11 juillet 2018

Un grand chambardement bienfaisant. Pourquoi pas ?

Par Jean-Pierre Brun

De mon passé de footballeur, il me revient un événement auquel j’avais participé en 1959. Sur la pelouse de ce qui était encore le stade-vélodrome du Parc des Princes, se déroulaient des rencontres opposant les sélections professionnelles, scolaires et universitaires du Brabant et de l’Île-de-France. Cela avait été pour moi l’occasion de jeter un œil aussi rond que le ballon qui nous réunissait sur la réalité de la fracture linguistique sinon culturelle de la Belgique.

Coupe du monde football 2018.

Ce problème, qui fut longtemps crucial pour les autorités du royaume, est pourtant sur le point d’être résolu. Rassurez-vous, les décisions politiques spécifiques visant à son règlement, le plus souvent controversées d’ailleurs, n’y sont pour rien. Il a suffi que le temps et son érosion fassent leur œuvre et que les vents du sud apportent de nouvelles sédimentations pour que cette querelle des anciens fasse doucettement place à d’autres beaucoup plus modernes.

Une fois encore le football s’avère être un révélateur original.

Le jeudi 28 juin, dans le cadre de la coupe du monde 2018, la Belgique aligne au coup d’envoi une équipe on ne peut mieux « Blacks-Blancs-Beurs » : Thibaut Courtois, Tobias Alderweireld, Dedrick Boyata, Thomas Vermaelen, Nacer Chadli, Marouane Fellaini, Moussa Dembélé, Adnan Januzaj, Youri Tielemans, Michy Batshuayi, Thorgan Hazard.

Pour mémoire, exhumons l’équipe belge qui affrontait l’Allemagne le 2 mars 1958 : Louis Leysen, Henri Diricx, Louis Carré, Henri Thiellin, Victor Mees, Jean Mathonet, Jef Jurion, Richard Orlans, Martin Lippens, Jef Vliers et Rik Coppens. Imaginez un instant les cauchemars du sélectionneur d’alors… Comment faire cohabiter des Flamands, plus flahutes les uns que les autres, et des Wallons, aussi irréductibles qu’ombrageux ?

Heureuse évolution, n’est-il pas ? Avouez-le.

Allons, bientôt la carbonnade à la gueuze lambic, le waterzoï de cabillaud à la flamande, le stoemp, le konijn in geuze, le chicon au jambon, bien trop lourds à digérer pour des estomacs contemporains, ne seront plus qu’un mauvais souvenir. Les papilles gustatives des nouvelles générations, friandes d’innovations culinaires, se régaleront de tajines à la brabançonne, de kebaps et de döners à l’anversoise et de pitas à l’ardennaise.

Quand on découvre « le top 5 » du dernier « hit-parade annuel belge » (Charlie Puth, Kungs, Jul, Adriana Grande et Clean Bandit) on ne peut qu’être rassuré sur l’extinction prochaine des querelles linguistiques traditionnelles d’Outre-Quiévrain. Ce combat devenu incompréhensible cessera faute de combattants.

Bourgmestres et échevins pourront enfin dormir sur leurs deux oreilles… à moins que, dans un charivari d’importation, d’autres langues, trop bien pendues, ne viennent troubler leur sommeil fraîchement retrouvé.

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