7 mars 2016

Nouvelles d’Europe

Par Patrick Parment

 

Union européenne. La commission Juncker propose de dégager 700 millions d’euros en trois ans afin d’aider les pays de l’UE à faire face à des urgences humanitaires comme celle que connaît la Grèce qui réclame 480 millions d’euros pour financer l’accueil de 100 000 personnes. Bref, l’UE nage toujours dans le potage.

Macédoine. Environ 300 Irakiens et Syriens ont tenté, le 29 février, de forcer la barrière frontalière entre la Grèce et la Macédoine pour protester contre la baisse du nombre de migrants autorisés à passer en Macédoine en vue de continuer leur périple vers le nord de l’Europe.

Angleterre. L’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis va conseiller le Parti travailliste britannique, a annoncé son chef de file Jeremy Corbyn. L’économiste, qui se définit comme un « marxiste erratique », a quitté le gouvernement d’Alexis Tsipras en juillet dernier.

Jeremy Corbyn de poursuivre : « Je sais bien que nous ne faisons pas partie de la zone euro, mais il s’agit de comprendre comment lutter contre l’idée qu’il faut subir l’austérité pour retrouver la prospérité quand, en réalité, cela doit passer par de la croissance. »

Les résultats sont spectaculaires : entre 2012 et 2015, la Grande-Bretagne a créé quelque 1,2 million d’emplois et le taux de demandeurs d’emploi est tombé à 5,1% de la population active en novembre dernier. Un record en Europe.

Allemagne. Comment Angela Merkel – dont 40 % des compatriotes réclament la démission – intégrera-t-elle les 1,1 million réfugiés qu’elle a invités en Allemagne où, selon le Daily Mail, 600 000 ont disparu dans la nature et sont impossibles à localiser ?

Spécialiste de l’immigration à la CDU, le parti de la chancelière, Barbara John affirme qu’il « sera très difficile de leur trouver une place sur le marché du travail car, déjà, 32 % des chômeurs sont des immigrés de la deuxième ou de la troisième génération ». La situation étant d’ailleurs identique en France.

Incroyable, mais vrai : une conférence internationale sur les migrants et tenue par les migrants eux-mêmes a eu lieu à Hambourg du 26 au 28 février avec la complicité du théâtre public Kampnagel. En tout, 1 600 réfugiés togolais, camerounais, afghans, maliens, syriens, roms, érythréens, ghanéens. Revendication : liberté de circulation et liberté d’installation. Ben voyons !

Mais on a entendu ça aussi : « Je suis venu en Europe tellement les Algériens et les Marocains sont racistes », dit un Malien. « Au Maroc, on tue les migrants », affirme un Camerounais.

la Cour constitutionnelle de Karlsruhe étudiera, dans une procédure préliminaire, la possibilité de faire interdire le NPD, à la demande du Bundesrat, la Chambre haute. La loi fondamentale (la Constitution allemande rédigée en grande partie par les Alliés) accorde des droits considérables aux partis politiques. Obtenir l’interdiction d’une formation, même considérée comme néonazie, est compliqué.

Fondé en 1964, le NPD compte 5 200 membres et 5 élus dans le Mecklembourg (nord de l’ex-RDA). Là où il est présent – essentiellement dans les mairies d’ex-RDA –, le NPD intervient partout où l’État est défaillant : création de bibliothèques, de systèmes de garde pour les enfants, organisation de centres de loisirs pour les jeunes.

L’Allemagne veut voir dans quelles mesures renvoyer les migrants marocains, algériens et tunisiens dans leurs pays d’origine. Thomas de Maizière, ministre de l’Intérieur, en tournée au Maghreb, a passé un premier accord avec l’Algérie. Ce sont les Algériens entrés illégalement sur le territoire allemand depuis un an qui sont concernés par cette expulsion.

Suisse. Les Suisses ont rejeté à 59 % l’initiative populaire « pour le renvoi effectif des étrangers criminels ». La modification de la Constitution, proposée par l’UDC, le premier parti suisse, prévoyait d’expulser du pays les étrangers condamnés notamment pour meurtre, effraction, escroquerie ou trafic de drogue.

Belgique. Elle annonce avoir refoulé vers la France 619 personnes depuis le rétablissement des contrôles à la frontière franco-belge depuis le mardi 23 février.