20 avril 2026

Le tryptique de la criminalité démasqué

Par Fabrice Dutilleul

Entretien avec Raymond H. A. Carter auteur de La mondialisation de la criminalité aux éditions Dualpha

(propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Docteur en droit public, Docteur en droit pénal international et titulaire d’un Ph. D. in International Relations & Diplomacy, le colonel (H) Raymond H. A. Carter a effectué sa carrière au sein de la Gendarmerie nationale ; pionnier en France de la Défense Verbale, il est professeur diplômé d’État en arts martiaux et en sports de combat et pratique également le tir (armes de poing et d’épaule) depuis l’âge de 16 ans. Il est par ailleurs PDG de Cormoran Group SAS (Conseil et Audit sûreté et sécurité & Formation) et l’auteur de plusieurs livres spécialisés.

« 83 % de la population mondiale
vit aujourd’hui dans des pays
où la criminalité continue d’augmenter inexorablement »

 

Quelle est la tendance actuelle de la criminalité internationale ?

La tendance à la baisse de la criminalité de 1985/1990 s’est radicalement inversée depuis de manière exponentielle à travers le globe, n’épargnant aucun continent. Et aujourd’hui 40 % des homicides dans le monde sont liés à la grande criminalité, la France se plaçant en 39e position sur les 148 pays listés sur « l’indice de criminalité par pays pour 2025 » ; et 83 % de la population mondiale vit aujourd’hui dans des pays où la criminalité continue d’augmenter inexorablement au sein d’une angoisse croissante et d’une peur grandissante.

Quelles sont les « spécialités criminelles » qui caractérisent cette tendance à la hausse aujourd’hui ?

Cette tendance, confirmée par des études et rapports (Rapport d’Interpol sur les Tendances Mondiales de la Criminalité (RITMC) de 2022, etc.) ainsi que par mes propres expériences et constatations sur le terrain, met en exergue les trois grandes catégories principales constituant mon « tryptique de la criminalité » que sont la « criminalité organisée » en pleine augmentation et aux ramifications multipolaires et multisectorielles, le « terrorisme », fléau international à la botte et dans la mains de groupes radicaux et maffieux rattachés à de nombreux pays parfois au sein d’un « narcoterrorisme » de circonstance, et les « crimes de guerre, génocides et crimes contre l’humanité » qui en regroupent des victimes des deux précédentes catégories ; mon concept de « terrocriminalité » permettant par ailleurs d’en identifier plus spécifiquement les orientations, stratégies et techniques utilisées par ces criminels. Ces spécialités de la criminalité internationale s’accommodent et profitent à la fois de l’instabilité géopolitique, de la corruption, du changement climatique et de la récession post-pandémique alimentant les flux migratoires, tout en les entretenant comme je l’explique.

Cette tendance est-elle circonscrite à un ou plusieurs continents ou est-elle mondiale ?

Après des étapes liées à une montée en puissance de la criminalité globale depuis le début du XXIe siècle passant du national au transnational, puis à l’international, cette criminalité toutes « spécialités confondues » que j’y présente connaît aujourd’hui un accroissement international comme le confirment d’innombrables affaires qui nous apportent les preuves de cette mondialisation en développement. Aussi doit-on se demander à qui profite le crime ? C’est ce que j’explicite dans mon présent ouvrage en évoquant l’universalisme idéologique prôné par une globalisation tous azimuts et menée en rapport avec les plus grands groupes financiers mondiaux (Commission Trilatérale, Groupe Bilderberg,…) et les lobbyismes internationaux anonymisés au sein notamment de l’idéologie droit-de-l’hommiste proche de l’esprit de l’Antéchrist ou le mal est appelé bien et le bien mal, et où le monde criminel y devient un membre de plus en plus actif aux côtés des « légaux » de ce monde.

Y a-t’il des réponses pour y faire face efficacement ?

Tandis que de plus en plus d’États et de citoyens s’accommodent de la corruption et que conscience et bonne conscience se relâchent et s’étiolent au sein d’une société lâche et laxiste et en pleine déliquescence où le droit accentue l’injustice sociale et où l’insécurité grandit,(1) nous présentons plusieurs réflexions, preuves et solutions pour mieux affronter cette nouvelle « élite mondiale » calculatrice et sans scrupule à travers des stratagèmes sordides sur la base d’un néo-esclavagisme orwellien à leur profit, ou confusion et malédiction grandissent.(2)

J’y présente certaines solutions au profit de nos pays et nos jeunes générations ; sachant que lorsque l’espoir marque le pas au point de s’effondrer, seule l’Espérance demeure, mais jamais sans réaction et action.

 

 

Notes

(1) https://eurolibertes.com/societe/legitime-defense-et-legitime-violence/ ; https://eurolibertes.com/tribune/des-informations-en-des-information/ ; https://eurolibertes.com/geopolitique/israel-au-centre-du-monde-et-entre-les-deux-grands-blocs/ & https://eurolibertes.com/tribune/une-lumiere-derriere-israel-premiere-partie/

(2) https://eurolibertes.com/religions/la-france-entre-confusion-et-malediction/

Raymond H. A. Carter, La mondialisation de la criminalité aux éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », préface du professeur Aïssa Kadri, 486 pages, 39 € ; pour commander ce livre, cliquez ici

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