29 juillet 2026

Contre la marchandisation des minorités sexuelles

Par Euro Libertes

(article écrit sans recours à l’Intelligence artificielle)

par Robert Marleau.

À chaque année au cours du mois d’août à Montréal, comme dans toutes les grandes villes du monde occidental se tient un événement connu sous le nom de Fierté LGBTQIA. C’était au départ un défilé contre l’homophobie, mais qui a ajouté bien des causes au fil des années, dont bien sûr la transphobie, et l’acronyme est de plus en plus surchargé. La famille de la diversité sexuelle ne cesse de s’agrandir au nom de l’inclusivité. Il bénéficie d’un généreux financement gouvernement tant provincial que fédéral et est commandité par des grandes entreprises bien connues au Québec comme Desjardins, la Banque TD, Winners, les condoms Trojan (faut bien se protéger après tout!), Home Depot, VIA Rail, Québecor, et j’en passe.

Tout ceci nous amène à constater l’ampleur de la marchandisation de tout ce qui concerne la diversité sexuelle (homosexualité, transsexualité, transgenre, etc). La société marchande a réussi à les récupérer pour en faire des sources de gros profits. Après tout, année après année, les médias du système nous rabattent les oreilles sur les retombées économiques que rapporte la Fierté LGBTQIA. Étant donné que l’égalité juridique complète a été obtenu pour les personnes homosexuelles et transsexuelles, le lobby qui prétend les représenter défend des causes douteuses et farfelues comme les toilettes pour transgenre et la non-mention du sexe sur les registres d’état civil, comme si un individu pouvait ne pas avoir d’identité sexuelle ! Il y a aussi les présentations faites par des drag-queens ou travestis devant des audiences infantiles qui se sont multipliées ces dernières années, notamment des bibliothèques publiques, sous prétexte « d’ouverture » et « d’éducation » ! Comme si le fait de voir des hommes déguisés en femmes était bénéfique pour les enfants et favorisait leur épanouissement.

Les premiers militants homosexuels et les premières militantes lesbiennes ne cherchaient pas à s’intégrer au système, mais au contraire le remettaient en question, à tort ou à raison. Ils et elles avaient au moins la décence de ne pas s’associer à des multinationales pour recevoir du financement et ne couraient pas après les subventions des différents paliers de gouvernement. Ces gens assumaient pleinement leur discours et leurs actions « contestataires », peu importe ce que l’on pense de leur contenu. Leur transparence relative contrastait fortement avec la nouvelle génération millitante qui se prétend humanitaire, alors qu’il n’y a que l’argent qui compte pour eux au point d’accepter que leur festival ne serve qu’à enrichir davantage des capitalistes.

Les minorités sexuelles, à l’instar des autres communautés crées par notre système, sont très mal représentées. Qu’est-ce que les homosexuels, les lesbiennes, les transsexuels, les transgenres ont à retirer de tout ce spectacle communautariste ? En quoi cet événement  contribue-t-il à améliorer leur vie ? La réponse est un gros vide abyssal. Il n’y a que le communautarisme qui en sort renforcé, bien inutilement d’ailleurs, car la propagande du lobby LGBTQIA ne cesse de leur enfoncer dans la tête qu’ils doivent se définir tout d’abord selon leurs préférences sexuelles ou leur identité de genre (qu’ils et elles ont bien sûr choisi en toute « autonomie ») et que tout le reste est secondaire. Dans une société bien ordonnée, nous devons limiter le plus possible le communautarisme et ses effets néfastes. Ceci est valable autant pour le communautarisme ethnique, religieux que sexuel.

Bien entendu nous avons tous le droit de vivre notre sexualité comme nous l’entendons, dans les limites de la décence et du respect et sans causer préjudice à autrui. La question de l’orientation et des préférences sexuelles relève strictement de la sphère privée. Mais cette survalorisation du style de vie homosexuel est indécente et grossière. L’exhibitionnisme éhonté qui est à l’honneur dans les défilés de la Fierté LGBTQIA un peu partout à travers le monde n’aide en rien les homosexuels, les lesbiennes et les transsexuels qui veulent vivre en paix comme tout le monde. D’ailleurs le concept de fierté qui se voulait au départ une réponse à l’intolérance et la répression qui avaient cours autrefois, est largement dépassé et n’a plus sa raison d’être. En fait, il n’y a vraiment aucune raison de se revendiquer « fier » de ses préférences sexuelles, qu’on soit hétéro ou homo. Le respect doit se faire dans les deux sens, autant envers la majorité de la population qu’envers les membres  des minorités sexuelles. Si l’intimidation à l’égard des minorités sexuelles est inacceptable, autant le fait de transformer des gamins en travesti ou de les exposer à la vulgarité des défilés de cette soi-disant Fierté l’est également.

Il y a une distinction importante à faire entre des adultes consentants et de jeunes enfants qui ont atteint à peine l’âge de raison. De nos jours l’intolérance se manifeste plutôt envers ceux et celles qui sont réticents envers le mariage de même sexe, le droit à l’adoption et l’autorisation de la transition de genre pour les personnes mineures. Les accusations d’homophobie et de transphobie sont facilement jetées à la figure des dissidents de l’idéologie LGBTQIA. L’auteur de ces lignes se plait à rêver parfois d’un monde où ce communautarisme exacerbé n’aura plus sa place et où nous serons des citoyens, des travailleurs, des êtres humains bien avant d’être hétérosexuel, homosexuel, transsexuel ou transgenre.

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