Je pense que nous sommes nombreux, parmi les chrĂ©tiens intĂšgres, qui ont lu le Coran mieux que le Pape, mieux que les Ă©vĂȘques « de progrĂšs », et mieux que nombre de politiciens qui dirigent notre pays.

Nous n’y avons pas trouvĂ© comme eux un message de Paix et d’amour ! Mais c’est encore mieux de connaĂźtre quelques dĂ©tails de la vie de Mahomet pour comprendre ce que fut en rĂ©alitĂ© le Livre, et quelles mĂ©thodes l’inspirĂšrent.

Hela Ouardi

Par exemple, lorsque les BĂ©douins Urayna eurent volĂ© son troupeau, le prophĂšte leur fit couper les pieds et les mains, crever les yeux, et exposer en plein soleil afin d’augmenter les affres de leur agonie. Mais il n’est pas dit que dans le cas ce fut l’archange Gabriel l’inspirateur !

Ces dĂ©tails, et d’autres tĂ©moignages aussi probants de la misĂ©ricorde d’Allah, sont rapportĂ©s dans l’ouvrage Les derniers jours de Muhamad, que vient de publier Madame HĂ©la Ouardi, universitaire tunisienne, dont les Ă©lĂ©ments de recherche paraissent considĂ©rables.

Sans porter le moindre jugement sur l’inspiration que disait avoir le « ProphĂšte », l’ouvrage le ramĂšne Ă  la dimension d’un homme assez talentueux pour fabriquer son message suivant les nĂ©cessitĂ©s de l’instant avec un sens certain de la formule.

Mais ce que souligne spĂ©cialement notre auteur, c’est que Mahomet ne fut point l’impavide conquĂ©rant que veut la lĂ©gende, et ses dĂ©faites contre les Byzantins furent cuisantes. Il ne se voulut prophĂšte que pour un proche avenir qu’il voyait apocalyptique, et l’ouvrage cite Ă  l’appui cette parole de Mahomet avant sa mort : « Par celui qui tient mon Ăąme en sa main, la descente de JĂ©sus (Îssa) fils de Marie, est imminente ! »

C’est dire qu’il n’avait nullement prĂ©vu l’expansion que ses hĂ©ritiers allaient donner Ă  l’Islam.

Cette croyance d’une proche apocalypse avait Ă©tĂ© celle des apĂŽtres aprĂšs la rĂ©surrection de JĂ©sus. Mais alors que l’Église jusqu’à Constantin allait s’étendre par le sang de ses martyrs, c’est uniquement par le cimeterre que les Califes prĂ©tendirent poursuivre l’ƒuvre de Mahomet. Et ce qui donne la mesure de ce que fut l’Islamisme – une sanglante compĂ©tition pour le pouvoir ! – c’est que sur les quatre premiers califes, trois devaient ĂȘtre assassinĂ©s par leurs compĂ©titeurs !

L’islamisme contemporain tient son audience du projet matĂ©rialiste des sectes occidentales, qui ont fait de la lutte contre le Christianisme leur premier objectif.

Dans ce projet, l’Islam a Ă©tĂ© pensĂ© par une certaine Franc-maçonnerie comme un outil susceptible d’arrĂȘter l’expansion missionnaire de l’Église. Et que cet objectif se soit trouvĂ© exactement conjoint avec l’impĂ©rialisme financier des Yankees, donne la clĂ© du dĂ©sordre actuel, que les brutales initiatives du prĂ©sident amĂ©ricain ne peuvent qu’aggraver !

S’il existe quelques sursauts de bon sens national dans les États europĂ©ens de l’Est, il n’existe pas un gouvernement en Europe occidentale et scandinave qui ne soit complice du plan d’invasion qui devrait anĂ©antir la particularitĂ© du vieux continent.

Le Vatican vient d’ajouter une touche suicidaire Ă  la situation en osant comparer le dĂ©placement prĂ©vu par la loi de Marie et Joseph vers BethlĂ©em, Ă  l’installation sans retour sur notre sol d’une masse considĂ©rable d’étrangers dont beaucoup se sont refusĂ©s Ă  exposer leur vie pour dĂ©fendre leur patrie !

Évoquant la population française de son Ă©poque, Anatole France disait : « Si 40 millions de Français disent une bĂȘtise, c’est quand mĂȘme une bĂȘtise ! »

Moi, je ne pense pas qu’il soit hĂ©rĂ©tique de penser que quand le Pape dit une bĂȘtise, c’est quand mĂȘme une bĂȘtise !

*
*   *

L’Islam a cependant toujours Ă©tĂ© un monde divisĂ© par les prĂ©tentions de ses potentats, mais ces divisions ne remettaient pas en cause l’idĂ©al islamique de domination, par le pillage, l’esclavage et la sujĂ©tion des femmes.

Aujourd’hui, les quelques lignes de rupture qui apparaissent sont diffĂ©rentes et traduisent le souci de sortir d’un dogmatisme totalement obsolĂšte.

Ainsi, par exemple, certains intellectuels arabes de qualitĂ©, comme le marocain Reda Benkirane, sociologue et chercheur Ă  l’institut des Hautes Études, soutiennent une promotion religieuse qui passerait par l’ouverture sur les sciences (ce qui me paraĂźt incompatible avec la charia).

Mais le dĂ©bat lui-mĂȘme ne peut provoquer qu’un choc salutaire parmi des croyants, dont quantitĂ©, encore soumis Ă  une certaine habitude plus qu’à la conviction, refusent en esprit, les criminelles directives du livre.

Et de plus en plus nombreux sont les musulmans qui sont en Ă©tat de rĂ©flexion et mĂȘme d’indignation. On peut par ailleurs se rendre compte qu’ayant accĂ©dĂ© Ă  des Ă©tudes convenables, quantitĂ© de femmes arabes osent revendiquer leur libertĂ© avec un trĂšs grand courage.

À mon sens, mais Ă©videmment, c’est un ChrĂ©tien qui croit aux « signes » qui Ă©crit, ce n’est point par hasard que Notre-Dame voulut apparaĂźtre au lieu de Fatima, nom Ă©vocateur s’il en est !

De fait, si un certain nombre de musulmans rĂ©pugnent Ă  la violence islamique, leurs sentiments aujourd’hui peuvent trouver des arguments dans une histoire mieux connue.

HĂ©la Ouardi Ă©crit : « Il n’existe pas le moindre document, la moindre trace concrĂšte qui soit contemporaine de l’époque du ProphĂšte. »

C’est dire que les lĂ©gendes qui entourent la figure de Mahomet vont se soumettre Ă  la nĂ©cessitĂ© qu’auront les Califes de lĂ©gitimer leurs fantaisies par de nouvelles sourates. C’est ainsi que le visage du prophĂšte sera multiple. TantĂŽt, on le prĂ©sentera sous les traits d’un pĂšre de famille, bon, modeste et affectueux ou bien sous celui d’un potentat fĂ©roce, faisant par exemple torturer Ă  mort le juif Kinana pour l’obliger Ă  rĂ©vĂ©ler la cache de ses richesses, exterminant des tribus entiĂšres avec le seul argument de « Ôte-toi que je m’y mette ! », trouvant des arguments coraniques pour justifier sa copulation avec la femme de son fils adoptif, et autres joyeusetĂ© du genre. C’est Ă  ce point qu’il existe aussi une tendance « radicale », qui devant une telle confusion, en arrive Ă  douter de l’existence mĂȘme du ProphĂšte !

Mais il est probablement une Ă©tape qui pourrait ĂȘtre radicale pour expliquer l’Islam, et dont nous n’avons que de trĂšs faibles indices : ce serait l’influence qu’aurait eue sur la premiĂšre femme de Mahomet, la riche KhadĂźja, le Moine Nestorien Bahira.

Or, c’était l’époque oĂč Mahomet n’avait pas encore Ă©tĂ© enseignĂ© par l’archange Gabriel. Il est possible que l’hĂ©rĂ©sie nestorienne qui refusait Ă  Marie le titre de « MĂšre de Dieu » se soit traduite dans l’esprit de Mahomet, comme la nĂ©gation de la divinitĂ© du Christ ! Mais nous n’en savons rien.

Au dernier chapitre de son ouvrage aprĂšs avoir dĂ©montrĂ© que les relations trĂšs contradictoires sur le prophĂšte mort intestat, prouvaient bien que l’Islam s’était beaucoup plus constituĂ© sur la volontĂ© de pouvoir des Califes que sur un texte formel, HĂ©la Ouardi peut Ă©crire : « Les dĂ©couvertes Ă©pigraphiques sont sur le point de bouleverser notre approche de l’histoire et de l’Islam, non seulement s’agissant de la perception que les premiĂšres gĂ©nĂ©rations musulmanes avaient du prophĂšte, mais aussi par ce qui est des principes fondateurs de la religion comme la ShabadĂą, dont on a trouvĂ© des formules antĂ©rieures diffĂ©rentes de celles que nous connaissons aujourd’hui. Les fouilles archĂ©ologiques, ainsi que l’étude des documents non musulmans contemporains de l’avĂšnement de l’Islam sont en train d’introduire actuellement une vĂ©ritable “rĂ©volution copernicienne”, dans la connaissance de l’Islam primitif. Une rĂ©Ă©criture de l’histoire est en marche ! »

Il est possible que cette rĂ©Ă©criture soit plus rapide que celle que nous pensions pouvoir espĂ©rer. C’est pour cela que dans cette perspective 2018 pourrait ĂȘtre une trĂšs bonne annĂ©e pour ceux qui n’ont pas acceptĂ© la bestialisation contemporaine.

À noter qu’un groupe d’anciens musulmans convertis au christianisme vient d’adresser au Pape la lettre protestataire qu’il mĂ©ritait. Pour les seuls amis qui me restent dans cette optique je ne ferais pas d’autres vƓux de rĂ©sistance aux castrats dĂ©mocratiques, car l’évolution est rĂ©elle, et elle me paraĂźt s’inscrire dans la promesse formelle de l’apĂŽtre : « La vĂ©ritĂ© vous dĂ©livrera ! »

Moi qui ai connu les prisons du RĂ©gime, et qui en suis fier, je vous assure que c’est important !

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