En termes de gĂ©opolitique, le Parti LibĂ©ral de Justin Trudeau et le Parti Conservateur, c’est du pareil au mĂȘme. PrĂ©sent cette semaine dans la capitale ukrainienne, le Premier ministre canadien a ratifiĂ© des accords de libre-Ă©change liant les deux pays, des accords nĂ©gociĂ©s par son prĂ©dĂ©cesseur conservateur Stephen Harper. Il ne reste maintenant qu’à entĂ©riner cet accord par un vote au Parlement, mais avec une majoritĂ© libĂ©rale, et une opposition gagnĂ©e d’avance Ă  tout projet de libĂ©ralisation du commerce international, il ne s’agit que d’une pure formalitĂ©.

Pourtant, le Canada offre plus qu’il ne reçoit. Il abolira 99,9 % de ses barriĂšres tarifaires, alors que l’Ukraine n’en Ă©liminera que 86 %. De plus, le tout est accompagnĂ© d’un chĂšque de 13 millions de dollars pour l’aide humanitaire et de la promesse que l’aide militaire du Canada, qui entraĂźne notamment des soldats ukrainiens, ne tarira pas et que les envois d’armes continueront. Justin Trudeau enverra d’ailleurs davantage de policiers dont la mission est de former leurs homologues ukrainiens.

Le Canada importe principalement de l’Ukraine des engrais, du fer, de l’acier et du charbon anthraciteux alors qu’il exporte des produits pharmaceutiques, des fruits de mer et aussi du charbon. En 2014, le commerce entre les deux pays reprĂ©sentait 278 millions de dollars. Alors qu’on justifiait le TraitĂ© Transpacifique et le TraitĂ© Transatlantique en termes Ă©conomiques, cette fois-ci, ce traitĂ© viserait surtout Ă  amener la paix, la justice et la dĂ©mocratie en Ukraine ; l’argument Ă©conomique semblant secondaire.

PrĂ©sent Ă  Kiev aux cĂŽtĂ©s du prĂ©sident ukrainien Petro Porochenko, Justin Trudeau s’est permis de dĂ©clarer que « la Russie n’a pas Ă©tĂ© un partenaire positif », une dĂ©claration qui peut sembler prudente, mais qui n’en reste pas moins la seule dĂ©claration hostile du chef d’État canadien qui va habituellement mĂȘme jusqu’à refuser de nommer l’Islam radical comme ennemi ou menace lors d’attentats djihadistes.

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