La France des bravaches et des humiliés (juillet 1929-juin 1940) – Entretien avec Bernard Plouvier
Bernard Plouvier publie aux éditions Dualpha une série de livre sous-titrée « La France des bravaches et des humiliés (juillet 1929-juin 1940) ; 4 volumes sont parus à ce jour (trois autres volumes paraîtront en 2026).
« Les fondements de l’historiographie sur cette période (…)
reposent en réalité sur du vent ou des sables mouvants.
C’est ce que l’on tente de démontrer dans cette suite d’ouvrages »
Quel peut être l’objectif d’une longue étude sur un sujet aussi connu que le Front populaire, sa genèse, son programme et ses fabuleuses réalisations ?
Parce que dans cette série de volumes (et comme pour le IIIe Reich, sa genèse et sa Révolution nationale-socialiste), on soutient que tout est faux ou presque dans l’historiographie traditionnelle : celle de l’Université où l’enseignement dégage toujours de forts relents de marxisme & celle des media populaciers (propagande télévisée et blogs sur le Net) qui font l’apologie d’un soi-disant « socialisme à la française ».
Les fondements de l’historiographie sur cette période – soit plusieurs dizaines de milliers d’ouvrages rien qu’en langues anglo-saxonne et française – reposent en réalité sur du vent ou des sables mouvants. C’est ce que l’on tente de démontrer dans cette suite d’ouvrages.
Pourquoi partir de 1929 ?
C’est logique et cela ne dépend pas des explosions de gigantesques bulles spéculatives à Londres et à New York, puis dans le Reich de Weimar, aux Pays-Bas, en Suède.
En France, 1929 est l’année où se retire, pour cause de maladie Invalidante, le seul Homme d’État français de l’époque moderne : Raymond Poincaré, qui a dirigé la réparation aussi complète que possible des dégâts de la folle guerre qui avait fait le lit du bolchevisme et a commencé à moderniser les structures économiques et sociales d’une France trop attachée à sa routine.

Le Front Populaire : de l’espoir à la supercherie (juin 1936-avril 1938), Bernard Plouvier, éd. Dualpha, 370 pages, 39 €.
Tout le monde prétend que les Fronts Populaires ont été créés parce que la Crise économique mondiale favorisait le fascisme !
C’est totalement idiot. Si la crise du capitalisme de spéculation favorise un mouvement politique, c’est bien sûr le marxisme.
De toutes façons, l’année clé pour la France est 1934, alors que la crise a touché le pays avec retard, à la jonction des années 1931-1932. Le chômage est indéniable, mais sans commune mesure avec celui des USA, de Grande-Bretagne ou du Reich.
Par son Komintern, « Staline » a expédié en France divers agents d’agitation et de propagande, bien sûr rivaux et presque tous juifs. Ceci explique la qualité exceptionnelle de la démagogie électoraliste du PCF en 1935-36 : si le PCF gagne beaucoup de suffrages aux législatives de 1936, c’est parce qu’on a soufflé au démagogue Thorez-le-faussement-chaleureux des gestes spectaculaires et des paroles qui émeuvent les prolétaires de France.

De l’agonie du Front Populaire aux Accords de Munich (Avril 1938 – Hiver de 1938-39), Bernard Plouvier, éd. Dualpha, 312 pages, 37 €.
Néanmoins, les gouvernements du Front Populaire ont bouleversé la vie française, non ?
Absolument pas ! Tout se résume, au positif, à 12 jours ouvrables de congés payés et à la généralisation (en réalité incomplète) des conventions collectives d’embauche, ainsi qu’au lancement du CNRS – louable initiative de Jean Perrin.
Au négatif : près de 4 années de grèves subintrantes très violentes (du printemps de 1935 à novembre 1938) ; la politisation excessive des syndicats et l’entrée du pouvoir politico-syndical dans les entreprises ; une inflation inédite en temps de paix, qui surpasse les augmentations de salaire ; le désastre technique des nationalisations ; la haine des classes encouragée par les partis aux apparences du pouvoir ; la fin pour environ cinq années du goût pour le travail bien et vite fait.

Le triomphe des fauteurs de guerre (printemps-été 1939), Bernard Plouvier, éd. Dualpha, 248 pages, 33 €.
L’affaire tchèque perturbe toujours beaucoup de monde de nos jours…
Au printemps de 1939, les Tchèques dissolvent les gouvernements autonomes et les parlements ruthènes et slovaques, créés en octobre 38. En outre, « Staline » hausse le ton et chacun sait (sauf les historiens bon chic bon genre) que la Tchéquie est truffée d’aérodromes au point qu’elle est « le porte-avions » de la France et de l’URSS. Adolf Hitler, qui tente depuis octobre 1938 de négocier le retour de Dantzig au Reich avec les Polonais – excités en sens contraire par des envoyés de Roosevelt –, décide de mater les trublions de Prague dont le pays est une base de départ pour envahir dans le futur l’Autriche, la Bavière ou la Saxe.
Et le Front Populaire, dirigé par deux pacifistes – Blum, puis Chautemps – et une girouette indécise, Daladier, débouche au final sur « la guerre de trop pour l’Europe ». Celle de la déculottée militaire la plus humiliante de l’histoire du pays, lors d’une guerre déclarée alors que n’était nullement engagé l’intérêt national. On explique les détails de la dramatique impréparation militaire sur Terre et dans les airs qui a provoqué une débâcle en 45 jours – en fait, perceptible au bout des 5 premiers jours de campagne !
L’humiliation née de cette défaite a entraîné des réformes de structure, œuvre de l’État français, et engendré le boom démographique perceptible dès l’année 1943. Il n’est pas exagéré de prétendre que les Trente Glorieuses s’échelonnent de 1943 à 1973.
Pour en savoir plus et commander les livres de Bernard Plouvier, cliquez sur le titre désiré :
La désunion nationale (juillet 1929-mai 1936) (volume 1)
Le Front Populaire : de l’espoir à la supercherie (juin 1936-avril 1938) – (volume 2)
De l’agonie du Front Populaire aux Accords de Munich (Avril 1938 – Hiver de 1938-39) (volume 3)
Le Front Populaire : de l’espoir à la supercherie (juin 1936-avril 1938) (volume 4)
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