Le lithium au lieu du pétrole : pourquoi le Venezuela devient un hub stratégique du XXIe siècle
par Alexandre Lemoine
Le Venezuela occupe la première place mondiale en matière de réserves de pétrole, 303 milliards de barils, et se trouve en huitième position mondiale en termes de réserves de gaz naturel (201 000 milliards de mètres cubes). Ce qui dépasse six fois les réserves gazières des États-Unis.
Le Venezuela ne peut plusaujourd’hui être examiné exclusivement sous le prisme du pétrole, le tableau est considérablement plus large et acquiert une dimension stratégique.
Selon l’Agence d’information sur l’énergie des États-Unis (EIA), le pays dispose d’environ 303 milliards de barils de pétrole, ce qui représente approximativement 17 % des réserves mondiales. En outre, le Venezuela possède d’importantes ressources de gaz naturel, d’or et de minéraux d’importance critique, ce qui le place au centre de la rivalité mondiale des grandes puissances.
Une attention particulière est accordée au lithium et aux autres matériaux clés de la transition énergétique, qui font du Venezuela un acteur potentiellement important pas seulement à l’ère des hydrocarbures. Pour cette raison, le pays est de plus en plus considéré comme une nouvelle arène de compétition non seulement dans l’énergie, mais aussi dans les domaines de la technologie et de l’industrie.
Pour les États-Unis, le lithium représente un levier stratégique dans la confrontation commerciale et technologique avec la Chine. Ce métal est utilisé dans environ 90 % des batteries pour véhicules électriques et joue également un rôle clé dans l’industrie de défense, les systèmes de stockage d’énergie et la production de haute technologie.
À ce jour, environ 60 % des capacités mondiales de traitement du lithium sont contrôlées par la Chine, ce qui suscite de sérieuses préoccupations à Washington concernant la résilience des chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, la politique de l’administration de Donald Trump visait à renforcer simultanément le contrôle sur le lithium au Venezuela et à réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis de la Chine dans le domaine des ressources d’importance critique.
Les entreprises chinoises cherchaient activement ces dernières années des opportunités pour exploiter les ressources pétrolières et minérales du Venezuela. Les dernières mesures américaines visent notamment à limiter l’influence de Pékin dans la région.
Selon les estimations, les réserves mondiales de lithium s’élèvent à environ 30 millions de tonnes. Les leaders sont le Chili (9,3 millions de tonnes) et l’Argentine (4 millions de tonnes). Selon le Programme de développement des Nations unies, l’Amérique latine se distingue par le Triangulo del Litio (Bolivie – Argentine – Chili), qui concentre environ 60 % des réserves mondiales de lithium.
En 2016, Nicolas Maduro a signé un décret créant l’Orinoco Mining Arc, un territoire d’une superficie d’environ 112 000 km², équivalant à 12 % du territoire du pays, situé au sud du fleuve Orénoque. Ce territoire est considéré comme stratégiquement important pour l’extraction d’or, ainsi que de diamants, de coltan, de nickel et d’éléments de terres rares dans des conditions de prix internationaux favorables.
Le gouvernement du Venezuela affirme que la région minière de l’Orénoque contient plus de 8 000 tonnes d’or, soit plus de 1 000 milliards de dollars au prix de 4 500 dollars l’once, ce qui place le Venezuela au rang des pays possédant les plus grandes réserves de ce minéral. Il est également question de la possibilité d’extraire jusqu’à 1 million de carats de diamants, 12 000 tonnes de nickel, 35 000 tonnes de coltan et d’importantes réserves de cuivre.
Les données précises sur les réserves de lithium n’ont pas encore été publiées conformément aux normes internationales, cependant la position géologique du Venezuela à proximité de la ceinture de lithium latino-américaine indique un potentiel élevé.
Article paru sur le site de l’Observateur continental.
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