Entretien avec Scipion de Salm auteur de Mon combat aux éditions L’Æncre
(propos recueillis par Fabrice Dutilleul)
« Il faudra envisager d’abord le salut de la France,
sans dispersion pour des causes autres,
proches ou lointaines,
et après sauver ce qui restera
des peuples autochtones voisins et amis »
Vous l’annoncez d’emblée, votre livre est exempt de longues dissertations sur des fondements théoriques, métaphysiques, métapolitiques, philosophiques… Alors, comment le définiriez-vous ?
Après avoir beaucoup lu, sur des décennies, j’ai compris que les ouvrages qui marquent le plus sont brefs et suivent un plan rigoureux. Un modèle du genre, de cette efficacité, pour le pire dans son projet de société, a été le Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau. Mon Combat suit un plan ternaire chronologique : Passé, Présent, Futur. Une société se tient par son unité et un projet collectif pour l’avenir. Manifestement, nous perdons chaque jour davantage ces caractéristiques essentielles, et je propose de les retrouver. J’ai donc réussi à faire court, en espérant avoir gagné le pari, pas si évident, de trouver la bonne longueur quand même, donc sans d’interminables dissertations assommantes surtout, mais sans oublier non plus aucun de tous les principes nécessaires, présents de manière condensée. La France sera reconstruite par un régime autoritaire et social, qui est défini.
Vous abordez autant les sujets de politique intérieure de la France que les conflits planétaires… Qu’entendez-vous apporter aux lecteurs ?
J’entends énoncer une vision générale. Elle est avant tout centrée sur la France, le point de départ, et son avenir, qu’elle peut encore avoir, après bien des efforts nécessaires, dont la liste structurée est au cœur du livre – remigration, restauration démographique et morale, réarmement. La démarche ne peut pas faire abstraction du contexte général, présent : les contraintes de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, de l’ONU, de l’OMC, etc., à quitter absolument – ce qui est fort simple, une banale question de volonté – et futur prévisible : l’échec et l’explosion violente de toutes les sociétés cosmopolites, des États-Unis à l’Allemagne. Il faudra envisager d’abord le salut de la France, sans dispersion pour des causes autres, proches ou lointaines, et après sauver ce qui restera des peuples autochtones voisins et amis. Enfin, en supposant un progrès technique raisonnable, sur le long terme, sont évoquées la conquête de l’espace vital, c’est-à-dire, grâce à ses ressources en matières premières, celle de l’espace. Ce futur pour la France permettra qu’il y en ait un pour les Européens authentiques et le meilleur du genre humain.
Votre livre, précédemment publié aux éditions Auda Isarn, a été rapidement épuisé… Vous proposez aujourd’hui une version actualisée aux Editions de l’Æncre Comment expliquez-vous ce succès à une époque où les ventes de livres sont souvent difficiles ?
J’espère que ce succès passé se prolongera pour la version actualisée. Je pense que le livre répond à un besoin, celui d’une radicalité construite. Question évidente pour tous, si, par exemple, le Rassemblement National (RN) arrivait enfin aux affaires en 2027, que ferait-il ? Que reste-t-il du programme du FN de Jean-Marie Le Pen de 2002 : référence simple, pas si lointaine, sans rêver à d’autres temps passés proches ou lointains ? Avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella à l’Élysée, aurons-nous encore et toujours l’UE, l’euro, l’OTAN, l’immigration de grand-remplacement avec au mieux de nouveaux flux annuels réduits – et ce n’est même pas certain concrètement –, ainsi que des juges de gauche ou d’extrême-gauche libérant obstinément – au nom de « l’indépendance de la justice » ! – les criminels et emprisonnant les honnêtes gens ? Dans ce cas, la réponse serait « À quoi bon ? ». Il faut donc préparer la vraie alternative, une base programmatique et surtout une vision, sans rêver obstinément de X ou Y comme sauveurs et d’un parti en particulier… J’espère que mon livre y contribuera.

Mon combat, Scipion de Salm, Editions L’Æncre, collection « Méandres », Postface de Georges Feltin-Tracol, 224 pages, 29 €.
Mon combat, Scipion de Salm, Editions L’Æncre, collection « Méandres », Postface de Georges Feltin-Tracol, 224 pages, 29 €. Pour commander ce livre, cliquez ici.
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Collaborateur du site Francephi.com, spécialisé dans les entretiens politiques, historiques et littéraires.