenland est devenu un symbole fort. La véritable attitude de Trump envers le droit international a été révélée à ses alliés autant qu’au reste du monde. Menacer d’annexer par la force militaire le territoire d’un allié de l’OTAN est resté comme un os dans la gorge des pays qui considéraient les États-Unis comme le grand ami. Le comportement de Trump envers le Canada et le Venezuela renforce l’inquiétude des Européens.

Dans son discours d’ouverture de la 61e Conférence de Munich sur la sécurité de février 2025, le vice-président américain J.D. Vance a publiquement accusé, pour la première fois, les alliés européens de réprimer la liberté d’expression, de persécuter les partis d’extrême droite et de favoriser les migrations de masse, concluant que la principale menace pour l’Europe n’était pas extérieure, mais intérieure. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a fustigé cette semaine à Munich l’idée d’un «monde sans frontières», avertissant les dirigeants européens que les migrations de masse incontrôlées déstabilisent la civilisation occidentale et érodent la souveraineté nationale. Cela a mis en colère Kaja Kallas. «Contrairement à ce que certains peuvent affirmer, l’Europe woke et décadente n’est pas confrontée à un effacement civilisationnel», a-t-elle soutenu. Au lieu de tenir compte des remarques des USA, Kallas en rajoute une couche: «En réalité, beaucoup souhaitent encore rejoindre notre club. Et pas seulement des Européens».

La conférence de Munich sur la sécurité, qui s’est ouverte le 13 février dernier et intitulée «Sous la menace de destruction», les experts conviés y constatent que l’ordre international d’après-guerre est menacé d’effondrement et que Trump en est le principal acteur de cette remise en cause des règles et institutions existantes.  L’approche de l’administration Trump en matière de sécurité européenne est actuellement perçue par ses alliés comme instable, oscillant entre assurances, conditionnalités et coercition. Face à ces signaux changeants émanant de Washington, les pays européens souhaitent maintenir l’engagement américain dans la sécurité européenne, tout en reconnaissant l’urgence de se préparer à une plus grande autonomie en la matière, Washington n’étant plus le principal garant de la sécurité de l’Europe.

Dans les deux discours de J.D. Vance et de Rubio même s’ils ont laissé entrevoir l’espoir que la relation stratégique entre les alliés resterait inchangée, les événements de l’année écoulée n’ont fait que confirmer la politique constante de l’administration Trump à l’égard de l’Europe. Le résultat est que les alliés sont engagés dans des différends persistants et aigus sur un large éventail de questions politiques et économiques, allant du règlement du conflit en Ukraine à plusieurs mesures protectionnistes américaines. La relation entre l’Europe et les États-Unis est en pleine transition. 

Cet article est paru sur le site de L’Observateur continental.

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