Quand les « petits pères d’Allah » sont jetés aux oubliettes
Est-il permis à un observateur « non spécialisé » dans les affaires étrangères de se permettre quelques désagréables rappels historiques ? Des esprits facétieux répondraient qu’un tel observateur risquerait effectivement de déranger les auto-proclamés observateurs spécialisés, bien qu’aux avis souvent diamétralement contraires les uns les autres, mais surtout, pour la plupart, assez oublieux de certains aspects gênants. Ô combien !
Je prends donc cette liberté après ce préambule imposé autant par la prudence que par un minimum d’humilité. Ou d’énervement, au choix, mais dicté par les évènements terriblement sanglants qui se déroulent depuis ce week-end au Moyen-Orient.
Les armées américaines et israéliennes ont attaqué la République islamique d’Iran et éliminé plusieurs responsables du pays dont le président Ali Khamenei et Guide suprême de la révolution depuis 1989. Il ne s’agit donc pas de simples représailles ou de frappes préventives comme par le passé, mais une volonté affichée d’en finir définitivement avec le régime des mollahs.
Tout le monde n’en était pas persuadé jusqu’alors… Notamment le Vice-président des États-Unis J. D. Vance qui déclarait en 2024 : « Notre intérêt, je pense, est très clairement de ne pas faire la guerre à l’Iran. Ce serait une énorme distraction de ressources. Ça coûterait massivement cher à notre pays. »
Monsieur Vance prouve ainsi qu’il n’y a pas que les dames qui « souvent varient… », les dirigeants aussi et tout autant est « fol est qui s’y fie. »
Chose étonnante – ou pas ! – les différents médias qui se réjouissent de la chute annoncée du régime des « enturbannés » ne rappellent guère la responsabilité de la France dans l’avènement de celui-ci : si elle n’avait pas accordé au siècle dernier l’asile – et la protection – à l’ayatollah Kohmeini pour qu’il puisse préparer en toute tranquilité sa révolution, les choses auraient peut-être été différentes car dès son arrivée sur notre territoire le 6 octobre 1978, il prépara à son domicile de Neauples-le-château sa révolution, notamment par des conférences qui, sous forme de cassettes audio, furent ensuite largement diffusées et préparèrent sa prise de pouvoir…
De même, qui rappelle que l’État impérial d’Iran était alors un des alliés les plus proches des États-Unis d’Amérique dans la région ? Ceux-ci n’apportèrent toutefois aucune aide au Shah Mohammed Reza Pahlavi, ni pour empêcher la chute de son régime, ni ensuite pour lui accorder l’asile. Wikipedia rappelle que « le 22 octobre 1979, le président Jimmy Carter autorisa à contrecœur le Shah à se rendre aux États-Unis pour y subir une intervention chirurgicale (…) Sur place, Mohammad Reza utilisa, à l’insu de ce dernier, le nom de code temporaire de “David D. Newsom”, alors sous-secrétaire d’État aux Affaires politiques » : il s’agissait alors de ne pas trop froisser le régime iranien et l’encyclopédie ajoute que « dès la prise d’assaut de l’ambassade américaine à Téhéran et la prise d’otages du personnel, la présence de Mohammad Reza aux États-Unis a été perçue par l’administration Carter comme un obstacle à la libération des otages, et comme le note Zonis : “… il a, de fait, été expulsé du pays”. »
Cacher cet ancien allié devenu tellement gênant ! De même, nombre d’autres pays ne manifestèrent pas à Mohammed Reza Pahlavi le soutien qu’il aurait pu espérer, notamment le Maroc.
Et, en France, en 1979, la plupart des médias étaient même assez « excités » par l’avènement de l’ayatollah Kohmeini et la perspective que le « petit père d’Allah » – comme en un autre temps, un certain Joseph Staline avait été le « petit père des peuples » que l’on sait – allait instaurer une belle et grande démocratie et ron et ron petit mollah…
Mais bien sûr, tout cela, c’est « parce qu’on ne savait pas… », dira-t-on… Ah ! si les « observateurs spécialisés » de l’époque avaient sû, bien sûr, bien sûr… Rengaine connue… et toujours tellement actuelle !
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