9 mars 2019

Entretien avec Gilles Cosson, auteur de Cinq femmes

Par Fabrice Dutilleul

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul).

Gilles Cosson, vous avez écrit un roman Cinq Femmes où la beauté tient une place importante. Pouvez-vous préciser ?

Dans le même temps où mon héros collectionne au début de sa vie les conquêtes faciles, il ressent par-delà le sexe l’appel ultime de la beauté pure, qu’elle soit la naturelle, la montagne avec ses risques, ou la délicatesse féminine. Ainsi admire-t-il dans sa belle-sœur, une toute jeune fille avec qui il a une aventure coupable, la grâce des mouvements, la douceur des gestes, la perfection fugitive de l’être. Et plus tard, lorsqu’il aura payé ses contradictions par quelques drames, il cherchera auprès des femmes conseils et intelligence, car c’est au travers de leur qualité de compréhension qu’il réussira à dominer au moins en partie, les conflits qui le traversent.

Vous dites rendre hommage aux femmes en général. Pourquoi ?

Il me semble que les femmes ont gardé la conscience de ce qui est fondamental. Ayant reçu la charge de former de leur chair et de leur sang toute l’humanité, elles savent faire la différence entre réalité et apparence. Le lien entre les deux natures de l’homme, matérielle et spirituelle, ne leur pose pas de problème et l’affection qu’elles donnent est en général beaucoup plus profonde que celles donnée par les hommes. De plus, en matière intellectuelle, elles savent écouter, ce qui n’est pas en général une qualité masculine. Leurs décisions sont ainsi plus réfléchies et souvent mieux acceptées.

Y a-t-il une typologie des cinq femmes qui ont marqué la vie de votre héros ?

Sans que j’aie voulu faire preuve d’esprit de système, l’on peut en effet retrouver dans ces cinq femmes beaucoup de notre époque. Si le premier amour reste pour tout homme, comme le disait Rilke et quel que soit le moment, la première occasion d’être seul au plus profond de soi-même, le personnage de l’épouse, une brillante avocate, personnifie bien la femme d’aujourd’hui, avec sa volonté de prendre place pleinement dans la société au prix de cette vie épuisante et multiple que je ne cesse d’admirer. Puis vient la jeune fille amoureuse devant laquelle je m’incline, car l’absolu don de soi possède un caractère bouleversant, faisant d’elle l’héroïne d’une dramaturgie fondamentale. Lorsque s’annonce l’âge, apparaissent les « compagnes » au sens plein, une bibliothécaire d’abord qui voue aux forces de l’esprit le meilleur de son être, enfin, alors que se profile le déclin, la représentante de la sagesse humaine en la personne d’une aristocrate de très vieille souche qui voit la vie avec le recul des siècles. C’est à elle qu’il appartiendra d’indiquer au héros la voie du renoncement aux gloires de ce monde.

Que pensez-vous des campagnes du style « me too » ?

Je pense qu’il est essentiel de séparer les actes graves (tentative de viol en tête, ou abus d’autorité) de la séduction à la française faite de légèreté et d’humour, séduction passant par une approche distanciée contre laquelle les femmes savent d’ailleurs très bien se défendre. Le puritanisme anglo-saxon qui veut tout contrôler et refuse la galanterie n’a rien à faire dans notre pays. Ce n’est pas un hasard si les campagnes en question sont plutôt un échec auprès des Français… et des Françaises.

Quel est le but de votre roman ?

Il me semble que si but il y a, c’est d’être ce que j’ai appelé un « rappel à l’essentiel ». Que, par-delà les vicissitudes du quotidien, par-delà les tentations du sexe et de l’orgueil qui guettent tout homme, seuls survivent en définitive l’amour et le don de soi. C’est ce que découvre le héros sur son lit de souffrance et si l’amour qu’il reçoit in fine est celui de sa fille, c’est à sa belle-sœur qui lui a tout donné que va son hommage final.

 

Cinq femmes, Gilles Cosson (Éditions Pierre-Guillaume de Roux) .

Cinq femmes, Gilles Cosson (Éditions Pierre-Guillaume de Roux) .

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