par Olivier Bault.

 Les chiffres sont frappants : vendredi matin, il y avait dĂ©jĂ  47 278 cas de Covid-19 confirmĂ©s en Allemagne depuis le dĂ©but de l’épidĂ©mie (dont 41 324 personnes actuellement malades) contre 29 155 en France (dont 22 155 malades). Pourtant, l’Allemagne n’avait encore eu que 281 dĂ©cĂšs liĂ©s au coronavirus contre dĂ©jĂ  1 696 en France. Cette anomalie par rapport aux autres pays europĂ©ens intrigue. On a voulu expliquer la forte mortalitĂ© en Italie, puis en Espagne, par le fait que ces pays ont une population particuliĂšrement ĂągĂ©e. Pourtant, quand l’Italie et l’Espagne avaient le mĂȘme nombre de cas confirmĂ©s que la France aujourd’hui, dont la population est plus jeune, le nombre de morts y Ă©tait similaire. Par ailleurs la population allemande est en moyenne quasiment aussi ĂągĂ©e que la population italienne ou espagnole. Mais il est vrai que la moyenne d’ñge des gens diagnostiquĂ©s positifs au coronavirus est beaucoup moins Ă©levĂ©e en Allemagne, et que les contacts intergĂ©nĂ©rationnels y sont probablement moins frĂ©quents que dans les pays mĂ©diterranĂ©ens.

Pourquoi une moyenne d’ñge plus jeune des personnes diagnostiquĂ©es Covid-19 en Allemagne ? C’est au moins en partie parce que, depuis le dĂ©but de l’épidĂ©mie, l’Allemagne rĂ©alise beaucoup plus de tests afin de dĂ©tecter les porteurs asymptomatiques du coronavirus SARS-CoV-2 et les isoler du reste de la population. Rappelons en effet que ce taux de mortalitĂ© de 10 % en Italie, de plus de 7 % en Espagne et de prĂšs de 6 % en France est un pourcentage de dĂ©cĂšs par rapport au nombre de cas diagnostiquĂ©s et non par rapport au total des personnes ayant eu ce virus, avec ou sans symptĂŽmes.

Les tests de dépistag

S’exprimant jeudi Ă  l’occasion du lancement d’un nouveau rĂ©seau de recherche sur cette maladie dont l’objectif est de mettre en commun l’expertise accumulĂ©e par les CHU et les scientifiques, le virologue Christian Drosten, de l’institut de virologie de l’hĂŽpital universitaire de la CharitĂ© de Berlin, a confirmĂ© cette thĂšse : « Si l’Allemagne a si peu de dĂ©cĂšs par rapport au nombre de personnes contaminĂ©es, cela peut s’expliquer par le fait que nous rĂ©alisons un nombre extrĂȘmement Ă©levĂ© de tests de dĂ©pistage en laboratoire. » Ceci grĂące Ă  un rĂ©seau serrĂ© de laboratoires rĂ©partis dans tout le pays. Jusqu’à rĂ©cemment, le nombre de tests rĂ©alisĂ©s chaque semaine Ă©tait d’environ 160 000, ce qui Ă©tait dĂ©jĂ  nettement plus qu’en CorĂ©e du Sud, souvent donnĂ©e en exemple. Ces derniers jours, le rythme est passĂ© Ă  environ 200 000 tests par semaine. En France, oĂč les autoritĂ©s n’ont pas prĂ©parĂ© le pays Ă  temps, seuls les personnels soignants et les personnes hospitalisĂ©es bĂ©nĂ©ficient de ces tests, pour environ 5 000 tests par jour, ce qui fait que les porteurs asymptomatiques ou prĂ©sentant une forme bĂ©nigne du Covid-19 continuent de propager l’épidĂ©mie autour d’elles et qu’on ignore complĂštement le nombre rĂ©el des porteurs du virus.

Cela ne veut pas dire que la population ĂągĂ©e ne va pas se trouver bientĂŽt plus massivement au contact du coronavirus en Allemagne malgrĂ© les mesures de distanciation sociale (adoptĂ©es tardivement, comme en France), mais lĂ  aussi l’Allemagne est mieux prĂ©parĂ©e que des pays comme la France, l’Italie ou l’Espagne. Il y a en effet dans les hĂŽpitaux allemands 28 000 lits de soins intensifs (contre 7 000 en France) et environ 25 000 lits de rĂ©animation Ă©quipĂ©s d’un respirateur artificiel (contre 5 000 en France), et cela aura forcĂ©ment un impact sur la mortalitĂ© des seniors pendant la pandĂ©mie.

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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