25 décembre 2017

Jérusalem appartient, un instant, à celui qui l’occupe

Par Alexis Arette

Considéré comme un évènement majeur, ce qu’il n’était point, la mort de Johnny Hallyday a, pendant plusieurs jours, suspendu les informations mondiales de première importance et particulièrement les suites de la décision du Président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël !

Trump Jerusalem

Cela, cependant, a fait l’objet d’un entretien télévisé entre Jean-Jacques Bourdin et Franz-Olivier Giesbert, journaliste et écrivain d’un talent certain. Celui-ci a défendu brièvement, mais catégoriquement, la position yankee. Certes, on connaît les attaches américaines de ce journaliste qui a quelque renom, mais en affirmant sans nuances que Jérusalem était bien une ville juive, et non arabe, le sommaire de son raisonnement m’a surpris.

À première vue, la chose se défend puisque la déclaration Balfour reconnaissant aux Juifs la légitimité de leur nationalisation en Palestine date de 1917. Mais c’est une conquête militaire qui s’est ensuivie, après une occupation Arabe de près de 800 ans.

Bien sûr, c’est par une conquête particulièrement féroce que les Juifs de Josué ont volé la Palestine aux Cananéens, vers 1200 avant J.-C. Et ils l’occuperont jusqu’à leur diaspora, après la chute de Massada en 74 de notre ère et la destruction du temple de Jérusalem.

La Bible fait mention de la ville lors d’un raid guerrier qu’y fit le patriarche Abraham un peu après 1800 avant J.-C., semble-t-il. Mais c’était plutôt une visite d’allégeance, puisqu’il venait payer tribut au Roi-Prêtre de Jérusalem (alors Iérosalim) Melkisedek, lequel sacrifia à son Dieu le pain et le vin, rite qui n’est rapporté qu’en Égypte, mais par de multiples documents. La ville était à ce moment-là égyptienne de toute évidence !

La fable dit : « Le premier occupant, est-ce une loi plus sage ? »

La politique est un peu plus compliquée que la fable. Car aucune de nos nations n’a de premier occupant connu. Ainsi, depuis 3000 ans, notre hexagone a connu les Ligures, les Phocéens, les Celtes, les Romains, les Burgondes, les Francs, les Normands et les Vascons, plus ensuite des vagues de migrants, jusqu’à celle, massive et composite, que nous subissons actuellement.

Au Moyen Orient, les allées et retours des populations nomades sont encore plus difficiles à suivre, mais la loi générale est bien là. Et la dernière réoccupation de Jérusalem par les Juifs, ne date que de 70 ans, ce qui est peu au regard de l’histoire.

En fait, Jérusalem appartient, un instant, à celui qui l’occupe. Ce n’est pas une légitimité, c’est un fait. Les Israéliens ne s’en contentent pas. Ils fondent la légitimité de leur possession sur une promesse divine que leur aurait octroyé ce pays où, selon la Bible, coulaient « le Lait et le Miel » !

Mais les non-Juifs ne sont pas obligés de croire à cette élection divine. Madame Golda Meir elle-même n’y croyait pas ! Elle écrivait : « Quant à considérer les Juifs comme un peuple élu, c’est une idée que je n’ai jamais acceptée. Il me semblait dans ma jeunesse, et il me semble encore plus raisonnable de croire, non que Dieu a choisi le peuple juif, mais que plutôt, le peuple juif fut le premier peuple de l’histoire à choisir Dieu ! Il fut ainsi le premier peuple à faire quelque chose de vraiment révolutionnaire, et c’est ce choix qui le rendit unique ! »

Pour le « premier peuple », Madame Meir aurait dû réviser l’histoire de ses antiques voisins. Mais passons, pour dire que sans la fameuse « promesse divine », entérinée (hélas !) par les Églises catholiques et réformées, Israël n’a pas plus de légitimité qu’un autre État. Et l’histoire en a effacé pas mal au cours des siècles !

En fait, l’Israël indépendant n’a guère duré. Lors de la Diaspora, Jérusalem était Romaine à tel point que le culte juif avait été interdit dans le temple en 135 avant J.-C.

Auparavant, Israël avait subi l’occupation Hellénistique. Et Zeus dans le temple avait remplacé Iawé ! D’ailleurs, le Roi Salomon lui-même avait fini par introduire les idoles païennes de ses concubines dans le temple.

Le Perse Cyrus libéra plus tard Israël de l’occupation Babylonnienne qui avait opéré plusieurs déportations. Certes, la révolte des Maccabées prouva l’existence d’un véritable esprit national, mais ce fut tout de même d’abord un soulèvement religieux, car sans la notion de « peuple élu », le peuple inventé par Moïse n’existe pas.

Donc, s’il existe une ville au monde qui devrait avoir un statut international, c’est bien Jérusalem. Mais il est douteux que les juifs, même « laïcisés », acceptent d’abandonner les droits du peuple soi-disant élu, à savoir ce que le Talmud a retiré de la Thora.

Les évènements et les chiffres semblent condamner Israël. Malgré la valeur indéniable de ses soldats, c’est un petit peuple qui fait face à des masses considérables.

Il est donc à craindre que la décision de Donald Trump n’accélère le déchaînement des hostilités qu’il n’est pas déraisonnable de craindre. Étant donné que la Chine ne peut absolument pas se passer du pétrole Iranien, toucher à l’Iran, c’est mobiliser les 200 millions de guerriers que Mao se vantait de pouvoir aligner… Or, c’est le Chiffre que l’apocalypse prophétise pour les armées de Gog et Magog !

Souvenons-nous de cette parole d’Einstein : « Je ne sais pas comment se fera la IIIe guerre mondiale. Mais je sais que la IVe se fera avec des bâtons et des pierres » !

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