9 janvier 2019

L’Afrique à désintoxiquer – Ire partie

Par Fabrice Dutilleul

« Kakou Ernest Tigori a été récompensé
du Prix Mandela de littérature 2017 
»

Entretien avec Kakou Ernest Tigori, auteur du livre L’Afrique à désintoxiquer (Éditions Dualpha)

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Vous traitez dans votre livre de sujets polémiques sur les relations entre l’Afrique et l’Europe : traite négrière, colonisation, néocolonialisme, racisme, immigration massive… Rien de très original ; ce qui l’est davantage, c’est ce que vous en dites pour un Africain : exactement le contraire de ce que le politiquement correct voudrait nous faire croire. Pourquoi ?

C’est justement parce que je suis africain que je sais que ce politiquement correct concernant l’Afrique est fait de mensonges qui, à bien analyser, dégradent les Africains. Comment peut-on penser d’un peuple pour lequel on a un tant soit peu de respect qu’il n’est aucunement responsable de son destin ? Comment peut-on croire que les États de l’Afrique noire ont pu subir, contre leur volonté, pendant plus de trois siècles la traite atlantique, alors même qu’ils avaient rarement en face d’eux de puissants États européens, mais bien souvent plutôt de simples marchands privés ? Il faut vraiment être ignorant de l’Afrique des XVIIe et XVIIIe siècles pour croire qu’une poignée de marchands installés sur le littoral atlantique pouvait en imposer à des États locaux aussi puissants que la Confédération Ashanti, le Dahomey ou le royaume d’Oyo. Pourquoi la colonisation, qui a rythmé toute l’histoire de l’humanité, deviendrait subitement un crime en Afrique ?

Avec un peu de bon sens et d’honnêteté, il est facile de comprendre ce que je dis dans ce livre : dans le conflit est-ouest qui suit la IIe Guerre mondiale, les stratèges communistes falsifient l’histoire de l’Afrique, dans le but, d’une part de manipuler les opinions européennes en vue du rejet du phénomène colonial, et d’autre part de révolter les indigènes des empires coloniaux des États de l’Europe occidentale. L’objectif était d’obtenir « tout de suite » les indépendances dans l’espoir de pouvoir installer en Afrique des « démocraties populaires » à la solde de l’URSS. Le Parti communiste français (PCF) et ses compagnons de route ont beaucoup combattu la France, vous savez ! Ce sont des choses qu’il faut dire avec des preuves pour aider les opinions africaine et européenne d’aujourd’hui à comprendre et à se libérer. Ce livre est ma modeste contribution à cette utile tâche de rétablissement de la vérité.

On pourrait se demander comment se fait-il qu’une si grande falsification a pu passer, comment de tels grossiers mensonges ont pu s’imposer…. La réponse toute simple est que les élites politiques et intellectuelles de l’Afrique noire qui y trouvaient leur compte se sont mises au service de la machine de propagande mensongère du communisme stalinien. Le PCF étant puissant à cette époque dans le paysage politique français, se mettre au service de ses manœuvres, pour les élites africaines, assurait notoriété et offrait des perspectives de carrières politiques prometteuses. Houphouët, Nkrumah, Senghor, Fanon, Césaire, Nyobe et bien d’autres étaient tous des communistes dans cette décennie 1940 et ont apporté une grande contribution à la diffusion des lignes mensongères arrêtées par Moscou et promues par tous les partis staliniens de par le monde. Au moment où, suite aux révélations de Khrouchtchev sur Staline, il rompt avec le Parti communiste français en octobre 1956, Aimé Césaire sait de quoi il parle quand, dans sa lettre de démission à Maurice Thorez, Secrétaire Général du PCF, il se plaint de ne voir chez les communistes français qu’« entêtement dans l’erreur ; persévérance dans le mensonge ; absurde prétention de ne s’être jamais trompé ».

Malheureusement, ce sont les intellectuels de gauche qui donnent le la du politiquement correct en Europe. Les soi-disant intellectuels du monde noir ne sont que des suiveurs… Si on peut s’efforcer pour trouver des circonstances atténuantes aux élites du monde noir des décennies 1940-1950, il est difficile de tolérer l’attitude irréfléchie des prétendus intellectuels africains d’aujourd’hui qui ne se rendent même pas compte qu’ils sont nuisibles par leur souscription à des thèses qui font des Africains de gros enfants irresponsables.

L’Afrique à désintoxiquer, Kakou Ernest Tigori, Éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 438 pages, 33 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

L’Afrique à désintoxiquer, Kakou Ernest Tigori (Éditions Dualpha).

L’Afrique à désintoxiquer, Kakou Ernest Tigori (Éditions Dualpha).

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