3 mars 2018

Brèves d’Europe (07)

Par Patrick Parment

 

Union européenne. Les têtes d’affiche vont bientôt valser à la BCE, à la Commission et au Conseil européen, et la bourse aux candidats est déjà ouverte. L’agenda s’étale jusqu’à la fin 2019. Le bal s’ouvre lundi 19 février avec la désignation par les ministres des Finances de la zone euro du remplaçant du Portugais Vitor Constancio à la vice-présidence de la BCE. Puis ce sera le tour de Mario Draghi à l’automne 2019.

Les Allemands ne supportent plus depuis longtemps la politique laxiste de Mario Draghi dont ils pensent qu’elle va provoquer un dérapage de l’inflation et qu’elle a appauvri les épargnants allemands.

Pour eux, les taux auraient dû être relevés depuis bien longtemps et la mission de la BCE doit être d’abord la lutte contre l’inflation et non le soutien à la croissance. Raison pour laquelle les Allemands verraient bien l’un des leurs à la tête de la BCE.

En attendant, c’est l’Espagnol Luis de Guindos qui vient d’être désigné vice-président de la BCE. Un ancien président Espagne-Portugal de la banque Lehman Brothers, celle-là même qui a précipité l’effondrement boursier !

Angleterre. À l’initiative de hauts fonctionnaires du Foreign Office, toutes les collaboratrices travaillant à Whitehall ont été invitées à revêtir le hijab islamique à l’occasion de la Journée mondiale du hijab, histoire de mieux faire comprendre les raisons pour lesquelles de nombreuses femmes musulmanes choisissent de le porter.

La colère ne retombe pas en Grande-Bretagne où la presse tabloïde de droite donne de nombreux détails sur cette initiative interne, mais à dimension forcément publique, vu son cadre.

Theresa May fait face à une nouvelle fronde au sein de son parti. 62 membres de son parti ont publié une tribune pour demander un Brexit clean, un clean break, une rupture claire et nette sans atermoiement. Le groupe lui demande de durcir le ton vis-à-vis de l’Europe et d’arrêter de négocier en position de faiblesse et d’arrêter de faire des concessions.

Le chef du parti britannique europhobe Ukip, Henry Bolton, a été démis de ses fonctions par un vote des adhérents. Son ex-compagne avait tenu des propos racistes contre l’actrice métisse Meghan Markle, fiancée du prince Harry.

Allemagne. En proposant lundi de nommer Annegret Kramp-Karrenbauer, cinquante-cinq ans, au secrétariat général de la CDU, la chancelière a amorcé la première étape de sa succession. La ministre-présidente de la Sarre, un petit État d’un million d’habitants, est considérée outre-Rhin comme la dauphine d’Angela Merkel.

Angela Merkel a averti la Chine qu’elle ne devait pas lier ses investissements dans les Balkans à des questions politiques. Une des craintes des Européens est de voir les pays des Balkans profiter des investissements chinois et être ensuite plus enclins à défendre les intérêts de Pékin au sein de l’UE.

Le parti nationaliste AfD n’hésite plus à sortir les crocs. Fin janvier, lors de la cérémonie d’hommage aux victimes de l’Holocauste le député Hansjörg Müller s’est ostensiblement refusé à applaudir la survivante Anita Lasker-Wallfisch, qui venait de s’exprimer.

Elle n’est pas responsable « d’être manipulée », a commenté l’élu pour expliquer son attitude. « J’ai un problème avec ce genre de commémoration parce qu’elle n’est pas sincère, parce qu’elle est hypocrite », a-t-il ajouté.

La semaine dernière, l’un de ses représentants les plus importants, André Poggenburg, a suscité un tollé en traitant les Turcs d’Allemagne de « marchands de cumin » qui ont « le génocide des Arméniens au cul. »

« Et ils veulent nous apprendre quelque chose sur l’histoire et la patrie ? Ils déconnent complètement ! Ces chameliers devraient retourner chez eux, loin derrière le Bosphore, à leurs cabanes en torchis et à leur polygamie ! », a-t-il lancé.

Espagne. Une sixième dirigeante indépendantiste de Catalogne, Anna Gabriel, a quitté l’Espagne pour échapper à une éventuelle incarcération et s’est installée en Suisse, d’où elle a assuré être privée d’un procès équitable. « Comme je n’aurai pas un procès équitable chez moi, j’ai cherché un pays qui puisse protéger mes droits. »

Italie. Les Italiens vont se rendre aux urnes le 4 mars prochain. La droite a le vent en poupe. Silvio Berlusconi, président de Forza Italia et ancien chef du gouvernement, promet des expulsions par centaines de milliers. Matteo Salvini, patron de la Ligue est sur la même ligne. Les deux hommes sont les piliers de la coalition de centre droit donnée gagnante aux élections.

CasaPound, la formation la plus organisée de la nébuleuse post-fasciste, présente des candidats aux élections du 4 mars dans de nombreuses circonscriptions. La mouvance montre sa capacité d’intervenir dans le débat politique, dans les médias comme dans la rue.

À la télévision, Simone Di Stefano, fondateur de Casapound, affirme qu’il faut réexpédier les migrants irréguliers en Libye, par charters entiers, à raison de mille par jour, au besoin en y envoyant des militaires italiens pour imposer leur retour.

Lettonie. Le gouverneur de la Banque centrale de Lettonie, Ilmars Rimsevics, arrêté le week-end dernier par le Bureau national anti-corruption (KNAB), est soupçonné d’avoir reçu un pot-de-vin de 100 000 euros, selon les médias lettons. Le gouverneur a été libéré lundi 19 février après avoir versé une caution de 100 000 euros.

EuroLibertés : toujours mieux vous ré-informer … GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le système ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertés ré-informe parce qu’EuroLibertés est un média qui ne dépend ni du Système, ni des banques, ni des lobbies et qui est dégagé de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertés est un acteur incontournable de dissection des politiques européennes menées dans les États européens membres ou non de l’Union européenne.

Ne bénéficiant d’aucune subvention, à la différence des médias du système, et intégralement animé par des bénévoles, EuroLibertés a néanmoins un coût qui englobe les frais de création et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les déplacements indispensables pour la réalisation d’interviews.

EuroLibertés est un organe de presse d’intérêt général. Chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une déduction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coûte en réalité que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertés (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigé vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sécurisée.
 

3 : Faire un don par chèque bancaire à l’ordre d’EuroLibertés

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-Bicêtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99