7 avril 2016

Les élites économiques fuient le vieux continent !

Par Nicolas Bonnal

C’est officiel : selon l’agence New World Wealth, le vaisseau européen prend l’eau, et les fuient le vieux continent, ruiné et envahi.

Les métropoles de la France et des pays méridionaux comme l’Espagne, l’Italie ou encore la Grèce se vident de leurs bons riches. Les millionnaires quittent des villes comme Paris, Bruxelles, Athènes ou Rome. On ne précise pas (comme c’est curieux !) quel rôle peuvent avoir les réfugiés dans la fuite de ces villes.

Et le document ne parle pas non plus de Cologne ou de l’Allemagne ! Quel dommage !

Élément intéressant : Londres, capitale incontestée du Richistan jusque là, est en déclin. Nous le savions grâce au Monty Python John Cleese qui disait en 2012 ne plus reconnaître sa bonne ville !

Les Anglais de souche, ou nés à Londres, la fuient… Ils gagnent d’autres contrées moins exotiques ou inquiétantes. Des villes comme Chicago aux États-Unis, soumise à la violence de 3 000 gangs ethniques, se vident aussi de leur population la plus prospère. Mais le continent nord-américain est grand, parfois encore assez vide et permet à tout riche de trouver sa thébaïde.

Le document évoque dix mille français – dont trois mille Parisiens – qui ont quitté la France en 2015 en insistant sur les causes : les frictions islamo-chrétiennes (ces chrétiens, tout de même !) qui poussent pas mal de Juifs français à se réfugier à Tel Aviv, devenue une des villes les plus riches du monde.

Les autres fuyards (fuyards ou réfugiés ?) filent en Amérique du Nord et en Australie.

On ajoute aussi que les frictions russo-américaines sont évoquées dans le texte et inquiètent en haut lieu (puisqu’elles se solderont par une guerre nucléaire lorsque Clinton et Juppé seront élus).

Fini la Suisse ! Le riche se réfugie aux antipodes ; non pas en Patagonie comme le héros de Jean Raspail, mais en Australie et en Nouvelle-Zélande, promue Eldorado du Richistan depuis la saga du Seigneur des Anneaux. Des villes comme Sydney, Melbourne, Auckland sont ainsi pleines à craquer de riches. Et le document ne parle pas des îles qui s’arrachent à prix d’or dans ces contrées sauvages !

On citera Chesterton et le nommé Jeudi pour expliquer le problème : « Vous partagez cette illusion idiote que le triomphe de l’anarchie, s’il s’accomplit, sera l’œuvre des pauvres. Pourquoi ? Les pauvres ont été, parfois, des rebelles ; des anarchistes, jamais. Ils sont plus intéressés que personne à l’existence d’un gouvernement régulier quelconque. Le sort du pauvre se confond avec le sort du pays. Le sort du riche n’y est pas lié. Le riche n’a qu’à monter sur son yacht et à se faire conduire dans la Nouvelle-Guinée. Les pauvres ont protesté parfois, quand on les gouvernait mal. Les riches ont toujours protesté contre le gouvernement, quel qu’il fût. »

Si les riches se mettent à détester leur douce mondialisation…